Mercenary King fait tout de suite penser Ă ces run-and-gun aux graphismes 2D dĂ©taillĂ©s qui ont remplis les salles d’arcade des annĂ©es 1990. De cet a priori orientĂ© par quelques vidĂ©os bien senties, je me dĂ©lectais dĂ©jĂ de retrouver un successeur Ă la fantastique sĂ©rie Metal Slug… sauf que parfois les apparences sont bien trompeuses.

Le Go Go Go rĂ©sonne en souvenir pendant qu’on lance Mercenary King sur l’Ă©cran portable de la Switch. Au dĂ©but tout colle, on prend son personnage et on tire sur tout ce qui bouge en allant tout droit… en finissant par crevĂ© lamentablement après juste quelques missions faute de temps, de vie, ou d’avoir trouvĂ© l’objectif.
Car oui ! disons le tout de suite, le titre des Canadiens de Tribute Game, est bien Ă©loignĂ© des jeux auxquels il fait penser et s’apparente plutĂ´t au genre de Wonder Boy (en occident) ou Monster World (au Japon).
Vous ĂŞtes ici dans un jeu de plate-forme mĂŞlĂ© de crĂ©ation d’objets en l’occurrence vos armures et vos armes qui seront « customisable » Ă l’envi. Vous pourrez rĂ©aliser un modèle spĂ©cifique d’arme (du plus rĂ©aliste au plus dĂ©lirant) mais vous pourrez tout aussi bien faire votre propre combinaison avec force choix de culasses, canons, chargeurs, mires (lunettes en bon français), crosses et munitions. Tout cela vous obligeant permettant de refaire les niveaux pour mieux accumuler argents et matières premières.

Votre mercenaire commence comme « recrue », les dix grades auxquelles vous pourrez accĂ©der vous ouvrent des missions, souvent entre onze et douze. Vous avez dans celles-ci des objectifs spĂ©cifiques : tuer un type et nombre d’ennemies particuliers, retrouver une personne ou un objet, dĂ©truite certains boss, etc.
Évidemment les mĂŞmes niveaux ont tendance Ă revenir tout comme les ennemis avec la sempiternelle diffĂ©rence de couleurs pour la monter en puissance. Globalement ça passe mais on a souvent une impression de « dĂ©jĂ vu » car meme dans les differents niveaux les Ă©lĂ©ments de dĂ©cors sont souvent dupliquĂ©s Ă l’envie.
Dans tous les cas le repĂ©rage des objectifs est primordial sur la carte de Mercenary King. L’inventaire est assez rĂ©duit et vous ne pourrez emmener avec vous qu’un peu d’aide comme des kits de soins ou des grenades. Vous aurez parfois besoin d’objets spĂ©cifiques pour rĂ©ussir certaines missions comme du C4 pour dĂ©truire des portes blindĂ©es ou des grenades immobilisante pour des missions de capture de boss. Par contre ce « necessaire » n’est jamais mentionnĂ© et c’est un peu usant de le dĂ©couvrir en dĂ©but du stage mais il est Ă©galement possible de rĂ©cupĂ©rer ces items dans le niveau grâce Ă des caisses dĂ»ment rĂ©pertorier sur la carte.
Qu’Ă cela ne tienne, les graphismes de Mercenary King sont particulièrement agrĂ©ables et dĂ©taillĂ©s. On alterne avec des dĂ©cors et des sprites Kawai (Mignon). Le ton du jeu est dans la parodie, aussi bien de jeux vidĂ©o (rien que Metal Gear Solid dans les communications) que de film d’action Nanardesque (Qui a dit Rambo 2 et Porter Disparu).
La musique n’est pas en reste, et accompagne bien les phases d’actions.
Le Gameplay est plutĂ´t bon et votre personnage rĂ©pond bien. Votre vitesse de dĂ©placement est judicieusement impactĂ©e par le poids de vos armes. Vous alterner sans problème tir de l’arme a feu, coup de l’arme blanche, roulade….reste le saut, ce dernier Ă©lĂ©ment apparaĂ®t très vite comme la fausse bonne idĂ©e, avec une gestion du saut modulĂ© selon la pression du bouton. Ce choix se rĂ©vèle assez malheureux dans certains niveaux avec des plates-formes, pièges et autre bain de lave qu’il n’est pas du tout Ă©vident de passer.
Autre point particulier ragent la résurrection des ennemis, qui se fait alors que vous leur avez à peine tourné le dos. Du coup vous vous retrouver trop facilement pris en tenaille.
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