Notre bon vieux Link (24 ans – dans notre monde – dĂ©jĂ !) est de retour pour de nouvelles aventures sur Nintendo DS ! Après un premier Ă©pisode aux forts accents marins (The Legend of Zelda : Phantom Hourglass), notre hĂ©ros s’engage sur la voie des chemins de fer. Eh oui, aujourd’hui est un grand jour : Link va se voir remettre son diplĂ´me de conducteur de train !
Rendez-vous au château donc, pour recevoir le prĂ©cieux papier des mains propres de la princesse du royaume. Et forcĂ©ment, tout ne va pas se passer comme prĂ©vu. Link est reçu par un premier ministre froid et agressif. Pendant la cĂ©rĂ©monie, la princesse Zelda vous glisse discrètement un petit mot, vous demandant de la rejoindre dans ses quartiers privĂ©s… Il se passe quelque chose, c’est certain ! Rapidement, tout s’emballe : le responsable du gouvernement n’est autre qu’un personnage diabolique, qui tente de libĂ©rer le Roi DĂ©mon, maintenu en captivitĂ© dans la Tour des Dieux depuis des millĂ©naires… Des Dieux qui avaient alors sacrifiĂ©, après une lutte acharnĂ©e, leurs derniers pouvoirs, afin de sceller dĂ©finitivement la tour. Dans la pagaille, la princesse Zelda est capturĂ©e par ses ennemis : son corps si spĂ©cial va servir de rĂ©ceptacle au Roi DĂ©mon. Mais que fait la police ? Rien justement et, une fois encore, Link est le dernier espoir du royaume. Et cela ne va pas ĂŞtre du gâteau : les voies ferrĂ©es disparaissent elles aussi ! Dans l’ensemble, le ton gĂ©nĂ©ral prend un peu le contre-pied de la sĂ©rie, avec des dialogues et des situations un peu plus dynamiques et un humour plus marquĂ©, avec mĂŞme un soupçon d’autodĂ©rision. On ne s’en plaindra pas ! Pour la situer, l’histoire de The Legend of Zelda : Spirit Tracks prend place plusieurs dĂ©cennies après celle de The Legend of Zelda : Phantom Hourglass.
Nouveautés dans la continuité
En début d’aventure, notre héros n’est qu’un petit garçon pas très débrouillard. Il n’est même pas capable de frapper ! Il va falloir lui trouver l’équipement nécessaire pour partir à la grande aventure, en se faisant passer pour un novice de la garde royale. En fait, la toute première séquence de jeu vous invite à conduire un train. Les commandes sont très simples : on dispose d’un levier de quatre vitesses (avec marche arrière) et d’une manette de direction, lorsqu’on approche d’un aiguillage. C’est tout ! Ou presque : il y a également un sifflet, pour annoncer son approche aux animaux environnants : bestiaux (qui, si percutés, vous attaqueront), aigles agressifs, etc. C’est très linéaire, puisque l’on roule sur des rails, mais l’action y est toujours intense. Une bonne dose d’anticipation sera nécessaire pour choisir le bon itinéraire, en gardant toujours un œil sur la barre de vie du train.
Ca, c’est la principale nouveautĂ© de ce nouvel opus DS. Mais ce n’est pas la seule. En effet, Link va ĂŞtre accompagnĂ©e de Zelda dans son pĂ©riple, qui prendra la forme d’un esprit. Une force capable de contrĂ´ler, par exemple, des spectres en armures. Du coup, on se retrouve Ă jouer Ă deux. On contrĂ´le Link normalement, c’est-Ă -dire du bout du stylet, en pointant simplement lĂ oĂą l’on veut aller. Quelle que soit la forme prise par Zelda, elle nous suivra de près. Mais il est Ă©galement possible de la contrĂ´ler plus directement, en traçant pour elle un itinĂ©raire sur l’écran. Un gameplay dual qui donne lieu Ă de nombreux casse-tĂŞtes et autres situations plus ou moins complexes Ă rĂ©soudre. Il faudra par exemple Ă©viter des gardes, actionner deux interrupteurs simultanĂ©ment, dĂ©jouer la vigilance de gardiens en faisant passer Zelda pour l’une des leurs… Il sera mĂŞme possible pour Link de monter sur les Ă©paules du spectre possĂ©dĂ©, avec tout ce que cela implique comme possibilitĂ©s. Aussi, les capacitĂ©s de ces derniers (armes, pouvoirs, etc.) varient tout au long du jeu, pour mieux s’adapter aux divers problèmes posĂ©s. Et, si le fait de jongler entre plusieurs personnages peut se rĂ©vĂ©ler assez agaçant parfois, la variĂ©tĂ© des situations rencontrĂ©es fait rapidement oublier ce dĂ©sagrĂ©ment. Enfin, sans vouloir vous gâcher le plaisir de la surprise, Ă©voquons aussi rapidement l’équipement de Link qui Ă©volue. Il aura accès par exemple Ă l’HĂ©lice des bourrasques, un accessoire qui lui sera bien utile pour Ă©vacuer des vapeurs toxiques ou envoyer une petite tornade devant lui, capable de projeter un ennemi ou un objet dans les airs… De la nouveautĂ© dans la continuitĂ©, voilĂ ce qu’a The Legend of Zelda : Spirit Tracks Ă nous proposer, toujours en utilisant Ă bon escient les capacitĂ©s de la Nintendo DS (souffler dans le micro, Ă©cran tactile, etc.).
Un jeu qui en a dans la loco
Et de la nouveauté, il y en a suffisamment pour justifier l’achat de cet opus ! Il se paie même le luxe de gommer quelques défauts de son prédécesseur, à savoir les donjons chronométrés ou bien encore les passages multiples obligatoires aux mêmes endroits. Techniquement, on est en face d’un jeu qui évolue, lui aussi. La 3D est un peu plus complexe que dans The Legend of Zelda : Phantom Hourglass avec des modèles plus détaillés, et l’ensemble flatte nos rétines. Les boss sont énormes, les environnements plaisants (sans être extraordinairement complexes, DS oblige) et tout ce petit monde peut s’afficher sur les deux écrans de la console sans aucun ralentissement. Les mélodies composées pour cet épisode sont d’un niveau remarquable et nous invitent tantôt à l’exploration, tantôt à l’action.
On pourra toujours critiquer le level design minimaliste des donjons, que l’on parcourt souvent en quelques dizaines de minutes. Mais ils sont intelligemment conçus et, si la quête principale ne vous prendra que quelques heures, les missions annexes vous en accapareront un paquet d’autres. Comptez une dizaine d’heures au total, ce qui est un peu juste au vu du genre abordé. La difficulté nous a paru correctement dosée, pour le joueur lambda tout du moins. Les vétérans de la série pourraient rester un peu sur leur faim à ce niveau. Ils pourront toujours se rabattre sur le mode multi-joueurs proposé, qui invite à se lancer dans une course à la collecte aux gemmes, avec quatre participants au maximum. Le tout off-line, mais avec la possibilité de jouer avec une seule cartouche.
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