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Lecture: L’histoire de la Nintendo 64, l’avis

Souvent (et toujours) dĂ©criĂ©e mais proposant des titres (souvent propriĂ©taires) fameux, le moins que l’on puisse dire, c’est que la troisiĂšme console de salon occidentale de Nintendo n’aura pas laisser indiffĂ©rent. Et c’est ce support historiquement clivant qu’a choisi d’aborder Patrick Hellio.

Nous concĂ©dons bien volontiers que la Nintendo 64 est loin d’ĂȘtre Ă©vidente Ă  aborder. Malheureusement, ce n’est pas le dĂ©but de l’ouvrage qui nous contredira
 Dans le but de dresser un contexte ultra concurrentiel Ă  partir des annĂ©es 93/94, l’auteur nous perd assez vite dans une introduction finalement assez longue et pour le moins assez creuse.

Un ouvrage documenté et référencé

Le principal problÚme est directement issu de la nature des sources. En dehors des communications souvent millimétrées, la société Nintendo fait partie des grandes muettes des sociétés du jeu vidéo.

Patrick Hellio s’en sort pourtant avec les honneurs, en allant cherchant un grand nombre d’interviews ou de posts mortems publiĂ©s sur Internet ou dans la presse vidĂ©oludique – Edge, notamment, mais pas que ; la presse française Ă©tant bien reprĂ©sentĂ©e.

Pour le coup, les anciens membres de la sociĂ©tĂ© Silicon Graphics ainsi que quelques sociĂ©tĂ©s occidentales (comme RARE par exemple) sont largement mises Ă  contribution. Elles apportent un vrai regard de l’intĂ©rieur.

Point positif, les rĂ©fĂ©rences utilisĂ©es sont presque systĂ©matiquement mentionnĂ©es, ce qui nous permet d’aller retrouver celles qui nous intĂ©ressent. On ne rit pas. Mais oui j’ai mĂȘme retapĂ© le lien sur archive.org pour avoir le communiquĂ© de presse SG / Nintendo pour de plus amples dĂ©tails.

Une rédaction sinueuse

MalgrĂ© ce travail de recherche, les sources internes arrivent assez vite Ă  manquer. Du coup, l’auteur a une certaine tendance Ă  rĂ©utiliser ses citations. Parfois, ces exemples se retrouvent ainsi plusieurs fois dans l’ouvrage


On peut comprendre l’intention, mais sur plus de 200 pages. On a vraiment l’impression qu’on nous rallonge la sauce. Le prix de 700$ de la 3DO est citĂ© Ă  de multiples reprises. OK, mais de lĂ  Ă  nous en faire plusieurs lignes, c’est long. Dans la mĂȘme idĂ©e, on aura vite retenu par cƓur les grands films Hollywoodiens ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© des stations de travail de Silicon Graphics ou leurs logiciels – Ce qui permet mĂȘme d’Ă©voquer le film Super Mario Bros. La description du design de la console fait Ă©galement l’objet d’un trĂšs long passage.

Cette tendance Ă  l’Ă©tirement est d’autant plus marquante que le ton employĂ© est parfois particuliĂšrement dithyrambique
 On aimerait parfois un peu plus de retenue. Dire que Doom sur Super Nintendo inflige une « humiliation Â» Ă  la version Jaguar ? vraiment ? L’exploit technique est bien lĂ . Mais le terme est plus que discutable, surtout si on met les deux versions cĂŽte Ă  cĂŽte.

À l’inverse, certains sujets trĂšs attendus (la rupture de Nintendo et Sony pour la PlayStation, le refus de Square de dĂ©velopper sur la N64, le comportement de Nintendo avec les Ă©diteurs tiers, etc.) ne sont au final que trop briĂšvement Ă©voquĂ©s.

Un bilan « Globalement positif »

Pourtant, le traitement sujet reste intĂ©ressant. Comme prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ©, un bon nombre de tĂ©moignages (tous sourcĂ©s, rappelons-le) sont mis Ă  contribution pour Ă©voquer le travail de Silicon Graphics et des dĂ©veloppeurs tiers. Les arrĂȘts sur images sur les opus Zelda et Mario 64 (bien qu’encore une fois un peu longs) reste pertinents. Enfin, le rappel des licences nĂ©es sur la N64 comme Animal Crossing ou Super Smash Bros. est lui aussi plutĂŽt bien vu.


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Avis sur
L'histoire de la Nintendo 64

👍Plaisant👍

Bref l'histoire de la Nintendo 64 reste un ouvrage intĂ©ressant, mais qui a Ă©tĂ© un peu trop dĂ©layĂ©. Il donne donc un cĂŽtĂ© un peu laborieux a la lecture d'autant que certains sujets sont assez peu traitĂ©s. MalgrĂ© tout, il restera un livre utile pour ceux qui s’intĂ©ressent Ă  une console atypique de Nintendo.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Oui

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J'ai acheté une N64 juste pour jouer à Conker Bad fur Day ...

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Kuk

Type de joueur : Mauvais | Type de test : BordĂ©lique Kuk s'est liĂ© d'amitiĂ© avec le monde du jeu vidĂ©o trĂšs jeune. En 1988, il possĂšde son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais
 Durant les annĂ©es suivantes, il s'intĂ©resse tour Ă  tour Ă  la Nec GT, Ă  la NeoGeo Pocket et Ă  sa petite soeur, la dĂ©clinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidĂ©o portable. PassionnĂ© d’histoire et de littĂ©rature, il apprĂ©cie tout particuliĂšrement les jeux de rĂŽle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intĂ©rĂȘt pour le travail fourni par les dĂ©veloppeurs indĂ©pendants dont il se fait une spĂ©cialitĂ©. Dans tous les cas, il privilĂ©gie le fond Ă  la forme.