"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Hoshigami, le test sur DS

Hoshigami est un titre sorti Ă  l’origine sur PlayStation, en 2001, affublĂ© du sous-titre Ruining The Earth. Ce tactical-RPG n’avait jamais eu les honneurs d’une Ă©dition europĂ©enne. Alors lorsque l’on apprend que le jeu arrive sur notre territoire, avec une traduction française qui plus est, on ne peut s’empĂŞcher de se rĂ©jouir, mĂŞme si le titre d’Atlus ne bĂ©nĂ©ficie pas d’une rĂ©putation des plus glorieuses… Nous nous plongeons dans l’aventure, pour en avoir le cĹ“ur net.

Tout dĂ©bute lorsqu’un petit pays est menacĂ© par son grand voisin, dans le royaume d’Ixia. Un groupe de mercenaires et alors recrutĂ© pour sĂ©curiser les frontières. Et ces mercenaires, c’est vous ! Inutile de vous prĂ©ciser que votre « travail » va très rapidement sortir de son cadre originel, vous embarquant dans une aventure Ă©pique… Plus ou moins Ă©pique Ă  vrai dire, on est loin d’un Final Fantasy Tactics, l’une des rĂ©fĂ©rences du genre.

D’un point de vue technique, on nage dans le classique le plus total. Les graphismes, bien que jolis et détaillés (3D pour les décors et 2D pour les personnages) ne dénotent pas d’un caractère particulier. Les effets magiques frisent parfois le ridicule et du coté des animations, là encore, c’est le minimum syndical. La gestion de la caméra n’est pas toujours évidente, les dénivelés étant très largement pris en compte, aussi bien au niveau de la mécanique de jeu que de l’affichage.

La mécanique de jeu justement, parlons-en ! Les combats se déroulent de manière classique, avec un capital de points d’action à dépenser à chaque tour, selon son bon vouloir. Et avec quelques petites subtilités, comme la possibilité de faire reculer un adversaire sous l’impact d’un choc puissant, d’effectuer des enchaînements à plusieurs personnages, ou bien encore la prise en compte des « dommages collatéraux ». Et c’est là que l’on voit rapidement les limites de l’intelligence artificielle lorsque, par exemple, la console est capable de se « tirer dans les pieds » successivement à deux reprises, avec le même personnage. Un peu gros comme erreur de programmation, il est étonnant que cela n’ait pas été corrigé entre le passage de la version PlayStation à la version Nintendo DS.

L’évolution des personnages se fait assez rapidement pour ce qui est du level up. Pour ce qui relève de la magie, c’est beaucoup plus laborieux. Hoshigami propose un système de « pièces » dont les personnages peuvent s’équiper. Des pièces sur lesquelles vous pourrez graver des compléments élémentaires (ou assimilés, tels que eau, feu, explosion, etc.). La navigation laborieuse dans les menus a pour conséquence de rendre ces optimisations particulièrement pénibles. Quant aux pouvoirs spéciaux, ils seront dépendants du Dieu choisi pour chaque personnage, et de leur degré de dévotion (vous aurez la possibilité d’en changer en cours de route).

Attention, le niveau de jeu est plutĂ´t relevĂ© et ce, mĂŞme en mode Facile. Vous serez rapidement confrontĂ©s Ă  des ennemis plus costauds que vous et gagner de l’expĂ©rience deviendra indispensable. Pour cela, des tours d’entraĂ®nement vous ouvriront leurs portes aux quatre coins de la carte. Avec, Ă  la clĂ©, des dizaines de missions supplĂ©mentaires (basiques) et quelques objets rares, pour ceux qui en viendront Ă  bout. Des Ă©preuves qui s’adressent aux plus courageux en tous cas, car tout ceci est bien rĂ©pĂ©titif.

Avis sur
Hoshigami

Plaisant

Au final, Hoshigami est un titre qui ne plaira qu’aux fans du genre. Un titre qui excelle dans le classique et ne propose que trop peu d’éléments originaux. A noter qu’il faut une cinquantaine d’heures pour boucler l’aventure, mission annexes incluses, ce qui est très honorable.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Pas d'anecdote

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Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'ère bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.