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Dragon’s Crown, le test sur PS Vita

N’y allons pas par quatre chemins : Dragon’s Crown est l’un des meilleurs jeux de l’année à paraître sur PS Vita. C’est peut-être même le meilleur. Qui aurait crû, en 2013, qu’un beat’em all à l’ancienne puisse encore se hisser aussi haut dans le cœur des joueurs ? Pour cela, le studio Vanillaware a su trouver la bonne alchimie, avec un savant mélange de combats musclés et de jeu de rôle. Mais pour y parvenir, il aura fallu quatre années de développement, des changements de plates-formes (Dragon’s Crown devait être à l’origine un jeu Dreamcast), d’éditeur et des dépenses folles vu le genre abordé.

Passons rapidement sur le scĂ©nario de Dragon’s Crown, assez anecdotique. Un mercenaire, un trĂ´ne en pĂ©ril, un complot… Et vous voilĂ  embarquĂ© dans diverses missions. Mais avant cela, il faut choisir votre personnage parmi six classes, du guerrier humain au nain « sĂ©vèrement burnĂ© » en passant par la sorcière ultra sexy. De son cĂ´tĂ©, l’amazone se bat fièrement avec son arme Ă  deux mains. Force brute, ondes de choc, contres violents… Pour amateurs de femmes bodybuildĂ©es et tatouĂ©es. L’elfe se battra Ă  distance de prĂ©fĂ©rence, avec son arc. C’est un personnage de soutient, rapide, capable d’effectuer des power shots. L’enchanteur, enfin, dompte les Ă©lĂ©ments et inflige des dĂ©gâts de zone. Technique et nĂ©cessite d’avoir de la bouteille ! De votre choix dĂ©pendra le niveau de difficultĂ© de l’aventure. Il est vivement recommandĂ© de dĂ©buter avec l’un des deux personnages les plus simples, le temps de comprendre toutes les mĂ©caniques de jeu, le système de leveling, de pouvoirs, d’équipement, de loot, de scoring, d’allers et retours sur la carte, etc.

Un jeu qui vous prend par la main et dévoile ses subtilités

Car, comme nous vous le disions en prĂ©ambule, Dragon’s Crown n’a rien d’un beat’em all classique. Il offre des possibilitĂ©s d’évolution tout Ă  fait surprenantes et Ă©talĂ©es dans le temps et les accès aux diffĂ©rents bâtiments de la ville qui vous servira de base se dĂ©bloquent eux aussi progressivement. Le jeu terminĂ©, on accèdera Ă  de nouveaux modes de jeu mais surtout on sera fortement tentĂ© de recommencer avec un autre hĂ©ros. Malheureusement, il n’y a qu’un seul scĂ©nario. On trompera l’ennui de la rĂ©pĂ©titivitĂ© en jouant alors Ă  plusieurs en ligne, jusqu’à quatre. Il est aussi possible – c’est d’ailleurs vivement conseillĂ© ! – de recruter d’autres hĂ©ros Ă  la taverne qui vous assisteront off-line. Ils seront contrĂ´lĂ©s par l’intelligence artificielle. Le rĂ©sultat n’est pas toujours excellent et l’on peste lorsqu’ils vont tous se transformer en brochettes lorsque le dĂ©cor prend feu… Mais cela fait l’affaire dans le feu de l’action. A noter que l’on peut dĂ©bloquer des dizaines de compagnons de ce type en rĂ©cupĂ©rant, au cours des missions, des ossements de hĂ©ros tombĂ©s au combat : un petit passage au temple chez le prĂŞte et hop, les voilĂ  Ă  nouveau fringants et opĂ©rationnels.

D’un point de vue technique, [/i]Dragon’s Crown est une véritable claque. Les dessins sont, souvent, d’une beauté à couper le souffle. Le jeu, bien qu’en 2D, propose un effet 3D absolument saisissant. Du coup, on se demande ce qu’aurait donné [i]Dragon’s Crown s’il était aussi sorti sur Nintendo 3DS, avec son effet de 3D en relief… Un bémol concernant la PS Vita du jeu par contre, qui semble moins aboutie que la version PlayStation 3 : lorsque l’écran est plein d’ennemis, d’importants ralentissements gâchent un peu le spectacle. On sent que la console est à genou. On se force à ne plus voir cela… Et on se console en se disant que le rendu visuel du titre, sur l’écran OLED de la PS Vita, écrase tout, même une télévision HD. Question ambiance musicale, Vanillaware fait dans l’exceptionnel, avec des mélodies qui vous transporteront loin… Les voix digitalisées anglaises sont d’un bon niveau et les puristes se réjouiront d’apprendre que les pistes originales en japonais sont aussi proposées.

La rĂ©surrection du beat’em all

Au début, les contrôles de Dragon’s Crown surprennent, car ils sont bien plus complets qu’un beat’em all classique. Il y a une panoplie de coups assez riche, la possibilité d’effectuer des combos au sol et dans les airs, de ramasser des armes, de chevaucher une monture (hommage à Golden Axe avec quelques dinosaures !), mais aussi d’utiliser des objets (avez-vous fait votre stock de potions ?) et de « fouiller » les décors à l’aide d’un curseur que l’on promène sur l’écran avec le stick droit de la console. L’intérêt ? Dégoter des tonnes de trésors cachés. Cette fonction sert aussi à envoyer un compagnon/voleur crocheter des serrures de portes ou de coffres.

Dragon’s Crown est jouissif, il est difficile de décrocher lorsqu’on se lance dans une partie. Il est aussi anormalement long pour un beat’em all. Outre le côté RPG qui rallonge évidemment la sauce, il y a aussi une vingtaine de boss à abattre (chacun étant disponible en des versions différentes), 50 quêtes annexes, des versions alternatives de niveaux à parcourir, des passages secrets à gogo… Tout a été fait pour éviter la répétitivité et donc l’ennui du joueur. Objectif presque réussi. Si vous voulez vraiment tout faire, comptez au bas mot plus de soixante heures de jeu. Nous pourrions encore écrire des pages au sujet de Dragon’s Crown, mais nous allons en rester là. Le jeu n’est pas parfait, mais la note reflète une claque générale et les efforts consentis par un développeur qui a voulu aller au bout d’un rêve, au risque de mettre la clé sous la porte. Car c’est bien de cela dont il s’agit, une idée folle, un projet démesuré pour un genre tombé depuis longtemps en disgrâce auprès de l’ensemble des éditeurs de jeux vidéo de ce monde.

Avis sur
Dragon’s Crown

Parfait

Alors, nous n’aurons qu’un seul mort d’ordre : foncez acheter le jeu chez votre revendeur le plus proche, votre PS Vita vous remerciera mille fois. Alors, nous n’aurons qu’un seul mort d’ordre : foncez acheter le jeu chez votre revendeur le plus proche, votre PS Vita vous remerciera mille fois.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'ère bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.