Bound, le test sur Playstation 4
C’est amusant comment un titre peut ĂȘtre quasi incomprĂ©hensible sans le kit de presse qui va avec. C’est « un peu » le cas de Bound sur PlayStation 4 du trĂšs estimĂ© studio de Santa Monica. Un titre complĂštement perchĂ© sur plus d’un point. Qui propose « une histoire », mais aussi une vision artistique vouĂ©e Ă ĂȘtre savourĂ©e aussi en VR. Pas de bol, on n’a pas de casque. C’est donc une expĂ©rience tronquĂ©e qu’on essaye aujourd’hui. Mais on ne jugera pas le jeu sur cet aspect, mais plus sur le message qu’il tente de faire passer.
En effet, tout commence quand on femme enceinte arrive en bord de mer, elle traine ses pieds dans le sable, puis s’assoie et pense. C’est lĂ que la partie jeu commence. Dans un monde « cubique » et Ă©trange, une reine mĂšre vous appelle Princesse, et vous demande d’aller trouver le monstre qui dĂ©truit le royaume. Dans cette partie qu’on imaginera rĂȘver, le monde semble Ă l’abandon, les pierres se cassent sous vos pieds, et vous jouez visiblement une danseuse (pourquoi une danseuse? Est-ce que notre hĂ©roĂŻne en est une?). Ce mĂ©lange donne un ton visuel vraiment agrĂ©able, mais reste totalement incomprĂ©hensible. Plus tard, on comprendra que chacun des niveaux de Bound sur PlayStation 4 correspond Ă une page de votre cahier d’enfant. Chaque page Ă©tant, semble-t-il, un souvenir souvent peu agrĂ©able. (on pourrait ĂȘtre plus prĂ©cis, mais ça serait du spoiler)
Alors bien Ă©videmment comme vous jouez surement une fille qui a eu son diplĂŽme de psychologie Ă 5 ans, elle a eu la bonne idĂ©e de mettre Ă la premiĂšre et derniĂšre page du cahier un dessin « heureux ». Ă vous de les recoller en arrachant les autres. Ce chemin de croix que vous devrez suivre sera linĂ©aire et trĂšs orientĂ©e plate-forme. Ă chaque fin de niveau, un souvenir se forme, comme si vous l’aviez oubliĂ©. Mais rien n’explique le pourquoi de cette oublie, et pourquoi : alors qu’elle va devenir mĂšre, elle dĂ©cide de se remĂ©morer? On ne peut qu’imaginer un scĂ©nario : le stress du premier enfant, des choses difficiles de son passĂ© qu’elle n’a jamais traitĂ©, et qu’elle ne veut pas reproduire, ou bien pire…
RĂ©sultat, le message Ă©tant peu clair, il est difficile de cerner si l’objectif est positif, ou nĂ©gatif. Je me suis mĂȘme demandĂ© si les dĂ©veloppeurs n’avaient tout simplement pas peur de vieillir, fonder une famille, etc. (Personnellement si je suis leur enfant, je n’aimerais pas que ce soit un hommage đ le monde Ă©tant sombre). Impossible pour moi de dĂ©duire les raisons de notre prĂ©sence ici, pourquoi tous ces souvenirs sont « disparus ». Rendant difficile l’attachement Ă notre hĂ©roĂŻne. La fin (avec un choix donc 2 possibilitĂ©s) qui arrive aprĂšs 3h de jeu explique vaguement pourquoi on a eu besoin de suivre ce « chemin ».
#Bound sur #PS4 est plus une dĂ©monstration technologique qu'un jeu agrĂ©able Ă jouer. Le fond psycho-dramatique n'excuse rien, voir mĂȘme m'angoisse sans rĂ©pondre Ă mes attentes.
La Team Tweet
Ennuyeux !



