Chili Con Carnage sur PSP, c’est l’adaptation portable du jeu d’action Total Overdose, disponible sur consoles de salon. Cette version a fait ses premiers pas sur Gizmondo, mais n’a jamais été commercialisée en raison de la mort prématurée de la console anglaise. Dommage, parce que ce Chili Con Carnage est vraiment hot et épicé !
Chili Con Carnage, c’est l’histoire de Ramiro, qui assiste impuissant à l’assassinat de son père. Ni une, ni deux, notre blanc bec va se lancer dans une longue quête de vengeance aux quatre coins de Los Toros. Et croyez-nous, il va y en avoir du gringo à dessouder : à coups de pétoires, ou de tracteur ! Chili Con Carnage fait dans l’humour gras et le douzième degré, et s’en tire avec brio. Les joueurs les plus anciens feront peut-être le rapprochement avec un certain Redneck Rampage, un FPS qui vous plongeait dans l’Amérique profonde, celle des culs-terreux. Oui, les poulets sont toujours de la partie.
Là où Chili Con Carnage se différencie de cette « référence », c’est sur le mode de jeu adopté, à la troisième personne. Ramiro se ballade dans des décors agréables à l’œil. La 3D est riche, bien fournie en détails, mais les zones à explorer son linéaires et fermées (contrairement à Total Overdose, qui se rapprochait plus du GTA-like). Un choix logique de la part du développeur, Deadline Games, qui a fait en fonction des capacités techniques de la console.
Au programme, 19 missions dans 7 locations exotiques diffĂ©rentes (ferme, paquebot, etc.), de l’action dĂ©jantĂ©e avec des ralentis de type bullet time Ă la Max Payne (indispensable lorsque l’on est cernĂ© de toutes parts !), un système de points qui rĂ©compensera vos plus belles « acrobaties », une bande son hip hop très haute en couleurs… Et pour achever le tout, diffĂ©rents modes multi-joueurs franchement marrants. L’ensemble est servi par une maniabilitĂ© correcte, quoiqu’un peu approximative par moments.
Les cinĂ©matiques qui ponctuent l’aventure sont dĂ©lirantes, tout comme le sont les diffĂ©rents boss rencontrĂ©s : El Toro (un taureau gĂ©ant qui n’aura qu’une seule obsession, celle de vous trouer la peau), Mama Virgilo qui vous fera goĂ»ter Ă ses formes opulentes de près de trois mètres ainsi qu’à ses poulets explosifs, un grand baron local affublĂ© de son « mini moi » façon Austin Power… Et on en passe ! La durĂ©e de vie de l’UMD est assurĂ©e avec un mode solo long (nous en sommes Ă une dizaine d’heures de jeu pour 70 % de l’aventure terminĂ©e). Vous aurez ensuite la possibilitĂ© de refaire tous les niveaux, afin d’obtenir les notes d’acrobaties ultimes. Un seul bĂ©mol finalement : la rĂ©pĂ©titivitĂ© de l’action, pas bien grave, puisqu’elle est inhĂ©rente au genre des shoots 3D.
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