Ça doit bien faire 20 ans que je me promets de jouer un jour Ă Luigi’s Mansion. Le titre Ă l’Ă©poque avait suscitĂ© l’adhĂ©sion unanime des rĂ©dactions de magazines de jeux vidĂ©o. Tous Ă©taient d’accord, Luigi’s Mansion Ă©tait frais et incroyable. Ok, je me demande ce qu’avait fourni Nintendo dans le Press Kit ? Parce que le Luigi’s Mansion auquel j’ai jouĂ© est sympathique, et on ne va pas me faire croire que c’est le poids des annĂ©es. Il contient de rĂ©els dĂ©fauts de gameplay, comme vous pourrez le lire dans ce test.
Luigi’s Mansion ou Ghostbusters au pays de Nintendo
Luigi’s Mansion est donc l’histoire, comme le signale ce titre, de Luigi. Ce dernier gagne, sans avoir participĂ© Ă un jeu concours, un Manoir. Il ne se pose pas de question, et va donc au lieu annoncĂ© sur la carte. Un beau et magnifique manoir hantĂ© l’attend ! Problème, Luigi n’a jamais jouĂ© les chasseurs de fantĂ´mes. Fort heureusement, il trouvera sur place un scientifique un peu fou ayant inventĂ© un aspirateur Ă fantĂ´mes nommĂ© Poltergust 3000 (en Anglais, car en Français c’est l’Ectoblast 3000).
ArmĂ© de sa lampe torche rĂ©vĂ©latrice de cĹ“urs de fantĂ´mes et de son Ectoblast 3000 aspirateur (de cĹ“urs de fantĂ´mes aussi, vous l’aviez compris?), Luigi va enfin pouvoir affronter la « Mansion ». Celle-ci va se dĂ©couper en diffĂ©rents niveaux – quatre au total – mĂŞme si les pièces visitĂ©es par le passĂ© resteront accessibles dans les niveaux suivants. Mais les niveaux justement, c’est l’assurance pour Nintendo que vous suiviez le chemin bien balisĂ© et qu’ils puissent vous apprendre quelques astuces de gameplay tranquillement durant l’aventure (et tuer par la mĂŞme occasion toute Replay-Value)
Ainsi l’Ectoblast pourra Ă©galement cracher du feu, de la glace, ou de l’eau pour attaquer les fantĂ´mes en consĂ©quence. Car des fantĂ´mes bizarres, il va y’en avoir, vous allez aspirer toute la famille du manoir, du bĂ©bĂ©, Ă la grand mère en passant par la nanny. Mais pour ce faire, il va falloir dĂ©couvrir leur point faible sous forme d’Ă©nigme, pour ainsi rĂ©vĂ©ler leur cĹ“ur et l’aspirer. Ainsi, vous mouillerez le lit d’un bĂ©bĂ©, vous gèlerez la douche de la nanny ou jouerez avec les pelotes de laine de la mamie…
Mais est-ce que l’on s’amuse?
Je ne peux pas dire que je me sois ennuyĂ© durant les phases d’exploration et de rĂ©cupĂ©ration des membres de la famille, c’est mĂŞme très bien fait. Mais pour rallonger artificiellement leur titre, Nintendo a placer 50 Boos Ă aspirer. Alors mĂŞme si ils font totalement partie du Lore de la sĂ©rie Super Mario Bros et qu’ils ont naturellement leur place dans Luigi’s Mansion, leur quantitĂ© et la longueur pour en attraper certains vont clairement gonfler une partie des joueurs comme moi. D’autant plus qu’ils sont « obligatoires » pour avancer dans l’histoire. Ça fait tâche quand on voit tout le reste du jeu, aux petits oignions.
On notera une musique discrète, des graphismes assez bons avec un effet 3D très correct. Le manoir propose des lieux variĂ©s. On ne s’ennuie pas vraiment Ă le parcourir. La traduction propose quelque jeux de mots sur les noms des Boos qui font sourire. La maniabilitĂ© est un peu difficile, il manque clairement un stick. Mais l’auto-lock lors des phases de chasse aide beaucoup, et c’est tant mieux. A noter que sur 3DS, Luigi’s Mansion est un poil moins beau que sur Gamecube. Mais il intègre en plus un mode Boss Rush, la possibilitĂ© de jouer Ă 2, la prise en compte des Amiibos, et la possibilitĂ© d’avoir l’Ectochien et le Spectroflash (apparu pour la première fois dans le deuxième opus).
On Ă©tait vraiment proche d’un sans faute avec de bonnes Ă©nigmes, des boss incroyables, ce système de niveaux avec un vrai manoir Ă dĂ©couvrir… Tout Ă©tait bon! Sauf les Boos!
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