Comme d’habitude, la fin d’année ressemble déjà à une course contre la montre. Entre la vie perso, le boulot et les sorties jeux vidéo, mon planning commence sérieusement à ressembler à un Tetris en mode expert. Heureusement, je continue de faire défiler les jeux sur X. C’est justement comme ça que je suis tombé sur Garfield – Escape From Monday, sorti le 24 septembre dernier sur PS5, Switch, Xbox et Steam.
Derrière ce nouveau jeu du célèbre matou, on retrouve Microids à l’édition et Osome Studio au développement. Cet éditeur connaît déjà la maison, puisqu’il nous a notamment proposé le dernier jeu sur Les Schtroumpfs, jeu plutôt sympathique. Sorti le 24 Septembre dernier, mon ami Manoloben me propose de tester ce nouveau Garfield.
Ça tombe bien : j’ai enfin un peu de temps pour une fois. Alors, ce Garfield – Escape From Monday mérite-t-il que je sorte les griffes ?
Un lundi qui sent les épinards
Dans ce nouvel opus, on retrouve notre matou préféré Garfield, champion du monde de la sieste et ennemi juré de toute activité physique. Pourtant, son maitre ,Jon, commet l’irréparable en lui servant des lasagnes aux épinards, sur les conseils du chef Monday. Résultat : Garfield sombre dans un profond sommeil et doit maintenant trouver la sortie de ce cauchemar.
Heureusement, ses amis viennent lui filer un coup de patte face aux pièges du chef Monday. Au programme, trois mondes hauts en couleur, entre ferme, plage, nuages et Far West. Évidemment, la nourriture reste le fil rouge de cette aventure, parce qu’un Garfield sans bouffe, c’est comme un chat sans moustaches !
De plus, notre félin sarcastique n’hésite pas à briser le quatrième mur. Si les enfants profiteront d’une aventure accessible, les adultes apprécieront aussi les petites piques du matou. Enfin, de nouveaux pouvoirs viennent pimenter l’exploration et augmenter ce délire scénaristique.
Un cartoon next-gen qui régale les yeux !
Ce nouveau Garfield m’avait déjà tapé dans l’œil sur les réseaux grâce à ses couleurs pétantes. Pourtant, manette en main, le résultat dépasse mes premières impressions. On retrouve notre matou dans un jeu de plateforme 3D qui n’a franchement pas à rougir face aux productions Nintendo.
Grâce au cell shading, les personnages affichent un rendu cartoon particulièrement réussi. C’est beau, fluide et forcément attirant pour les plus jeunes. De plus, les trois mondes proposent chacun leur identité graphique, toujours avec cette obsession alimentaire qui colle aux moustaches de Garfield.
On retrouve des airs de Spyro ou de Crash Bandicoot, mais avec une réalisation moderne et des environnements généreux. Les décors s’ouvrent largement, tandis que les effets visuels réservent quelques jolies surprises. Parfois, la caméra bascule même en 2D, comme dans certaines séquences de notre Crash préféré.
Seul petit bémol : les ennemis manquent parfois de variété, même si certains légumes sortent du potager. Mention spéciale à la version française intégrale, qui sublime l’humour sarcastique de Garfield et du chef Monday. Enfin, les costumes WTF de notre félin ajoutent une bonne dose de fantaisie. Bref, visuellement, c’est une belle lasagne… mais dans le bon sens !
Un gameplay qui retombe toujours sur ses pattes
Avec Garfield – Escape From Monday, on retrouve un jeu de plateforme 3D semi-ouvert. Le joueur explore librement, même si certains objets à récupérer indiquent régulièrement la direction à suivre. On pourrait parler de jeu à « patoune », comme dirait le Joueur du Grenier. Pourtant, je préfère y voir une aide visuelle bienvenue pour les plus jeunes.
Pour les vieux briscards du platformer, les mécaniques restent classiques. Certaines plateformes évoluent selon nos sauts, avec un petit parfum de Super Mario 3D Land sur 3DS. Cependant, le jeu sort vraiment les griffes grâce à ses trois costumes.
Le costume de poulet permet de battre des ailes pour prolonger ses sauts. Celui de surfeur ouvre les portes des glissades aquatiques. Enfin, la tenue de cowboy propose un grappin qui rappelle Bionic Commando. Résultat : ces transformations renouvellent intelligemment les situations.
Certes, la progression reste linéaire, mais elle fonctionne parfaitement. Personnellement, j’y vois presque le Crash Bandicoot 4 que j’aurais adoré découvrir en étant gamin. Finalement, Garfield m’offre cette aventure de plateforme que j’attendais, sans me laisser sur ma faim !
Une durée de vie généreuse
Le soft nous propose dans l’ensemble une aventure généreuse, composée de dizaines de niveaux à dévorer, complété par des niveaux bonus. Avec les objets à collectionner, les occasions de fouiner ne manquent pas. Les niveaux cachent des lasagnes « bonus », tandis que d’autres regorgent de gourmandises à récupérer pour augmenter votre jauge.
Mais pourquoi accumuler toute cette nourriture ? Pour garnir la maison de Garfield avec des bonus, dans un esprit qui rappelle Animal Crossing. De quoi transformer notre matou paresseux en véritable décorateur d’intérieur.
Attention toutefois : le jeu vise principalement les plus jeunes, avec une difficulté particulièrement accessible. En moins de dix heures, un joueur lambda pourra probablement voir le générique. Lors de mon premier run, j’affichais déjà 90 % des collectibles ! Cependant, atteindre les 100 % demande davantage d’investissement, comme dans les productions Nintendo. Le mode « Time Attack » ajoute aussi une dimension speedrun, façon Crash Bandicoot 3.
Finalement, Garfield – Escape From Monday se termine facilement, mais se complète plus difficilement. Surtout, ce jeu m’a redonné le sourire et un vrai plaisir de jouer. Et franchement, quand un matou aux lasagnes réussit ce miracle, je lui pardonne volontiers quelques poils sur le canapé !
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