"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

OutThere Omega, le test sur iPad

« Engagez-vous », qu’ils disaient, ce sera « l’aventure de votre vie ». Je n’étais pas le premier, ni le dernier, Ă  partir pour une lointaine Lune dans le but de la terraformer. Sauf que je suis peut-ĂŞtre le seul Ă  vivre cette aventure exceptionnelle. Croyez-moi, se rĂ©veiller Ă  plusieurs annĂ©es-lumière de sa destination, ça fait quelque chose ! Et plus encore, quand on voit sur son radar une lueur blanche venue d’ailleurs ! Elle me… parle ? Au mĂŞme moment, mon vaisseau m’indique les coordonnĂ©es d’une planète inconnue. Je devrais peut-ĂŞtre y aller ? Après tout, qu’est-ce que je peux bien faire d’autre ? C’est ainsi que dĂ©bute le jeu de Mi-Clos Studio sur iPhone/iPad : Out There.

OutThere Omega le Livre Dont Vous Etes le HĂ©ros de l’Espace

Jour 1 : mon nouveau jouet s’appelle « le plieur d’espace », il a Ă©tĂ© offert par cette gentille lueur. Ne me demandez pas comment, je suis moi-mĂŞme incapable de l’expliquer. Il est intĂ©grĂ© Ă  mon vaisseau et me permet de voyager de galaxie en galaxie en quelques secondes. C’est bien pratique quand la plus proche planète est Ă  des annĂ©es lumières. J’ai donc un espoir de rentrer ?

Jour 7 : cette Ă©toile naine bleue possède en pĂ©riphĂ©rie quelques planètes. Allons les visiter peut ĂŞtre que j’y trouverai de quoi faire fonctionner ma brouette spatiale ? L’une est un agrĂ©gat de mĂ©taux et je peux, grâce Ă  la foreuse du vaisseau, la creuser afin d’y rĂ©cupĂ©rer des matĂ©riaux. Cependant, je dois prendre soin de mon matĂ©riel, car celui-ci peut subir une avarie Ă  tout moment. Et je crains de ne pouvoir trouver de boutiques de bricolage dans le coin. Enfin, avec mes connaissances en mĂ©canique, je pourrais toujours le retaper un petit peu. Par contre, il faudra un jour que je trouve les plans de cette superbe machine, histoire d’assurer ma survie en cas de plus gros pĂ©pin. Le fer rĂ©cupĂ©rĂ© sur cette planète me permettra de retaper mon vaisseau au besoin. Les autres Ă©lĂ©ments ne me sont pour le moment d’aucune utilitĂ©, mais je prĂ©fère ĂŞtre une fourmi et les stocker, mĂŞme si dans mon 20 m^3, la place est limitĂ©e.

Jour 8 : juste Ă  cĂ´tĂ© de la lune de mĂ©tal, j’ai trouvĂ© une sorte de boule d’hydrogène et d’hĂ©lium. Parfait ! Ces planètes, si elles ne sont pas trop rares, me serviront de pompe Ă  essence cosmique. La sonde fait bien son travail et je stocke quelques tonnes d’hydrogène.

Jour 17 : j’ai changé de galaxie, car l’ancienne n’avait plus rien à m’offrir. J’en profite pour me rapprocher de ce point lumineux, si loin. Dans le nouveau système, je détecte sur mon télescope une planète possédant une atmosphère respirable. Je vais enfin pouvoir me dégourdir les jambes et faire le plein d’oxygène dans mes cuves. J’en profite pour rencontrer les entités qui vivent sur cette planète. Ils parlent une langue incompréhensible. Mais je crois cerner des sens aux mots et les notes dans un calepin. A priori, j’ai fait bonne figure puisque ceux-ci me fournissent les plans d’un nouveau système que je pourrais greffer à mon système de propulsion interplanétaire. Si je trouve du thorium, je pourrais le fabriquer. Pour le moment, je survis. Étonnant, à croire que ce monde était prévu pour m’apporter tout ce dont j’avais besoin.

Jour 19 : j’ai rencontrĂ© un drone. Il avait l’air de vouloir sonder mon vaisseau. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© l’attaquer avec un fer Ă  souder, de peur qu’il abime ma carlingue. Pas de chance, c’est moi qui ait fait un trou ! J’ai pris plusieurs heures Ă  colmater la brèche avec le peu de fer que j’avais trouvĂ© prĂ©cĂ©demment. Le temps est long…

Jour 60 : j’ai enfin trouvé du thorium. Par contre, mes réserves d’énergies sont basses. Cela sera peut-être mon dernier saut.

Jour 65 : j’ai, enfin, trouvé une de ces planètes-essence. J’en profite pour faire le plein et construire la Stase Tau que m’ont donné les extra-terrestres de la première planète. J’en ai rencontré d’autres depuis, mais personne n’a été aussi gentil que ces sortes de bactéries. Je commence à peine à les comprendre mais, la bonne nouvelle, c’est qu’ils parlent tous un langage universel.

Jour 120 : je commence Ă  entendre des voix, mon vaisseau subit les dĂ©gâts du temps et on peut dire que je ne le mĂ©nage pas. Plus je m’approche de cette lueur, plus j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. C’est si difficile de survivre quand les Ă©vĂ©nements s’acharnent. Pas plus tard que ce matin, j’ai dĂ» encaisser une explosion solaire. Hier, c’était une bande d’aliens belliqueux. Demain ? Je ne sais pas, mais ici c’est la guerre, les peuples ont l’air de se dĂ©tester. C’est d’autant plus difficile que je ne suis pas armĂ© et surtout seul.

Jour 240 : alors que j’étais à deux doigts de manquer d’oxygène, j’ai trouvé un vaisseau abandonné. Celui-ci est plus spacieux, plus confortable, et plus rapide. De toute évidence, sans cela, j’étais perdu.

Jour 349 : les planètes s’enchainent et se ressemblent. Je fore, je sonde. J’ai des stocks de fer et d’hélium. A priori, tout va bien. Oui, mais je suis toujours seul, je m’ennuie à effectuer des tâches répétitives. A quoi bon survivre si je ne fais rien. Le Taylorisme n’a jamais été ma passion.

Jour 380 : j’ai rencontré un cube aujourd’hui, un peu comme dans 2001 L’Odyssée de l’Espace. Il m’a parlé, et m’a indiqué une autre planète à visiter. Voilà qui relance mon intérêt pour ce monde.

Jour 402 : cette fois, je croise des aliens. Au lieu de discuter, ils me tirent dessus. J’ai perdu des données dans l’ordinateur principal, le pire étant la perte des plans des sondes de récupération d’hydrogène. Si celle-ci venait à exploser je serais définitivement perdu. Je me garde en tête d’aller visiter leur planète à ces sauvages histoire de leur dire le bien que je pense de leur méthode.

Jours 445 : je suis proche de la planète indiquĂ© par le cube, j’y vais. Et lĂ , j’apprends la terrible vĂ©ritĂ©…

Never Ending Story

Game over, votre score est de 44 500… Quoi ? Non… Comment, comment peut-on finir ainsi une partie ? Alors qu’Out There nous offre un monde si vaste Ă  explorer et de nombreuses technologie Ă  Ă©tudier… Après tout, l’espace est immense, il nous restait des milliers de planètes Ă  visiter. Pourquoi faire subir cela aux joueurs, après tant d’efforts, Ă  faire, et Ă  refaire la mĂŞme chose ? Le gros problème d’Out There est l’inĂ©galitĂ© de son scĂ©nario, l’inĂ©galitĂ© de sa difficultĂ©, l’inĂ©galitĂ© de nos forces face Ă  « l’ennemi ». Ennemi qui n’est d’ailleurs pas physique, mais psychologique. C’est bien de l’ennui dont nous parlons ! Celui-ci vous guettera après des dizaines de planètes visitĂ©es Ă  refaire les mĂŞmes gestes.

D’un point de vue technique, Out There est irrĂ©prochable. Et pourtant, les dĂ©veloppeurs de Mi-Clos Studio ont perdu les sources du jeu lors de la Gamescom 2013… C’est donc un travail encore plus remarquable qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Reste que c’est le cĂ´tĂ© narratif qui pĂŞche. Certes la nostalgie ressentie, avec ce cĂ´tĂ© Livre Dont Vous Etes le HĂ©ros qui est très agrĂ©able, mĂŞme si certaines actions sont Ă©tonnantes. C’est d’ailleurs cet aspect qui vous donnera peut-ĂŞtre envie d’y retourner, mais surement pas les quelques fins diffĂ©rentes proposĂ©es. Car les aliens nous prennent clairement pour l’idiot du village, et nous, nous suivons encore plus bĂŞtement leurs directives.


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Avis sur
OutThere Omega

👍Amusant👍

Pour quelques euros, vous avez le droit à un sympathique rogue-like jouable sur iPhone/iPad sans le stress d’un Faster Than Light (qui est beaucoup plus orienté action). Finalement, Out There, c'est comme la pâte de fruit : agréable à déguster, mais rapidement, on se rend compte que l'on ne va pas pouvoir en consommer autant qu'on l'aurait souhaité au début. Out There est un bon jeu donc, mais pas le « messie » que certains ont cru apercevoir. Depuis, son grand frère Out There Omega Edition est sorti, plus beau, plus complet, un peu plus cher aussi.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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"A quoi bon survivre si je ne fais rien. Le Taylorisme n’a jamais été ma passion."

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La Team

Nées dans les années 80, les auteurs de Air-Gaming ont pu tour à tour découvrir les joies de d'Amstrad, Amiga, Atari, puis des consoles de salon même une Neogeo CDZ. Certains ont passé leurs années 2000 avec la Lynx, la Dreamcast, ou la Neogeo Pocket. Pire, ils ont eu pour la plupart une GP32... Ils sont ex-rédacteurs d'un site en ligne spécialiste des consoles portables ou consultant dans la vraie vie. Mais cette passion leur fit fonder Air-Gaming. Aujourd'hui, liberté d'expression et discussion ouverte sont ses leitmotivs.