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Life is Strange, le test sur Xbox Series X [Retrocompatibilité]

Life is Strange, le test sur Xbox Series X [Retrocompatibilité]

Life is Strange, le test sur Xbox Series X [Retrocompatibilité]

Que c’est perturbant de finir un jeu comme Life is Strange. On a deux sentiments qui se mĂ©langent. Le premier, c’est le manque : on veut retrouver ce duo ChloĂ© et Max pour continuer Ă  vivre des aventures avec elles. Le second, c’est pourquoi ces fins doivent ĂŞtre autant manichĂ©enne… rahhhh vous voulez me tuer chez DontNod!

Vous me connaissez, je ne spolierai pas le jeu, mĂŞme s’il est sorti il y a plus de 4 ans. J’ai pris le temps de le dĂ©couvrir, et je voudrais vous convaincre d’en faire autant. Il n’est pas parfait, loin de lĂ , mais il fait partie de ces jeux qui procurent une expĂ©rience (le retour dans le temps), une narration, des sentiments. Et comme j’ai un amour profond pour le cinĂ©ma. Forcement ce genre de « feelings », ça me parle!

Juste pour vous situer un petit peu, Life Is Strange est le premier jeu de la sĂ©rie, qui sera suivi par Life Is Strange Before The Storm (un antĂ©pisode au premier), et Life Is Strange 2 qui n’a pas de rapport avec les deux premiers. Dans Life Is Strange, on suit – voir mĂŞme on vit – la vie de Max : jeune Ă©tudiante photographe prometteuse, mais pas sĂ»re d’elle. Elle est mĂŞme renfermĂ©e, timide, et a beaucoup de mal Ă  prendre une dĂ©cision. C’est une penseuse, j’ai mĂŞme un nom pour ces gens, je les appelle les « Plan B », ceux qui ont toujours envie de dire « et si ». On dĂ©couvrira dans les petites lignes quel Ă©lĂ©ment de la vie l’a amenĂ© Ă  devenir ainsi.

RĂ©sultat, la première grosse dĂ©cision de sa vie, donner une photo pour un concours lui procure un tel stresse qu’elle part se rafraichir dans les toilettes. DĂ©boule un papillon bleu… puis un de ces camarades de classe fils de riche escrocs locaux (« escrocs » c’est mon interprĂ©tation ^_^ ), et une fille aux cheveux bleue. Après une altercation, le jeune homme sort un pistolet et tir sur la jeune fille. Max tĂ©moin de la scène va dĂ©couvrir qu’elle est capable de revenir dans le temps quelques dizaines de secondes. Assez pour changer le cours de l’histoire…

C’est ce pouvoir qui sera utilisĂ© durant tout le jeu, pouvoir qui rĂ©pond complètement aux questionnements de Max, le fameux « et si ». Elle va pouvoir dĂ©couvrir les rĂ©actions de chacun face Ă  ses actions ou inactions, ses paroles, et ainsi Ă©voluer peut ĂŞtre diffĂ©remment dans son Ă©cosystème d’universitĂ© amĂ©ricaine. Puisqu’on est dans un milieu scolaire amĂ©ricain, vous imaginez bien que le titre peint le portrait usuel : harcèlement, suicide, rĂ©seaux sociaux, influence, argent, drogue, sexe.

Le titre se dĂ©roule en 5 Ă©pisodes, d’environ 2h30 chacun. Et ce qui est intĂ©ressant dans ce format Ă©pisodique, c’est tout simplement les sensations et sentiments qui vont crescendo. Plus on vit la vie de Max, plus on s’attache Ă  ses proches, et au fameux duo de jeunes filles. Ă€ chaque Ă©pisode les sujets sont de plus en plus graves, l’urgence se fait sentir et on se laisse prendre comme dans une bonne sĂ©rie. Les sujets qui paraissent dĂ©risoires au dĂ©but deviennent des thèmes de policier ou de thriller pour notre plus grand plaisir.

Mais surtout, ce qui va vous faire avancer sans jamais vous ennuyer, c’est le duo Max et ChloĂ©. Et ça en devient surprenant, parce qu’on se fait mener par le bout du nez par ChloĂ©, du dĂ©but Ă  la fin. Elle est le fil directeur, elle est aussi votre pire ennemie face aux problĂ©matiques que vous allez rencontrer. Mais pourtant, le duo marche bien. Peut-ĂŞtre parce que Max a trop d’empathie, peut-ĂŞtre parce que Max cherche sa vraie nature, peut-ĂŞtre parce que Max aimerait ĂŞtre plus dĂ©terminĂ©. ChloĂ© clairement, reprĂ©sente le genre de fille qui fonce bille en tĂŞte (punk) sans rĂ©flĂ©chir aux consĂ©quences de ces actions. Contrairement Ă  notre personnage.

L’aspect plaisant de Life Is Strange, c’est que malgrĂ© un sujet complexe (le voyage dans le temps), il ne s’Ă©gare pas tant que ça. Et il a bien la prise en compte du fameux effet papillon et Max durant tout le titre recherchera toujours le meilleur chemin. On pourra regretter 2-3 facilitĂ©s (nĂ©cessaire pour le scĂ©nario) et l’aspect manichĂ©en de ces fins proposĂ©es ainsi que l’effet Destination Finale, avec cette fameuse « DestinĂ©e ». On y adhère ou non, mais ça ne retire pas de charme Ă  l’entièretĂ© du titre.

Attention cependant, cachĂ© sous son air mignon, avec des graphismes un peu dessin animĂ© et une bande son rythmĂ©e, le jeu n’est absolument pas simple ni mĂŞme « Feel Good ». Les Ă©nigmes ne sont pas toujours Ă©videntes, l’enchainement des actions souvent difficile. Et l’histoire est triste de bout en bout. Les larmes coulent, le nez renifle.

On saluera aussi la rĂ©alisation, digne sur certains angles d’un bon film. Vraiment, j’ai un carnet photo qui dĂ©borde de screenshots des plus belles scènes de Life Is Strange.

Par La Team
Offert par l’Ă©diteur : Non

J'ai mis un temps fou à jouer à #LifeIsStrange, je ne regrette pas l'investissement en temps. Je conseillerai même ce jeu à mon fils quand il sera en âge de comprendre dans 14 ans. C'est une sacrée Expérience

Génial !

Avis sur
Life is Strange

Génial

Ici une conclusion

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non
Image de La Team

La Team

Nées dans les années 80, les auteurs de Air-Gaming ont pu tour à tour découvrir les joies de d'Amstrad, Amiga, Atari, puis des consoles de salon même une Neogeo CDZ. Certains ont passé leurs années 2000 avec la Lynx, la Dreamcast, ou la Neogeo Pocket. Pire, ils ont eu pour la plupart une GP32... Ils sont ex-rédacteurs d'un site en ligne spécialiste des consoles portables ou consultant dans la vraie vie. Mais cette passion leur fit fonder Air-Gaming. Aujourd'hui, liberté d'expression et discussion ouverte sont ses leitmotivs.