The Medium sur Xbox Series X, l’horreur psychologique à la croisée de deux mondes
The Medium est un jeu d’horreur psychologique à la troisième personne. Il est sorti en janvier 2021, d’abord sur Xbox Series X et PC. Par la suite, il est également arrivé sur PlayStation 5.
Le jeu mise sur une ambiance sombre et angoissante. Ici, pas de fusillades spectaculaires ni d’action frénétique. Au contraire, l’expérience privilégie la narration, la tension et l’exploration. Vous allez incarner Marianne, une médium capable d’évoluer simultanément dans le monde réel et dans le monde des esprits.
L’histoire se déroule principalement dans un complexe hôtelier abandonné en Pologne, le Niwa Resort. Dès les premières minutes, le ton est donné. L’atmosphère est pesante, presque mélancolique. Vous allez vivre une aventure centrée sur les traumatismes et les secrets enfouis.
À sa sortie sur Xbox Series X, le titre a été pensé pour exploiter la puissance de la console. En effet, la gestion de deux mondes affichés en même temps représente un vrai défi technique.
Le studio de développement
Le jeu a été développé par Bloober Team, un studio polonais fondé en 2008 et basé à Cracovie. L’équipe s’est progressivement spécialisée dans l’horreur psychologique. Avant The Medium, le studio s’est fait remarquer en 2016 avec Layers of Fear. Ce jeu explorait la folie d’un peintre dans une maison en constante transformation. En 2017, ils ont enchainé avec Observer, un thriller cyberpunk sombre et oppressant.
Avec The Medium, le studio franchit un cap. On passe clairement au niveau au-dessus, tant sur le plan technique qu’artistique. De plus, l’équipe a collaboré avec Akira Yamaoka, connu pour son travail sur Silent Hill 2. Cette collaboration renforce d’autant la crédibilité du projet auprès des amateurs d’horreur.
Au coeur du gameplay
Une dualité entre le monde réel et le monde des esprits
Le concept central repose sur la coexistence de deux réalités. Marianne peut évoluer dans le monde physique et dans le monde spirituel. Parfois, l’écran se divise en deux. Le joueur contrôle alors les deux versions du personnage en simultané !
C’est là que le jeu devient fascinant. En effet, certaines énigmes exigent d’agir dans un monde pour débloquer un passage dans l’autre. Par exemple, un obstacle infranchissable dans la réalité peut être contourné dans le monde des esprits. Ensuite, une action spirituelle peut influer directement sur l’environnement réel. On est donc bien au-delà du simple effet visuel. Chaque zone est un puzzle à double lecture.
Exploration et tension
The Medium n’est pas un jeu d’action. Il n’y a pas de système de combat classique. Face aux créatures hostiles, il faut se cacher, esquiver ou utiliser des capacités spirituelles somme toute très limitées.
Le rythme est volontairement lent. Les déplacements de Marianne sont mesurés. Cela renforce la tension et donne le temps d’admirer les paysages. Cependant, cela peut aussi frustrer les joueurs habitués à des titres plus dynamiques.
Les caméras fixes rappellent les anciens survival horror. Ce choix accentue le côté cinématographique. En revanche, il peut parfois compliquer la lecture de l’espace. Une petite frustration de plus pour certains gamers…
Un régal artistique
Visuellement, sur Xbox Series X le jeu met une grande claque visuelle. Les environnements sont détaillés et cohérents. Le Niwa Resort dégage une vraie identité. Les couloirs délabrés, les chambres abandonnées et les salles de réception racontent une histoire silencieuse.
Le monde des esprits adopte une esthétique organique et dérangeante. Les textures semblent vivantes. Les décors paraissent corrompus. Cette opposition visuelle entre les deux mondes fonctionne parfaitement.
La bande-son joue un rôle majeur. Les compositions d’Akira Yamaoka apportent une dimension mélancolique. Les silences sont également utilisés avec intelligence. Par conséquent, la tension ne retombe jamais totalement.
Mon avis
Le concept est brillant. L’interaction entre le monde réel et le monde des esprits, c’est juste énorme. Peu de jeux ont osé afficher deux réalités en même temps avec une telle cohérence à ma connaissance. On a quelque part un petit côté Stranger Things qui fait plaisir.
Les énigmes qui combinent les deux mondes sont très ingénieuses. On ressent une vraie satisfaction lorsqu’on comprend comment les dimensions s’influencent. De plus, cette mécanique n’est jamais gadget. Elle structure toute l’aventure et alimente souvent l’histoire en anecdotes qui renforcent l’immersion.
Les graphismes sont beaux. Sur Xbox Series X, les environnements sont nets et détaillés. On a envie de visiter chaque recoin du Niwa Resort. ça a réveillé mon envie de faire de l’urbex !
Cependant, qu’est-ce que c’est lent… Même ma grand-mère court plus vite que le personnage principal. Les déplacements sont pesants. Par moments, on aimerait accélérer un peu le rythme. Heureusement j’aime bien les récits sombres et les atmosphères travaillées, et j’ai donc pris du plaisir à affronter les affres du Niwa Resort…