"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Jeu de Société

Denko

Denko : un jeu de rapidité coloré, amusant et facile à sortir

Denko est un jeu d’ambiance rapide, nerveux et familial. Il est signé Matys Barthélémy et Alexandre Asri, illustré par Dinis Contente, et édité par Old Games Edition. Le jeu se joue de 2 à 6 joueurs, à partir de 7 ans, pour des parties courtes d’environ 10 à 15 minutes. Le thème nous emmène du côté du folklore japonais. Les joueurs incarnent des samouraïs qui doivent chasser des Yokai descendus du mont Denko. Ces esprits viennent semer le chaos. Ainsi, il faudra les repousser de son domaine, quitte à les envoyer chez les autres joueurs. L’ambiance est donc fun et clairement pensée pour créer des réactions autour de la table.

On est donc sur un petit jeu léger, accessible et très direct. Il ne cherche pas à raconter une grande aventure. En revanche, il mise sur les réflexes, la mémoire et la tension du bon geste au bon moment. C’est typiquement le genre de boîte que l’on peut sortir entre deux gros jeux, en famille, ou avec des enfants qui aiment les jeux où ça bouge.

A la création

Denko est signé par Matys Barthélémy et Alexandre Asri. Ils sont également les fondateurs d’Old Games, une maison d’édition indépendante créée en 2024 à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Leur ligne éditoriale est assez claire : proposer des jeux rapides, funs, accessibles et pensés pour créer de l’ambiance autour de la table. C’est une bonne clé de lecture pour comprendre Denko. Le jeu ne cherche pas la complexité. Il prend une mécanique familière, celle du jeu de réflexes et de mémoire, puis l’habille avec un thème et des contraintes ludiques.

Côté illustration, Dinis Contente signe l’identité visuelle de Denko. Il est également le directeur artistique de Old Games. Son style se traduit notamment sur les Yokai qui sont très colorés, expressifs et plutôt stylés. Le jeu attire l’œil dès l’ouverture de la boîte. C’est important pour un jeu de rapidité, car les illustrations doivent donner envie sans nuire à la lisibilité.

L’univers des Yokai donne une bonne accroche pour présenter le jeu aux enfants. Il s’agit d’esprits farceurs japonais, qui descendent de Denko, la montagne de l’éclair. On peut dire aux enfants qu’ils incarnent des samouraïs qui chassent des démons ! C’est plus parlant qu’une simple mécanique de cartes à taper. Mais honnêtement dans le feu de l’action, on pense rapidement plus aux numéros qu’aux Yokai..

A la découverte de Denko

À l’ouverture, Denko donne une bonne première impression. La direction artistique attire tout de suite l’œil. Les illustrations sont très colorées, assez stylées, et donnent envie de manipuler les cartes. Le thème japonais est présent sans être lourd. Cela reste un jeu familial, pas un cours sur le folklore. La boîte contient 87 cartes à jouer de différents types et la notice. Celle-ci peut un peu perdre au départ. Elle prend le temps de poser le contexte, d’expliquer ce qu’est Denko et un Yokai, puis propose aussi un glossaire. Résultat : avant d’arriver vraiment à la règle du jeu, on peut légèrement décrocher. Ce n’est pas bloquant, car les règles sont simples. Cependant, pour une première partie avec des enfants impatients, on a envie d’aller plus vite.

Autre petit bémol mais une bonne idée : le packaging intérieur. Deux feuilles cartonnées forment une sorte de couvercle dans la boîte. L’idée est bonne, car cela donne un côté écrin. Pourtant, en pratique, ça ne tient pas toujours très bien. Il faut les reclipser à chaque rangement. Ce n’est pas dramatique, mais c’est le genre de détail qui peut agacer à l’usage.

Les mécaniques de Denko

Denko repose sur une mécanique simple : révéler des cartes, observer ce qui se passe, puis taper sur la bonne pile au bon moment. Le but est de se débarrasser de ses cartes avant les autres. Mais, évidemment, les Yokai et surtout ceux cachés dans les ténèbres viennent perturber la partie. Les malédictions ajoutent de nouvelles contraintes au fil du jeu. Ainsi, la difficulté peut évoluer selon le nombre de règles supplémentaires que l’on accepte d’ajouter. C’est là que Denko devient intéressant. À la base, les enfants comprennent vite ce qu’il faut faire. La mécanique est immédiate. On regarde, on réagit, on tape. Pourtant, dès que les malédictions arrivent, les erreurs se multiplient. Il faut alors garder en tête les effets en cours. Donc, le jeu mélange rapidité, mémoire et concentration.

À la maison, mes filles de 6 et 8 ans ont bien accroché. La règle de base est facile à assimiler. Ensuite, les malédictions permettent de complexifier les parties sans changer tout le jeu. C’est malin, car chacun peut ajuster le niveau. Avec de jeunes enfants, on peut rester simple. Avec des joueurs plus à l’aise, on ajoute des contraintes et ça devient vite plus chaotique. Même avec la petite de six ans j’aurai tout de suite pu mettre deux malédictions sans qu’elle soit perdue. Il y a ainsi un petit côté Bataille Corse ++. On retrouve les cartes cachées, le réflexe, le moment où tout le monde surveille la table. Mais Denko ajoute son univers, ses effets, et une couche de malédictions qui rend le jeu plus dynamique. Les interactions sont constantes, car il faut avant tout être plus rapide que les autres !

Avis sur
Denko

👍Amusant👍

Pour conclure, Denko est un jeu de rapidité bien conçu. Il fonctionne bien, il s’explique vite, et il crée facilement de l’ambiance. Ce n’est pas un jeu profond, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Il est léger, efficace, coloré et facile à sortir. À ce prix-là, je recommande clairement, surtout pour une famille qui cherche un petit jeu fun, accessible et un peu nerveux !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Disponibilité

Age conseillé

Nombre de joueurs

Thèmes

Editeurs/Auteurs

Pas d'anecdote

Image de Flo

Flo

Florent c'est le petit nouveau, il ne sait pas trop où il met les pieds, mais il a qu'une envie se perdre dans les dédales de Cologne, boire des bières et manger de la saucisse avec nous. Alors on lui a dit "Oui"! Bon niveau jeu vidéo, il est le typique joueur PC qui fait une génération de console sur 5. Il ne collectionne pas et il est un papa-poule quand il n'a pas sa Switch dans les mains. Mais quand il fait un test, il s'y met à fond!