Gru, le criminel le plus diabolique du moment, décide de s’embarquer dans une nouvelle aventure encore plus rocambolesque que les précédentes pour ce qui constituera sans doute le hold-up du siècle : le vol de la lune, ni plus ni moins ! Avant d’y parvenir, notre antihéros, petit, gros et laid va devoir voler les pièces d’une fusée. La partie n’est donc pas gagnée d’avance.
Voilà le pitch de l’adaptation vidéoludique du film Moi, Moche et Méchant des studios Universal sur PSP. C’est le studio Vicious Cicle qui est commandes du titre, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose lorsque l’on sait que la société a déjà acquis pas mal d’expérience sur la console portable de Sony avec des titres tels que Puzzle Quest (lire notre test) ou bien encore Dead Head Fred. D’ailleurs, elle nous explique que Moi, Moche et Méchant est le premier titre à exploiter le tout nouveau moteur 3D Vicious Engine 2 sur PSP. Cela se voit ! Un point sur lequel nous y reviendront plus tard.
Concrètement, Moi, Moche et Méchant prend la forme d’un jeu d’action, de plates-formes et de réflexion. Pour progresser dans l’aventure, Gru pourra exploiter ses nombreux minions (créatures soumises), pas très futés mais extrêmement obéissants. Et c’est ainsi que vous les emploierez pour activer des interrupteurs, ouvrir des portes, détourner des systèmes de sécurité, etc. Ceci, en affrontant un autre méchant, qui se présente comme étant encore plus bête et ignoble (pas possible !) : Vector.
Le déroulement de l’aventure est assez classique, mais bien mené, malgré une certaine répétitivité de l’action qui se fait sentir au bout de quelques heures de jeu. Il faut tantôt faire avancer Gru dans des séquences de plates-formes, tantôt activer divers mécanismes pour sortir d’une pièce fermée. C’est là que vos sbires entrent en jeu : il est possible de les propulser dans les airs à l’aide d’un canon pour, par exemple, activer un interrupteur placé au plafond. On peut aussi leur tirer dessus au pistolet givrant pour les transformer en cubes et ainsi en marches, permettant d’atteindre des lieux précédemment inaccessibles. Ou bien encore les assembler en « brochette » pour constituer un pont, etc. Un système de jeu franchement sympathique et accessible à tout public. A noter que les développeurs ont cru bon d’intégrer des séquences de shoot’em up à bord d’un avion, finalement peu amusantes car imprécises.
Pour ne rien gâcher, Moi, Moche et MĂ©chant est rĂ©ussi d’un point de vue technique. La 3D est plutĂ´t belle, les dĂ©cors dĂ©taillĂ©s (bien qu’un peu rĂ©pĂ©titifs) et le tout sans aliasing s’il vous plaĂ®t. NettetĂ© des textures, effets de transparence Ă gogo… Le moteur Vicious Engine 2 semble tout Ă fait compĂ©tent et ce, mĂŞme dans un format mobile. Mais la meilleure partie reste sans aucun doute la rĂ©alisation sonore, avec des dialogues savoureux et un excellent doublage. Gru prendra un malin plaisir Ă commenter vos performances et, surtout, vos Ă©checs. Une bonne dose d’humour bienvenue avec, Ă la clĂ©, des dizaines et des dizaines de rĂ©pliques bien senties.
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