Aspyr est une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine spĂ©cialisĂ©e des portages. Elle a dĂ©jĂ oeuvrĂ© sur Star Wars Knights of the Old Republic sur Android par exemple. Mais aussi Jedi Knight II, Borderlands 2, Civilization VI etc. etc. Elle est aux commandes de ce Star Wars Racer cher Ă mon coeur que j’ai dĂ» tester sur tous les supports imaginables.
Ce ne sont pas des jeunes dans le mĂ©tier, mais ils semblent aussi qu’il ait oubliĂ© quelque part le goĂ»t du travail bien fait. Dans le cas de Star Wars Racer, l’adaptation est surement tirĂ©e du code de la version PC. Puisque vous pourrez le constater dans cette vidĂ©o, elles ont surement beaucoup en commun. Et cela mĂŞme si la taille du jeu sur Switch (256 Mo) est plus proche de la version DC (299 Mo contre 550 Mo pour le PC). On mettra ça sur le dos des codecs qui ont Ă©voluĂ© en 20 ans.
Alors certes d’un point de vue contenu, c’est le mĂŞme titre. Un jeu de course en pod tirĂ© du premier Star Wars. Sa grosse particularitĂ©, les vitesses astronomiques proposĂ©es, le contact, la gestion de l’Ă©tat de vos moteurs, et savoir dĂ©tecter et prendre les raccourcis. Le titre propose aussi beaucoup de verticalitĂ© avec des sauts vertigineux, de multiples chemins et quelques pièges pouvant se refermer sur vous. Mais le point culminant, c’est le boost procurant un frisson Ă chaque lancement. De mĂŞme, on rĂ©cupère les 25 courses sĂ©parĂ©es en 4 tournois (des niveaux de difficultĂ©) et les 25 duo pod/pilote dont 15 sont Ă dĂ©bloquer en terminant les courses. Pour ceux qui ont eu une Dreamcast, un PC, ou une Nintendo 64 en 2000, c’est du terrain connu.
Restons dans le positif avec les customisations de pod proposĂ©s qui pourront amĂ©liorer l’une des huit caractĂ©ristiques du vaisseau. Achetez d’occasion Ă la casse ou chez le vendeur – escroc – du coin. Il faudra surtout mĂ©nager votre monture dans Star Wars Racer et faire très attention Ă vos Ă©quipements. Car ils s’useront et ne vaudront plus tripette. Rendant vos pods plutĂ´t banals. Et croyez-moi, ça fait bizarre de passer d’une F1 Ă une 2 chevaux.
Par contre, venons-en aux Ă©lĂ©ments qui fâchent. Car Astyr a fait un peu le mĂ©nage dans le titre, au revoir les soleils de Tatoine, bonne nuit aux effets de lumière aussi. MĂŞme le dĂ©cor se barre avec un fog bien trop prononcĂ©, sachant que le titre a visiblement Ă©tait retouchĂ© sur beaucoup de points, il aurait pu l’ĂŞtre aussi sur ça. Mais pis encore, les dĂ©cors peuvent « poper » tardivement, le Z-buffer se perd, mĂŞme le framerate se permet de faire n’importe quoi. C’Ă©tait souvent le cas dans les versions prĂ©cĂ©dentes, la N64 Ă©tait connue pour ce fog par exemple. Mais c’est incomprĂ©hensible de laisser de tel dĂ©faut. Quand on voit qu’ils ont pris le temps de gĂ©rer les vibrations de la Switch et comble, ils ont ajoutĂ© une maniabilitĂ© via les gyroscopes. ManiabilitĂ© comme vous l’imaginez : absolument inutile.
Alors oui Star Wars Racer est un bon jeu, clairement on aurait dĂ» avoir une suite. Je ne parle pas de Star Wars Revenge qui comme Indiana Jones 4 n’existe pas. Mais laisser la copie 20 ans plus tard dans un Ă©tat chaotique, je me dis qu’ils ont manquĂ© le coup.