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Constance – Quand le burn-out mène à l’introspection

Parmi les nombreux Metroidvania sortis en 2025, tous n’ont pas eu droit à une version Nintendo Switch. Aujourd’hui, je vous parle de Constance, un Metroidvania exigeant, magnifique et porté par un message particulièrement fort. Si Hollow Knight et Celeste avaient un enfant… ce serait probablement lui. Sorti sur Switch le 30 avril 2026, le portage est d’ailleurs excellent.

Un voyage dans l’esprit de Constance

Constance est édité par ByteRocker’s Games et PARCO GAMES. Le studio à l’origine du titre reste modeste(Blue Backpack), mais cela se ressent surtout dans la passion investie dans le projet.
Le jeu possède une direction artistique entièrement dessinée à la main, aussi bien pour les personnages que pour les décors. Chaque univers représente une facette de la psyché de Constance. Cela m’a beaucoup rappelé Inside Vice-Versa de Pixar, où chaque élément de personnalité possède son propre environnement. Ici, c’est plus subtil, moins évident à identifier, mais on comprend peu à peu que l’on explore littéralement l’esprit de l’héroïne. Et cette prise de conscience rend le voyage particulièrement intéressant.

Des phases de jeu particulières… mais marquantes

Dans Constance, votre objectif principal sera de récupérer des larmes afin de libérer le train qui vous permettra enfin de retrouver votre liberté. Classiquement, chaque larme est gardée par un boss, et il vous faudra acquérir de nouveaux pouvoirs pour progresser. Sur le papier, on reste donc sur un Metroidvania assez classique.
Mais le jeu réserve régulièrement des séquences très différentes. Lorsque vous récupérez une larme, une scène en gameplay IRL apparaît soudainement. Ces passages retracent certains moments de la vie de Constance : burn-out, dépression, sentiment d’impuissance… Constance étant graphiste, et le jeu entièrement dessiné à la main, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que tout cela sentait le vécu. Ces moments m’ont profondément touché. Les développeurs parlent ici d’un sujet qu’ils semblent maîtriser et le montrent de façon brute, sans artifices.

Un jeu exigeant… très exigeant

De nombreux passages sont vraiment difficiles, et certaines quêtes secondaires manquent parfois d’explications. Néanmoins, les défis restent intéressants et suffisamment variés pour donner envie d’insister. Côté gameplay, Constance reste assez classique : estoc, double saut, nouvelles capacités… mais le tout est relevé par une mécanique originale liée à la peinture.
La plupart de vos capacités consomment de la peinture, qui agit comme une sorte de carburant. Si votre réserve est vide et que vous continuez malgré tout à attaquer, votre santé commencera à diminuer. Et croyez-moi : cela arrive très vite. Au début du jeu, la jauge s’épuise rapidement, et lors des combats nerveux, on appuie facilement une fois de trop sur une touche… provoquant inéluctablement notre mort.
Les phases de plateforme rappellent parfois fortement Celeste. Certains passages demandent d’excellents réflexes : enchaîner les attaques, rebondir sur des pièges mortels et gérer la hauteur sans faire d’erreur. Heureusement, le système de mort propose deux options :

  • reprendre au dernier point de sauvegarde ;
  • ou réapparaître immédiatement sur l’écran actuel… mais avec des ennemis renforcés.

Leur vie et leurs dégâts augmentent considérablement, ce qui peut transformer une simple erreur en véritable cauchemar.

Et pour les joueurs les plus exigeants (oui, ceux qui ont platiné Celeste) le jeu propose également des défis particulièrement difficile. Certains vous demanderont notamment de récupérer des milkshakes dans des zones extrêmement ardues. Il ne suffira pas de traverser l’écran : vous devrez effectuer des allers-retours tout en récupérant des objets apparaissant progressivement. À la moindre erreur, tout est à recommencer.

Une maniabilité parfois frustrante

Graphiquement, le jeu est superbe. Chaque décor semble travaillé avec soin, et on prend plaisir à analyser les environnements pour essayer de comprendre ce qu’ils représentent dans l’esprit de Constance. Rien n’est réellement expliqué, tout reste sujet à interprétation… et j’ai adoré cet aspect. L’ensemble est porté par une bande-son que j’ai beaucoup appréciée. Sur Nintendo Switch 2, le jeu tourne parfaitement en mode performance. Même durant certains combats de boss particulièrement chargés, je n’ai ressenti aucun ralentissement.
Un seul point m’a réellement gêné : la précision du pad analogique. Cela vient peut-être de moi, mais il m’est arrivé plusieurs fois de frapper dans la mauvaise direction, causant des morts particulièrement frustrantes. À l’inverse, les touches directionnelles offrent une bien meilleure précision.

Conclusion

Constance est un Metroidvania aussi exigeant que touchant. Il se fini en 15 à 20h, Et quelques heures de plus pour le compléter à 100%. Derrière sa direction artistique magnifique se cache une aventure profondément humaine, parlant de burn-out, de pression et de reconstruction avec une sincérité rare. Malgré quelques frustrations liées à la maniabilité, le voyage proposé reste marquant… et honnêtement, je ne suis pas prêt de l’oublier.

Notre Avis sur
Constance

★Excellent★

Un petit jeu indé qui joue pratiquement dans la cours des grands. Beau au gameplay travaillé et avec un fond qui fait réfléchir, Constance à tout pour plaire.

Testé Sur

Quels sont les thèmes autour de Constance?

Qui sont les Auteurs et l'éditeur de Constance?

Peut-on jouer à 2 joueurs ou en Duo à Constance?

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Quel est le prix de Constance?

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A combien peut-on jouer à Constance?

Quel est le style de Constance?

Quel jeu est similaire à Constance?

allez Madelyne, tu vas y arriver ! heu...constance ! constance tu VAS y arriver !

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Marmy

Marmy est un geek pur souche, nourri à la programmation batch et aux productions japonaises. Il est très fier de sa ludothèque et de sa mangathèque prenant un peu trop de place chez lui.