Inutile de le cacher, nous sommes fans de Blood Bowl depuis la première heure. Ce jeu de plateau des annĂ©es 1990 avait la particularitĂ© de montrer ce que deviendrait le football amĂ©ricain au royaume de Tolkien. Le Blood Bowl est une compĂ©tition sportive musclĂ©e opposant diffĂ©rentes races dans un match oĂą quasiment tout est permis. Les elfes peuvent subir officiellement les coups des nains. Quant aux skavens – des hommes-rats -, ils peuvent se faire dĂ©membrer par les orques (ce qui en soit n’est pas très grave puisqu’ils ont souvent quelques membres en plus, en raison de mutations gĂ©nĂ©tiques !). Bref, c’est le sport dont le psychopathe enfoui en vous rĂŞve ! Aujourd’hui, nous allons vous parler de son adaptation vidĂ©oludique sur PSP, compatible PS Vita.
Comme nous vous le disions, le Blood Bowl est un sport rude, voire même quelque peu sanguinaire. Il reprend néanmoins les règles du football américain, mais au tour par tour. Un plateau segmenté en cases, des figurines modélisées en 3D, un ballon et deux joueurs (intelligence artificielle ou humains) sont nécessaires pour lancer une partie. Vous devrez dans un premier temps décider de qui engage, puis de votre formation de départ (onze personnages à placer). Le but est de mettre la balle au fond du terrain adverse pour effectuer un touchdown.
Vous remarquerez très vite qu’il sera difficile de rĂ©cupĂ©rer le ballon sans en venir aux mains. C’est pour cette raison qu’à chaque tour, vous sĂ©lectionnerez un par un vos personnages. Vous pourrez au choix les faire attaquer, bouger, agresser – petit coup de crampon dans les mâchoires pour faire comprendre qu’il est inutile de se relever -, ramasser le ballon, faire une passe ou faire un blitz qui consiste Ă bouger, attaquer, puis bouger. Le tout se joue avec des dĂ©s, les rĂ©ussites sont dĂ©terminĂ©es en fonction de caractĂ©ristiques (force, agilitĂ©) et de compĂ©tences (garde, châtaigne, dextĂ©ritĂ© et beaucoup d’autres…). On vous donne un seuil Ă atteindre avec les dĂ©s, Ă vous de faire mieux, « 4+ » par exemple signifiant qu’il est nĂ©cessaire de faire plus de 4 pour rĂ©ussir. Bien sĂ»r, tout est automatisĂ© et cela accĂ©lère grandement le jeu. Des parties qui prenaient plusieurs heures avec le jeu de plateau peuvent ĂŞtre effectuĂ©es en seulement 30 minutes sur console.
Ceci constitue les règles de base pour commencer Ă jouer. Ensuite, il faut savoir que Blood Bowl dispose d’un système de gestion d’équipe en mode Campagne. Ainsi, vous choisissez une race Ă jouer parmi les huit proposĂ©es. Chacune est spĂ©cialisĂ©e dans un type de jeu. Les elfes la joueront « danseuses » tandis que les nains broieront des os pour mieux progresser. Les gobelins pourront utiliser leurs amis ogres pour ĂŞtre lancĂ©s avec le ballon et utiliser des tronçonneuses – effet dĂ©vastateur garanti sur les amis et les ennemis ! Une fois votre style sĂ©lectionnĂ©, vous achetez onze joueurs : des receveurs, des lanceurs, des boxeurs, des tricheurs, des très grands, des mauvais, etc. Après cela, vous pourrez acheter un apothicaire – si l’un de vos joueurs « tombe » pendant le match, cela peut toujours servir… -, des pompom girls pour inciter la foule Ă vous aider et Ă©viter de vous prendre une pierre massive sur le coin du visage – Ulder nous te saluons, ta mort fut honorable, ce rocher Ă©tait trop gros ! – et, s’il vous reste un peu d’argent, vous pourrez toujours payer l’arbitre pour qu’il Ă©vite de regarder lorsque vous essuierez vos crampons sur le dos d’un adversaire, recruter des stars comme Griff Oberval ou des relances (une sorte de joker pour dĂ©s). Une fois l’équipe prĂŞte, il s’agit de choisir un championnat et de gagner de l’expĂ©rience pour devenir numĂ©ro 1. Bref, tout un programme !
Blood Bowl, sur PSP, est toujours aussi passionnant. Cependant, il est nĂ©cessaire de vous informer que cette version est tronquĂ©e par rapport Ă la version PC. DĂ©jĂ , sur ordinateurs, nous avons eu le droit Ă plusieurs mises Ă jour qui ont portĂ© le nombre total de races jouables Ă … 21 ! Ajoutez Ă cela des nouvelles arènes ainsi qu’une mise-Ă -jour des règles (le dopage, par exemple, a Ă©tĂ© purement et simplement retirĂ©). Vous aurez compris que sur PSP, nous avons affaire Ă une version 1.0. Autre bĂ©mol Ă souligner : la version PSP souffre de graphismes dignes d’une Saturn avec des couleurs criardes et des textures vraiment pauvres (et lĂ , les amoureux de la Saturn me dĂ©testent). Si vous avez la bonne idĂ©e de jouer sur PS Vita, avec son filtre graphique, le rendu est un peu meilleur. CĂ´tĂ© sons, nous remercions les dĂ©veloppeurs de cette version de ne pas avoir ajoutĂ© les voix insupportables des commentateurs français. Du coup, nous avons le service minimum, Ă savoir des bruits de coups et d’agonie sur un fond de hurlements de la foule en dĂ©lire.
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