The Falconeer, le test sur Xbox Series X
The Falconeer est le fruit de la collaboration, nĂ© de l’imagination d’un seul homme Tomas Sala, aidĂ© Ă mettre en oeuvre par Wired Production. Et on n’aura rien Ă redire sur la qualitĂ© du rendu. Le titre offre une belle expĂ©rience sur Xbox Series X, mĂŞme s’il fait pâle figure face aux exclusivitĂ©s PS5. Mais notre jugement ne tiendra pas rigueur de ce point. The Falconeer est un petit jeu indĂ©pendant Ă 30€ et il doit ĂŞtre considĂ©rĂ© comme tel. Et cela mĂŞme si les trolls de twitter s’en sont donnĂ©s Ă coeur joie.
Une fois lancĂ©, le titre vous met dans la peau d’un chevaucheur de faucons, façons Pangar et ses griffons. Enfin plutĂ´t la peau de plusieurs chevaucheurs, puisque dans le monde de The Falconeer pĂ©rir n’est pas vraiment la fin. D’ailleurs la gentille organisatrice de votre voyage vous expliquera que vous ne faites que revivre des vies, que la mĂ©moire est partagĂ©e. Chacun des Ă©pisodes de vie aura ses objectifs militaires et politiques. Mais tout ceci est bien trop complexe pour que le joueur lambda se prenne au jeu. On se lancera donc rapidement dans le coeur du jeu, c’est-Ă -dire le chevauchage de faucon.
Un petit air de Crimson Skies
Tout de suite, une chose me frappa, l’aspect graphique. Minimaliste et dĂ» en grande partie Ă ce monde noyĂ© sous les ocĂ©ans façon Waterworld. Mais surtout cette sensation de voler vĂ©ritablement sur un animal qui rĂ©agit au courant d’air, Ă la gravitĂ©, et au battement de ses propres ailes. Cet aspect « alĂ©atoire » du maniement du faucon dans The Falconeer, le rend très diffĂ©rent d’un poncif du genre que l’on a vu sur Xbox il y a 20 ans : Crimson Skies. Un titre qui est d’ailleurs toujours dans la matrice de rĂ©trocompatibilitĂ© de nos Xbox. Ici, le faucon vous forcera Ă faire quelques figures pour arriver Ă faire ce dont vous avez besoin. Dans les faits, c’est un peu lourd, mais fait admettre que ça change un peu des jeux « d’avions ».
Par contre lĂ oĂą The Falconeer ressemble comme deux gouttes Ă un autre jeu « d’avions », c’est dans ses missions. Fedex, Combat, Fedex, Combat, Fedex, euh … et Fedex. Alors oui, quelques moments sont « épique » façon Panzer Dragoon. Mais ça ne fait pas tout. Surtout que les quĂŞtes Fedex sont bien longues et le monde bien vide. Ă€ tel point que mĂŞme le dĂ©veloppeur a mis en place un système de tĂ©lĂ©portation pour finir vos quĂŞtes Fedex \o/ la boucle est bouclĂ©e.
Entre deux voyages vers des points d’intĂ©rĂŞt magnifiques vous pourrez faire quelques combats aĂ©riens avec votre seule arme disponible – qu’on peut amĂ©liorer, heureusement – et un système de « lock » bien heureux. Car autant vous dire qu’il est impossible de toucher quelqu’un sans cela. Comble, le jeu peut ĂŞtre d’une difficultĂ© Ă en crever – littĂ©ralement. Ajoutant une rĂ©pĂ©titivitĂ© incroyable Ă un produit qui aurait pu faire ses beaux jours sur Xbox Series.
Le jeu mĂ©rite une suite avec un enjeu politique comprĂ©hensible, peut ĂŞtre un peu plus de « lore » visuellement accessible, et pour finir un peu plus de variĂ©tĂ© dans ses combats (diffĂ©rentes armes, peut ĂŞtre mĂŞme la capacitĂ© de gĂ©rer une armada). Parce que le monde de The Falconeer mĂ©rite d’ĂŞtre dĂ©couvert, mais pas au prix de l’ennui.
Un léger gachi, quelques spasmes de plaisir de temps en temps. Un mode photo génial. Ca n'en fait malheureusement pas un grand jeu. Dommage!
La Team Tweet
Passe-Temps !
Créer The Falconeer a été une aventure de plusieurs années pour moi. Je me suis impliqué personnellement dans ce jeu, et j'ai hâte de le voir entre les mains des joueurs
Tomas Sala Tweet