Découverte visuelle et ton général
J’ai eu la surprise de pouvoir obtenir un rendez-vous pour un jeu secret édité par Limited Run Games présenté en avant-première à la Gamescom. Alors que je venais tout juste d’arriver à Cologne et que je ne savais pas encore de quoi il s’agissait, une video de He-Man and the Masters of the Universe : Dragon Pearl of Destruction (ouf) a été diffusé . J’ai néanmoins pu jouer à ce beat’em up inspirée de la série Les Maîtres de l’Univers en français. Le titre est développé par le studio Bitmap Bureau, connu pour ses productions 2D en pixel art de qualité.
Le jeu s’inscrit clairement dans la tradition des titres qu’on trouvait sur bornes d’arcade dans les années 1990. Les sprites imposants et le scrolling horizontal rappellent les grandes productions Capcom, notamment Dungeons & Dragons: Tower of Doom et Shadow over Mystara. He-Man and the Masters of the Universe : Dragon Pearl of Destruction est prévu en 2026 sur toutes les plateformes modernes (PS5, Xbox Series, Switch). Il n’est pas exclu qu’il connaisse également une déclinaison rétro (qui a dit Neo Geo ?). À ma question, on m’a répondu que de nombreuses annonces suivraient. Du coup je me suis mis à espérer…
Gameplay et mécaniques
Le gameplay reprend les bases d’un beat’em up classique. J’ai pu incarner He-Man/Musclor sur plusieurs niveaux, mais d’autres personnages de la série ont déjà été annoncés comme jouables : Teela, Man-At-Arms et Evil-Lyn.
Les combats reposent sur des attaques légères et puissantes, un bouton de blocage et une attaque spéciale qui consomme une portion de santé. Pour cette dernière, He-Man/Musclor déclenche la célèbre incantation « Par le pouvoir du Crâne ancestral ! » (By the Power of Grayskull!). Un éclat lumineux surgit, puis un faisceau d’énergie se transforme en une décharge d’éclairs frappant les ennemis alentour. Elle met toutefois un certain temps à se déclencher, et contrairement à ce que je pensais, elle n’est pas idéale lorsque l’on est cerné par les adversaires.
La mécanique de projection permet d’envoyer les ennemis à distance, tandis que le classique coup de pied sauté fait de même.
Une attaque ultime (celle visible dans la vidéo avec le dragon cracheur de feu) peut être déclenchée après avoir récupéré cinq orbes au cours des niveaux.
Contenu et ambiance fidèle à la licence
Par manque de temps, je n’ai pu parcourir que deux ou trois niveaux différents. Le jeu en promet douze au total, chacun inspiré de lieux et de personnages iconiques d’Eternia, comme le palais royal, Skeletor ou Trapjaw.
En revanche, les décors m’ont paru assez vides pour l’instant, avec seulement quelques jarres destructibles.
L’esthétique pixel art se montre fidèle à l’esprit du dessin animé des années 80. La prise en main est bonne, les animations sont fluides et les coups percutants, avec un ressenti visuel et sonore convaincant. Point positif : on se repère facilement dans la 2D isométrique grâce à l’ombre portée des personnages, qui permet de vérifier l’alignement des sprites.