Une nouvelle formule : la BD dont vous êtes le héros
Le genre du livre dont vous êtes le héros s’enrichit d’une variante: la BD dont vous êtes le héros, réservée aux enquêteurs aguerris. Si le principe des paragraphes numérotés, à enchaîner selon vos choix, est bien connu, Makaka Éditions innove en adaptant BD Livre dont vous etes le Heros et l’univers de Sherlock Holmes. Ici, vous traquez un mystérieux tueur en série, surnommé « Lame Noire », qui sème la terreur dans les ruelles de Londres.
Mécaniques d’enquête : entre logique et observation
L’organisation repose d’abord sur une structure classique : vous suivez les numéros de cases indiqués. Les interrogatoires que vous mènez débloquent des mots-clés, ouvrant l’accès à de nouvelles pistes. Mais attention : les indices se cachent aussi dans le décor. Une loupe s’impose, d’autant que le format du livre (15×21 cm, proche d’un A5) ne facilite pas la tâche.
Un style graphique au service de l’enquête
Les dessins, sans être exceptionnels, s’inscrivent dans la ligne claire franco-belge, avec des traits nets et précis. En revanche, les couleurs, réduites à des aplats numériques sans dégradés, déçoivent un peu. Mais ce choix a un avantage : il permet de repérer plus facilement les numéros dissimulés dans les illustrations. Car l’enquête, elle, est exigeante. Une fois un suspect identifié, une série de questions vérifie votre compréhension de l’affaire. Rien n’est laissé au hasard.
Liberté et désorientation : le prix de l’autonomie
Contrairement à un livre traditionnel, cette BD vous offre une grande liberté… mais aussi le risque de vous perdre. Chaque indice doit être noté scrupuleusement, sous peine de tourner en rond, sans savoir quelle piste vous avez manquée. Cette difficulté, bien que frustrante, constitue aussi le sel de l’aventure : comme le célèbre détective de Baker Street, c’est à vous de relever les détails. Rien n’est fait pour vous faciliter la tâche. Déstabilisant ? Oui. Stimulant ? Absolument.
Des finitions perfectibles
Malgré ses qualités, cette version souffre de quelques défauts de finition. On relève des erreurs de numérotation (un « 066 » renvoie en réalité à la case N°166, un « 18 » à la case N°81…). Pire : certaines questions de finalisation d’enquête reposent sur des éléments jamais expliqués ou justifiés par les preuves collectées. Dans un univers où la logique prime, ces incohérences déçoive d’autant plus.