Pandemonium fait partie de la première salve de jeux sur N-Gage. Il s’agit d’une conversion d’un jeu de plates-formes venu tout droit des consoles de salon 32 bits, à savoir la PlayStation et la Saturn. Une conversion facilitée par la puissance de l’appareil de Nokia. Et de la puissance, il en faut mine de rien pour faire tourner ce titre, presque intégralement en 3D ! Tellement de puissance, que les développeurs semblent ne plus avoir eu de place et de mémoire pour inclure des musiques d’ambiance dans le jeu.
Le cotĂ© sonore de Pandemonium est vraiment bâclĂ©, et les quelques sons que vous entendrez ça et lĂ au cours de votre aventure n’enchanteront pas vos oreilles, loin de lĂ , Ă l’image de cette grande cascade dans le premier niveau qui semble vomir des briques. RĂ©sultat : on coupe ce vilain son bien vite. Autre aspect bâclĂ© du titre : le scĂ©nario, qui ne bĂ©nĂ©ficie d’aucune mise en scène. En guise d’introduction : 11 pages de texte statique Ă Ă©plucher… Du coup, nous zappons aussi cet aspect lĂ pour nous concentrer sur le jeu.
Heureusement, tout n’est pas raté dans Pandemonium N-Gage. Les graphismes viennent remonter un peu le niveau, ils sont réellement plaisants. Les angles de caméra sont bien choisis, parfois audacieux et impressionnants. Plus agréable encore, le style de jeu adopté : bien que l’univers soit en 3D, on progresse sur un plan 2D. Ce que l’on perd en linéarité, on le gagne en temps, à ne pas chercher son chemin pendant trois quarts d’heure sur le petit écran de la N-Gage. Onze niveaux sont proposés, ce qui confère au titre une durée de vie plus qu’honorable. Quatre niveaux de difficulté sont proposés.