"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

une ville Ă  feu et Ă  sang!

Alerte au vieux crouton qui va parler de sa jeunesse. LĂ  je vous prĂ©vient c’est la nostalgie qui parle, rĂ©sultat vous allez vous prendre un phamlet de louanges sur ce jeu que j’ai mais aimĂ© dans les 30 premières secondes. La raison : « bon dious » ça cogne, et ça se ressent manette en main.

LizardCube nous prĂ©sentait son bĂ©bĂ© ce mercredi matin Ă  la Gamescom, ils Ă©taient mal barrĂ©s pour m’Ă©pater, je venais de voir l’un derrière l’autre Windjammers 2 et Young Soul. Deux titres dont je vous parlerai plus tard. Mais j’avoue ils avaient dĂ©jĂ  acquis ma sympathie car passer derrière Street of Rage 1 et 2, c’est pas Ă©vident (meilleurs Beat-Them-Up Megadrive Ever). Ils leurs rester Ă  ne pas refaire les conneries du 3 aussi, Ă©viter la mort du 3D sur Dreamcast et surtout se faire accepter petit français par Sega (avec toutes les contraintes que ça implique – NDR : j’attends toujours mon intĂ©grale Dreamcast chez PixnLove, 2 ans de relecture chez Sega en sont semble-t-il la raison). Et visiblement ils ont rĂ©ussi puisque je les croise pour 30 mins de « Hands-On » Ă  tabasser des junkies en blazer jaune, Shiva et bien d’autres.

Blaze, personnages de jeu vidéo avec vêtements de style combat, en illustration artistique colorée, destinée à représenter un personnage de jeu d'action ou de combat, dans un contexte de gaming.

Alors dĂ©jĂ  comme je vous le disais, on sent vraiment la frappe, c’est le premier truc qui choque et surtout est apprĂ©ciable. Je ne sais pas quel miracle de dĂ©veloppement ils ont rĂ©ussi Ă  crĂ©er pour donner cette sensation (peut ĂŞtre une microseconde de dĂ©lai quand on touche). La sensation est bien lĂ . Ensuite on s’attarde sur nos habitudes, coup de poing OK, enchainement OK, coups spĂ©ciaux OK, chope automatique des mĂ©chants pour les faire voler … ah tiens je peux faire voler un Big Ben, hum…

C’est lĂ  qu’on m’explique qu’ils ont changĂ© quelques trucs, « oui je le vois bien ». Ils prennent en compte le poids, mais pour les dĂ©gâts infligĂ©s Ă  l’impact, plus c’est gros, plus ça fera mal. De mĂŞme le coup spĂ©cial qui grappille une petite partie de la vie, le fait encore, mais vous pouvez dĂ©sormais la rĂ©cupĂ©rer si vous rĂ©ussissez Ă  blesser des ennemis sans vous faire toucher par la suite. C’est exactement pareil pour le Friendly Fire bien prĂ©sent, mais fonctionnant sur le mĂŞme principe. Ça sent un peu la casualisation du soft, mais ce n’est peut ĂŞtre pas plus mal, ça forcera Ă  ne pas vider un Ă©cran d’ennemis avec les coups spĂ©ciaux, il deviendrait impossible de rĂ©cupĂ©rer les points de vie alors.

Après, on retrouve presque toutes nos habitudes de Street of Rage, des armes en quantitĂ©, des dĂ©cors qui se suivent, mais ne se ressemble pas. Et ils ont Ă  chaque fois ajoutĂ© leur touche personnelle. Pour les armes de jet, on peut les relancer Ă  la volĂ©e. De mĂŞme pour la rĂ©cupĂ©ration au sol d’Ă©lĂ©ment, ils ont dĂ©cidĂ© après test d’y attribuer un bouton (ça fait bizarre pour les vieux comme moi), et il y a un superstar move qu’on n’avait pas revue depuis le Street of Rage premier du nom – symbolisĂ© par une voiture de police qui dĂ©barquait avec un bazooka), chaque personnage ayant sont propre mouvement toujours superbement bien animĂ©.

Graphiquement, oubliez les râleurs de Twitter, c’est juste magnifique. Se battre dans un dĂ©cor de BD extrĂŞmement dĂ©taillĂ©, c’est « Wahou »! Je n’utilise pas souvent des termes comme celui-lĂ , mais franchement ça m’a juste rendu joyeux. L’animation est superbe, ils prennent en compte la lumière sur les personnages pour en changer un peu le teint/couleur. De voir Blaze faire sa boule de feu, ça fait un petit quelque chose.

Ce que l’on a pu apprendre durant ces 30 minutes de prise en main :

  • Un nouveau personnage sera dĂ©voilĂ© (le robot en ombre sur la page de prĂ©sentation), mais j’ai cru comprendre qu’il y en aurait « plus ». Peut-ĂŞtre un cinquième donc.
  • Il y aura bien un mode Maniac extrĂŞmement difficile.
  • L’aventure sera composĂ©e de plus de 8 Stages, et sera plus longue qu’un Street of Rage classique.
  • Casualisation toujours, la mort n’entrainera pas la reprise au dĂ©but du jeu, mais au dĂ©but du stage.
  • Seule Cherry peut courir pour le moment :'( – un peu comme Sammy dans Street of Rage 2.
  • Il y a des nouveaux mĂ©chants (Diva avec un serpent qui joue avec l’Ă©lectricitĂ©)
  • Des Ă©lĂ©ments non intĂ©grĂ©s en raison des capacitĂ©s de l’Ă©poque ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s pour faire un clin d’oeil
  • Le premier stage est toujours notre bonne vieille rue
  • Il y aura des trucs fun, mais pas sujet Ă  dĂ©bat (comme ça avait Ă©tĂ© le cas du transsexuel dans Bare Knucle 3 transformĂ© en Shiva chez nous)
  • Qu’Axel a un pull autour de la taille pour donner de l’Ă©paisseur et du mouvement.
  • Que le Principal Dev et le Background Designer ont Ă©tĂ© super bien brieffer pour ne rien lâcher Ă  la presse 🙂

Passons aux critiques minimes, mais constructives, personnellement je ne trouve aucun intĂ©rĂŞt de lancer des fioles Ă©lectriques, ça n’a pas de sens dans le monde de Street of Rage. J’accepte le feu (Molotov) et l’acide bien que cela rajoute visiblement pas mal de travail d’animation lors du dĂ©cès – la preuve dans la dĂ©mo que je vous partagerais, l’un des ennemis dĂ©-pop, car il n’a pas d’animation de mort pour ce cas. En plus ces potions ne font pas masse de dĂ©gâts visiblement.

Certains Ă©vĂ©nements n’apportent pas grand-chose. Je prends l’exemple de la voiture qui s’Ă©crase contre un mur devant nous. OK, certes c’Ă©tait un truc que voulaient intĂ©grer les dĂ©vs Ă  l’Ă©poque. Et? Ça apporte quoi concrètement? Ça existait dĂ©jĂ  dans Tortue Ninja. Si aucun ennemi spĂ©cial n’en sort, je ne comprends pas trop la raison d’ĂŞtre d’un tel Ă©vĂ©nement.

Comme vous pouvez le constater, je ne râle pas beaucoup…

Bon après tout cela, que puis-je ajouter : que j’attends 2020 avec impatience et que ça sera un « Day One » pour moi. En espĂ©rant une version physique.

Â