SteamWorld Build : bâtir en surface et creuser toujours plus profond !
Avec SteamWorld Build, la célèbre licence de robots à vapeur change une nouvelle fois de registre. Cette fois, place à la gestion. Le jeu mélange construction de ville, gestion de ressources et exploration minière. Le tout se déroule dans l’univers steampunk coloré caractéristique de la série SteamWorld. SteamWorld Build est sorti le 1er décembre 2023. Il est disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X|S.
SteamWorld Build va vous demander de développer deux environnements en parallèle. À la surface, il faut construire et faire prospérer une ville. Sous terre, il faut organiser une immense exploitation minière. Ces deux mondes sont directement liés. Ainsi, les ressources récupérées dans les profondeurs permettent de développer la ville. De son côté, une ville prospère fournit les moyens nécessaires pour continuer à explorer la mine.
The Station, un nouveau studio pour SteamWorld
SteamWorld Build est développé par The Station, un studio suédois installé à Karlshamn. Fondée en 2013, l’équipe a été rachetée par Thunderful en 2020. Elle comptait environ quarante personnes lors du développement du jeu. Avant SteamWorld Build, The Station était surtout connu pour sa participation à la série LittleBigPlanet, notamment pour la création de contenus et d’éléments artistiques. SteamWorld Build représente donc un projet particulièrement important pour le studio.
C’est également un épisode particulier dans l’histoire de SteamWorld. Jusqu’ici, les principaux jeux de la licence avaient été développés par l’équipe à l’origine d’Image & Form. SteamWorld Build marque donc un changement de développeur. Pour autant, l’identité de la série reste immédiatement reconnaissable. Depuis SteamWorld Tower Defense en 2010, la licence aime changer de genre. Elle est ainsi passée par le jeu de plateforme, le Metroidvania, la stratégie tactique ou encore le RPG avec cartes. Le city-builder constitue donc une nouvelle expérimentation assez logique pour cet univers.
Les mécaniques de SteamWorld Build
Une ville à construire et à faire évoluer
Au départ, SteamWorld Build ressemble à un city-builder assez classique. Il faut tracer des routes, construire des habitations et créer différents bâtiments de production. Naturellement, il faut également surveiller les besoins de la population. Les petits robots ont besoin de magasins, de services et de différentes infrastructures.
En développant la ville, de nouvelles catégories d’habitants deviennent également accessibles. Les ouvriers peuvent ainsi évoluer vers des classes plus avancées. Ingénieurs, Aristobots au monocle et Scientifiques permettent progressivement de débloquer de nouvelles productions et technologies. Par conséquent, les chaînes de production deviennent de plus en plus complexes. Une ressource sert à en produire une autre, qui permettra elle-même de satisfaire un nouveau besoin. Il faut donc constamment tuner sa ville pour équilibrer sa production.
Le principe rappelle clairement la série Anno. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard. Les développeurs ont eux-mêmes présenté leur concept comme une rencontre entre Anno et Dungeon Keeper.
Une seconde ville sous la ville
Après quelques progrès, une autre partie essentielle du gameplay se débloque : la mine. Ici, le fonctionnement est très différent. Il faut creuser des galeries et organiser des espaces souterrains. Plusieurs types de robots peuvent être recrutés. Les mineurs creusent les tunnels, tandis que les prospecteurs transportent les ressources. Les mécaniciens s’occupent des machines et de soigner. Enfin, les gardes protègent les installations. Il ne suffit donc pas de cliquer pour récupérer quelques minerais !
Il faut construire des quartiers, créer des ateliers et organiser les déplacements. De plus, la stabilité des galeries doit être surveillée. Des créatures hostiles apparaissent également dans certaines zones. La gestion prend alors une dimension stratégique !
De plus, la ville et la mine dépendent constamment l’une de l’autre. C’est vraiment ce système qui donne sa personnalité à SteamWorld Build. On passe donc régulièrement de la surface aux profondeurs. Une pénurie en ville peut nécessiter une nouvelle production dans la mine. À l’inverse, l’expansion souterraine peut demander davantage d’ouvriers ou de ressources produites à la surface.
Une histoire simple qui donne un objectif
SteamWorld Build possède également une trame narrative. La planète sur laquelle vivent les robots est condamnée. Leur objectif est donc de récupérer une technologie ancienne cachée dans les profondeurs. Celle-ci doit leur permettre de construire un moyen de quitter la planète.
Le scénario sert surtout de fil conducteur. Ainsi, contrairement à certains jeux de gestion presque infinis, SteamWorld Build propose un objectif précis à atteindre. Cette structure donne un rythme agréable à la progression, et un vrai but.
Des graphismes pleins de charme
Visuellement, SteamWorld Build conserve parfaitement l’identité de la licence. Les robots sont expressifs et les bâtiments regorgent de petits détails amusants. L’ambiance mélange western, industrie et steampunk. On retrouve même des éléments volontairement décalés, comme des élevages adaptés à cette drôle de civilisation mécanique. Le résultat reste très lisible malgré le nombre croissant de bâtiments. De plus, observer sa petite ville prendre vie est particulièrement satisfaisant. Enfin, la musique accompagne parfaitement cette ambiance assez détendue. La bande originale est composée par Ola Bäckström. La version officielle compte 35 morceaux.
Mon avis sur SteamWorld Build
SteamWorld Build est un très bon jeu de gestion. J’ai rapidement accroché au concept. Le jeu est très prenant et même assez addictif. Pour moi, c’est toujours bon signe dans un jeu de gestion. On lance une partie pour quelques minutes et on se retrouve facilement à vouloir terminer encore une production ou améliorer un nouveau quartier.
J’apprécie également la façon dont la complexité augmente progressivement. Les premières heures permettent de comprendre tranquillement les bases. Ensuite, les ressources à gérer deviennent de plus en plus nombreuses. Dans le même temps, les problèmes commencent à s’accumuler dans les profondeurs de la mine. Il faut surveiller les ouvriers, les ressources, les accès ou encore les dangers. Par conséquent, on a presque toujours quelque chose à faire. Et j’adore ça !
Le passage constant entre la surface et le sous-sol fonctionne particulièrement bien. C’est ce qui rend SteamWorld Build vraiment original. On ne gère pas simplement une ville. On administre deux systèmes différents qui doivent fonctionner ensemble.
J’aurais toutefois apprécié quelques écrans de gestion supplémentaires. Lorsque la ville commence à devenir importante, retrouver rapidement certains bâtiments n’est pas toujours très pratique. Un outil permettant de localiser une production ou un bâtiment précis aurait été bienvenu. Cela reste néanmoins un défaut assez mineur face au plaisir procuré par le jeu.