La Gamescom 2026 a été l’occasion de découvrir ce qui se profile autour de la licence The Witcher III. En attendant le quatrième opus prévus pour 2028, CD Projekt prépare son actualité en deux temps : The Witcher 3: Songs of the Past, un troisième DLC pour The Witcher III, prévu courant 2027 et The Witcher 3: Wild Hunt Remastered, attendu lui prochainement le 29 septembre 2026.
C’est précisément cette combinaison entre la version remasterisée et la nouvelle extension qui nous a été présentée à la Gamescom. À noter que la démonstration s’est déroulée sous la forme d’un « hand-off » : pendant qu’un membre de CD Projekt jouait à l’extension, un autre commentait et présentait les différentes nouveautés. La présentation avait lieu dans une vaste salle de la zone professionnelle, mais il s’agissait bien de la même version que celle proposée au public.
Un remaster particulièrement ambitieux
The Witcher 3: Wild Hunt Remastered proposera à tous les possesseurs du jeu une version largement améliorée. CD Projekt annonce un important travail d’optimisation, aussi bien sur le plan graphique que sur celui des performances, de la fluidité et même du gameplay. La version remasterisée sera disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et, pour la première fois, sur Nintendo Switch 2.
Autre bonne nouvelle : les deux extensions du jeu seront Ă©galement accessibles aux joueurs qui ne les possĂ©daient pas encore. CD Projekt semble ainsi avoir travaillĂ© Ă une meilleure intĂ©gration de l’ensemble, notamment afin d’amĂ©liorer la stabilitĂ© et la cohĂ©rence du titre.
Durant la démonstration, nous avons d’ailleurs pu constater certaines de ces améliorations notamment la plus anecdotiques, mais particulièrement appréciables: la possibilité de caresser les chiens. Le remaster ne se contente toutefois pas de quelques ajustements. Parmi les nouveautés et améliorations annoncées, on retrouve notamment :
- une caméra améliorée ;
- une visée revue ;
- des mouvements des personnages repensés ;
- un ray tracing plus avancé ;
- une gestion de la lumière améliorée ;
- une végétation plus dense ;
- des routines de PNJ plus évoluées, avec des comportements davantage ancrés dans la vie quotidienne de chaque région ;
- de nouveaux effets pour les signes de sorceleur ;
- une gestion des montures repensée ;
- des comportements de monstres améliorés ;
- une refonte de l’arbre de compétences ;
- l’ajout de la transmogrification ;
- un mode photo enrichi ;
- de nouveaux coups de grâce.
Autant d’éléments qui devraient permettre à The Witcher 3 de retrouver une seconde jeunesse, près de onze ans après sa sortie initiale.
Un troisième DLC inattendu
Mais l’autre grande surprise de cette présentation était évidemment Songs of the Past, un troisième DLC pour The Witcher III. L’annonce a de quoi réjouir les nombreux fans du jeu, même si cette nouvelle aventure n’est pas développée directement par CD Projekt Red, mais par le studio indépendant Doom Theory, qui travaille en coopération avec le studio polonais.
Nous reprenons les commandes de Geralt alors que celui-ci se réveille après avoir participé à « Balateng », une grande fête célébrant la fertilité, la nature et les récoltes, qu’il semble avoir généreusement arrosée sur les terres de Letten. Cette nouvelle région, présentée comme une terre agricole prospère, est également le pays d’origine de notre célèbre barde Jaskier. De son véritable nom Julian Alfred Pankratz de Lettenhove, ce dernier manque pourtant à l’appel. Et lorsque Geralt retrouve son luth sans son propriétaire, cela n’augure évidemment rien de bon. Au manoir de la famille de Jaskier, seule Lilla, sa cousine, semble partager l’inquiétude du sorceleur. C’est elle qui guidera Geralt à travers les sombres secrets et les légendes qui se cachent dans cette région.
La démonstration ne nous a offert qu’un aperçu de Letten, mais les développeurs nous ont assuré qu’il sera possible d’y rester beaucoup plus longtemps. L’exploration permettra notamment d’en apprendre davantage sur Jaskier et son histoire, que ce soit en fouillant le manoir familial ou en progressant dans la trame principale de l’extension. Letten constitue d’ailleurs un véritable monde ouvert, à l’image des autres grandes régions de The Witcher 3. Il sera possible de l’explorer librement, de découvrir de nouvelles quêtes, de rencontrer de nombreux personnages ou, tout simplement, de profiter des paysages.
L’identité visuelle de Letten est particulièrement marquée. Les développeurs nous ont expliqué que cette partie du royaume s’inspire largement des campagnes anglaises, aussi bien dans son architecture que dans les coutumes et le quotidien de ses habitants. Cependant on relève toujours le maintient de quelques références polono-ukrainiennes, notamment à travers les couronnes de fleurs, les tissus de lin brodés et certaines couleurs utilisées dans les costumes.
Mais l’atmosphère change rapidement. Après avoir découvert ces paysages agricoles relativement paisibles, nous sommes progressivement plongés dans un univers beaucoup plus inquiétant, où la végétation elle-même semble avoir muté sous l’effet d’une influence maléfique.
Quant à l’intrigue, elle semble tourner autour d’une histoire d’amour ayant particulièrement mal tourné entre l’un des ancêtres de Jaskier et une sorcière. Cette dernière aurait transformé son ancien amant en une créature végétale monstrueuse. Une sorte de Poison Ivy version The Witcher, en quelque sorte.
En conclusion
Soyons honnêtes : nous étions conquis avant même de découvrir cette démonstration. Il faut néanmoins reconnaître que les améliorations annoncées semblent bel et bien visibles à l’écran, du moins en partie. Avec l’ensemble de ces ajustements, The Witcher 3: Wild Hunt Remastered semble donc avoir suffisamment d’arguments pour donner envie de replonger dans l’aventure. Une excellente raison, en tout cas, de ressortir le jeu si vous l’aviez quelque peu abandonné en cours de route. C’est d’ailleurs mon cas, puisque je n’ai toujours pas terminé les deux extensions originales.
L’idée d’en apprendre davantage sur Jaskier à travers une nouvelle aventure est également particulièrement séduisante sur le plan scénaristique. Reste maintenant à voir ce que Doom Theory et CD Projekt Red nous proposeront concrètement avec Songs of the Past. Sur le papier, l’offre est en tout cas suffisamment alléchante pour susciter notre curiosité.
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