Vous me connaissez (j’ai l’impression de le dire Ă chaque introduction), amateur de FMV je suis! J’ai une capacitĂ© Ă regarder des nanars sur ma tĂ©lĂ©, et je prends mon pied Ă jouer Ă des jeux avec des acteurs mal maquillĂ©s, mal doublĂ©s et voir mĂŞme pixellisĂ©s (7th Guest). Bref, je suis un enfant des annĂ©es 80 qui a vu tous les John Carpenter. Qui entre autres a dĂ©couvert le FMV (ou film interactif) sur Mega-CD et qui suit le genre depuis. BloodShore nous est proposĂ© par une Ă©quipe spĂ©cialisĂ©e dans le genre : Wales Interactive. Et forcĂ©ment, on retire le mauvais maquillage et la pixellisation Ă outrance de la balance. Alors que reste-t-il?
Battle Royale Ă la sauce anglaise
Dans BloodShore, on vous met dans la peau d’un participant « volontaire » Ă un jeu mortel. Il est nommĂ© Kill/Stream car diffusĂ© 24h/24h et relayĂ© par les influenceurs de la planète. Et oui, le titre sort deux mois trop tard, car entre temps Squid Game a mis le mot « Battle Royale » dans toutes les bouches, mĂŞme celles qui n’auraient pas dĂ» voir cette sĂ©rie. Et rĂ©sultat, BloodShore donne l’impression de surfer sur la tendance au lieu de la relancer. Mais bon, il n’est pas non plus Squid Game. Ici pas de jeu d’enfants, et encore moins des riches qui se jouent des pauvres. Non, juste un jeu comme Running Man oĂą tout un chacun peut participer Ă ce jeu dirigĂ© par une mĂ©gacorporation nommĂ©e Alyn Corp. Cette annĂ©e, c’est la 13e saison, 50 participants, un seul gagnant. Donc en toute logique 49 morts.
Sauf que bon, d’habitude, vous pouvez dĂ©clarer forfait histoire de sauver votre peau. Mais lĂ n’est pas le sujet. L’Ă©mission est suivie par la terre entière, et notre film interactif suivra quelques protagonistes. Enfin, surtout 2 Ă©quipes sur les 6 dispatchĂ©es sur l’Ă®le servant de cadre Ă ce battle royale. Notre hĂ©ros, ex-star du cinĂ©ma, mais point intĂ©ressant, vous suivrez aussi la rĂ©action des tĂ©lĂ©spectateurs ou du prĂ©sentateur dĂ©lirant de ce show mortel. MĂŞme si le rĂ©sultat est plutĂ´t mitigĂ© (ils vous jugeront sur vos dĂ©cisions), il n’aura surtout pas d’impact sur la fin.
Durant cette balade en vidĂ©o, vous aurez des choix Ă faire, toujours 2, mĂŞme si dans certains cas le nom choix est un choix. N’Ă©tant pas immortel les choses pourront mal tourner, mais dans ce cas le jeu fait un rewind jusqu’Ă votre dernière dĂ©cision. Ainsi de suite, jusqu’Ă arriver au grand final qui ne sera pas sans rappeler de nombreux films des annĂ©es 80. Ça en est dommage d’ailleurs, parce qu’Ă mi-parcours un hameçon est lancĂ©, et j’ai bien cru que l’on serait sur quelque chose de plus noir, plus surprenant. Mais non, ça reste convenu.
BloodShore améliore un peu le concept
Cependant, un Ă©lĂ©ment intĂ©ressant est prĂ©sentĂ© aux joueurs un tant soit peu attentifs, le jeu vous dirige quelque peu vers la bonne fin. Chaque scène importante a un petit Ă©lĂ©ment visuel qui vous donnera un conseil sur le choix Ă faire dans le plan suivant. Un peu de sang sur la joue, des photographies, ou encore le film dans lequel notre hĂ©ros aurait jouĂ© plus jeune. C’est quelquefois tĂ©lĂ©phonĂ©, mais ça montre l’envie de bien faire.
Par contre, BloodShore tombe aussi dans l’effet inverse. Le pire, c’est les similitudes entre deux choix. Dans certains cas, ça ne sert juste Ă rien, dans d’autres vous aurez sur le mĂŞme plan juste deux protagonistes qui Ă©changent leur rĂ´le. Alors certes le système de statistiques qui varient en fonction de vos choix peut avoir un petit peu d’incidence. Par exemple : l’Ă©quipe peut ne pas vouloir vous suivre si vous ĂŞtes un mauvais leader, mais dans les faits, vous aurez la mĂŞme scène ensuite. Ou encore, dĂ©penser inutilement vos balles pourraient ĂŞtre prĂ©judiciable. Mais bon, globalement ceux qui doivent mourir mourront… alors Ă quoi bon…
Petit budget
Sinon, la rĂ©alisation n’est pas mauvaise. Elle est mĂŞme totalement inspirĂ©e de John Carpenter (la musique au synthĂ©tiseur, je suis fan!). Les dĂ©veloppeurs vont jusqu’Ă assumer de cacher un petit « Obey » entre deux clips. Ă€ noter que les quelques effets spĂ©ciaux sont un peu « cheap », mais rien de choquant. Les archĂ©types d’acteurs sont surexagĂ©rĂ©s, mais certains sont drĂ´les. Cerise sur cheesecake : de voir des influenceurs ou vLoggueur se faire dĂ©zinguer ça me va bien! (il n’y a pas de Bloggueurs dans l’histoire)
On notera un petit bug de traduction vous laissant choisir entre « Ne Rien Dire » et « Ne Rien Dire ». L’un des deux est bien une action positive contrairement Ă ce qui pourrait paraitre.
Le constat : il vous restera le souvenir d’un bon moment d’une heure environ, avec une lĂ©gĂ©re replay value pour trouver les petites diffĂ©rences. L’envie de relancer le titre est moins pressant que dans Late Shift de mon point de vue.
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