Sorcerer’s Arena: Epic Alliances est un jeu de combat stratĂ©gique se jouant de 2 Ă 4 joueurs, avec des modes 1 contre 1 ou 2 contre 2. Chaque joueur ou Ă©quipe incarne un invocateur qui fait appel Ă des personnages issus de l’univers Disney pour s’affronter dans une arĂšne. Le jeu, conçu pour des parties d’environ 60 minutes, est accessible Ă partir de 12 ans et plus, en raison de la complexitĂ© des mĂ©caniques qui se dĂ©veloppent au fil des chapitres.
PubliĂ© par AsmodĂ©e Expert et dĂ©veloppĂ© par USAopoly, Sorcerer’s Arena met Ă disposition une boĂźte de base comprenant 8 personnages emblĂ©matiques de Disney : Mickey lâapprenti sorcier, Gaston, MalĂ©fique, Aladdin, Ariel, Docteur Facilier, DĂ©mona et Sully. Chaque personnage possĂšde ses propres compĂ©tences, qui permettent de varier les stratĂ©gies dans lâarĂšne. Le jeu inclut Ă©galement des chapitres progressifs qui permettent aux joueurs de maĂźtriser peu Ă peu des mĂ©canismes tels que lâinitiative, les compĂ©tences spĂ©ciales des personnages, et leurs amĂ©liorations.
En plus de la boĂźte de base, des extensions sont dĂ©jĂ disponibles ou en cours de publication. Ces boĂźtes supplĂ©mentaires introduisent de nouveaux personnages issus de lâunivers Disney, enrichissant ainsi les possibilitĂ©s stratĂ©giques et apportant de la variĂ©tĂ© au jeu. Toutefois, il est important de noter que les inserts fournis dans la boĂźte de base ne permettent pas de ranger ces add-ons, ce qui peut devenir un problĂšme logistique pour les collectionneurs.
MalgrĂ© ces promesses dâun jeu riche et modulable, Sorcerer’s Arena: Epic Alliances souffre de plusieurs dĂ©fauts notables. La rĂ©pĂ©titivitĂ© des actions, le manque de diffĂ©renciation entre les personnages, une faible immersion visuelle dans lâunivers Disney et un systĂšme de points de victoire assez linĂ©aire sont des points qui peuvent freiner lâenthousiasme des joueurs, surtout les fans de cet univers. Dans ce test, nous allons explorer en dĂ©tail ces aspects pour dĂ©terminer si ce jeu rĂ©pond aux attentes ou sâil sâagit dâune expĂ©rience finalement dĂ©cevante.
Chapitre 1 : Un apprentissage simple, mais ennuyeux
Le jeu se structure en quatre chapitres, chacun introduisant progressivement de nouvelles mĂ©caniques. Le premier chapitre est essentiellement un tutoriel pour apprendre les bases du jeu : dĂ©placement, attaque et quelques actions simples via les cartes. Si cela peut convenir Ă des dĂ©butants ou Ă des enfants dĂšs 8 ans, ce mode est rapidement ennuyeux pour les joueurs plus expĂ©rimentĂ©s. Les actions se rĂ©pĂštent inlassablement, et il nây a pas assez de variĂ©tĂ© pour maintenir lâintĂ©rĂȘt au fil des parties. Il est difficile de ressentir la montĂ©e en puissance des personnages, et lâabsence de compĂ©tences spĂ©cifiques aux hĂ©ros dans ce chapitre limite encore plus la profondeur du gameplay. Dans cette partie, c’est un combat en 2 vs 2 avec seulement 12 points de victoire pour gagner, rĂ©sultat les parties sont plus rapide.
Chapitre 2 : L’initiative, mais toujours trop simpliste
Le chapitre 2 introduit le concept dâinitiative, qui dĂ©termine lâordre de jeu des personnages. Cela pourrait apporter un peu plus de dynamisme, mais en rĂ©alitĂ©, le jeu reste encore trop linĂ©aire. Le systĂšme de draft permet de choisir les personnages, mais comme il nây a pas de deck-building et que les cartes sont directement associĂ©es aux personnages, cela ne change pas fondamentalement la donne. Le manque de variĂ©tĂ© entre les personnages se fait dĂ©jĂ sentir. Beaucoup de leurs capacitĂ©s sont similaires : presque tous ont une attaque qui inflige 3 points de dĂ©gĂąts, ce qui rĂ©duit l’intĂ©rĂȘt stratĂ©gique des choix. On est encore loin d’un systĂšme de jeu profond et engageant. Et autre point, on passe sur du 3 vs 3 pour 20 points de victoire, et donc un temps de jeu quasi doublĂ©.
Chapitre 3 : L’apparition des compĂ©tences, mais des actions rĂ©pĂ©titives
Le chapitre 3 introduit enfin les compĂ©tences des personnages, ce qui apporte un peu de complexitĂ© et de stratĂ©gie. Chaque personnage a ses propres compĂ©tences, qui peuvent ĂȘtre dĂ©clenchĂ©es sous certaines conditions. Par exemple, Mickey peut utiliser son statut de magicien pour renforcer ses attaques, tandis quâAladdin profite de son statut de furtif pour Ă©viter certaines attaques. Ces compĂ©tences ajoutent une dimension stratĂ©gique, mais lĂ encore, les actions restent trop rĂ©pĂ©titives. Le plateau Ă©tant trĂšs simple, il nây a pas dâobstacles ou dâĂ©lĂ©ments de terrain Ă prendre en compte, ce qui fait que la stratĂ©gie de dĂ©placement perd en intĂ©rĂȘt. Au final, mĂȘme avec les compĂ©tences, on passe son temps Ă rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes actions : dĂ©placer un personnage, attaquer, et utiliser une compĂ©tence si disponible.
Chapitre 4 : L’amĂ©lioration des personnages et le systĂšme de points de victoire
Le dernier chapitre, qui correspond aux rĂšgles complĂštes du jeu, permet aux joueurs dâamĂ©liorer leurs personnages au fur et Ă mesure de la partie. GrĂące aux cartes jouĂ©es, il est possible de rĂ©colter des objets qui permettent dâaugmenter la puissance des compĂ©tences. Cela peut sembler intĂ©ressant, mais lĂ encore, le jeu souffre dâun manque de profondeur. Le fait de pouvoir amĂ©liorer ses personnages est une idĂ©e prometteuse, mais la lenteur du gameplay et la rĂ©pĂ©titivitĂ© des actions rendent cette progression moins satisfaisante quâelle ne devrait lâĂȘtre. De plus, les amĂ©liorations sont souvent trop mineures pour vĂ©ritablement changer le cours dâune partie.
Le systĂšme de points de victoire repose sur deux mĂ©canismes principaux : capturer des zones de l’arĂšne et mettre KO les personnages adverses. Chaque zone capturĂ©e permet de marquer un point de victoire par tour, tandis que mettre KO un personnage rapporte plusieurs points (gĂ©nĂ©ralement entre 5 et 6 points selon le personnage). Ce systĂšme, bien que simple Ă comprendre, devient rapidement linĂ©aire et rĂ©pĂ©titif. Il n’y a pas beaucoup de variations stratĂ©giques autour de ces objectifs, et le manque de diversitĂ© des arĂšnes et des objectifs se fait rapidement ressentir. En fin de partie, il arrive souvent que les Ă©quipes soient Ă peu prĂšs au mĂȘme niveau, rendant les fins de partie peu engageantes et sans surprises.
Contenu de la boßte : Une déception pour les fans de Disney
Le contenu de la boĂźte de Sorcerer’s Arena: Epic Alliances est assez consĂ©quent, mais il laisse un goĂ»t amer aux fans de Disney. Dâabord, les figurines des personnages ne sont pas en 3D, mais en plexi, un plastique transparent encastrĂ© dans un socle qui pour certaines est tellement de mauvaise qualitĂ© qu’il colle aux doigts. Si ce choix est comprĂ©hensible dâun point de vue coĂ»t, il est regrettable de ne pas avoir optĂ© pour des figurines en impression 3D, qui auraient davantage sĂ©duit les collectionneurs et les fans de lâunivers Disney. Autre point dĂ©cevant : les tokens et certains visuels des cartes. Le design est si gĂ©nĂ©rique quâil est facile dâoublier quâil sâagit dâun jeu Disney. Par exemple, une carte reprĂ©sentant Aladdin montre simplement un sabre, sans aucune trace du personnage emblĂ©matique. Cela enlĂšve beaucoup Ă lâimmersion et Ă lâaspect « magie Disney » que lâon pourrait attendre de ce type de jeu.
Un prix raisonnable, mais une expérience limitée
Le prix de Sorcerer’s Arena: Epic Alliances se situe gĂ©nĂ©ralement autour de 40 Ă 50âŹ, ce qui reste accessible pour un jeu de cette envergure. Cependant, cette accessibilitĂ© se reflĂšte dans la qualitĂ© des composants et le manque de contenu vĂ©ritablement engageant. Les parties sont rĂ©pĂ©titives, et mĂȘme si le jeu promet une certaine rejouabilitĂ© grĂące aux diffĂ©rents personnages et add-ons, lâennui sâinstalle rapidement aprĂšs quelques sessions. De plus, lâabsence de vĂ©ritable deck-building ou de personnalisation des personnages rĂ©duit lâenvie de revenir pour de nouvelles parties.
Conclusion : Un potentiel gùché
En conclusion, Sorcerer’s Arena: Epic Alliances avait toutes les cartes en main pour sĂ©duire les fans de Disney et les amateurs de jeux de stratĂ©gie. Cependant, le manque de variĂ©tĂ© entre les personnages, la simplicitĂ© des mĂ©caniques, la rĂ©pĂ©titivitĂ© des actions, et un systĂšme de points de victoire qui devient vite lassant font que lâon sâennuie assez rapidement. Les chapitres 3 et 4, qui apportent un peu plus de profondeur avec les compĂ©tences et lâamĂ©lioration des personnages, ne suffisent pas Ă compenser le manque de dynamisme du jeu. De plus, le manque dâattention aux dĂ©tails Disney dans les composants visuels est un gros point faible pour un jeu qui repose autant sur cet univers.
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