"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Fate/EXTRA, le test sur PSP (2015)

Fate/EXTRA est jeu de rĂ´le rĂ©alisĂ© conjointement par les sociĂ©tĂ©s Image Epoch et Type-Moon. Cette dernière est surtout connue au Japon pour ses romans graphiques. D’ailleurs, très honnĂŞtement, nous avons eu l’impression d’ĂŞtre dans ce type de production durant la première heure et demie de jeu. Heureusement, il ne s’agissait que de poser l’univers et l’ambiance !

Dans Fate/EXTRA, vous entrez dans la peau d’un Ă©lève anonyme et amnĂ©sique d’un lycĂ©e japonais (oui, cela fait dĂ©jĂ  beaucoup). Rapidement, vous vous rendez compte que la rĂ©alitĂ© n’est pas ce qu’elle semble ĂŞtre. Et vous voila finalement plongĂ© – après le long prologue prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ© – dans un monde parallèle Ă  participer Ă  la quĂŞte du… Graal. Vous serez secondĂ© par une entitĂ© rĂ©incarnĂ©e (issue de l’histoire mondiale Ă  choisir parmi trois) que vous contrĂ´lerez durant les combats. Le scenario Ă©voluera en fonction d’un calendrier très strict qui vous imposera d’Ă©liminer d’autres compĂ©titeurs Ă©galement en quĂŞte de cet objet de pouvoir.

Une bonne inspiration Persona

Indubitablement, les dĂ©veloppeurs ont beaucoup regardĂ© du cĂ´tĂ© de Persona 3 d’Atlus et pas seulement pour ce cotĂ© « school game ». En effet, la fonction de sociabilitĂ© se fait auprès de votre entitĂ© (pour dĂ©bloquer son attaque spĂ©ciale). Par ailleurs, le fait de chercher des informations sur les entitĂ©s que vous affronterez vous donnera un avantage dĂ©cisif sur eux. Par exemple, le premier boss est une femme pirate. En se promenant dans le jeu, en discutant avec des personnages non-joueurs (PNJ) et en faisant des recherches dans une bibliothèque, on dĂ©couvre qu’il s’agit en rĂ©alitĂ© de la rĂ©incarnation de Francis Drake, un cĂ©lèbre pirate anglais. Cette dĂ©couverte vous permettra de mieux anticiper ses attaques lors de l’affrontement.

Les combats sont un peu particuliers puisqu’ils se font par manche de six tours. Vous pouvez choisir parmi trois actions : attaque, break et dĂ©fense. Ceux-ci fonctionnent dans la logique du jeu papier/pierre/ciseau : attaque brise le break, qui brise la dĂ©fense, qui brise l’attaque. La difficultĂ© vient du fait que les actions de vos adversaires n’apparaissent que si vous les connaissez (c’est lĂ  qu’a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© un cotĂ© aventure/recherche d’information pour affronter les boss) ou que vous les avez longuement combattus (pour ce qui est des monstres classiques).

Mais répétitif

Comme vous vous en doutez, il y a un problème, Ă  savoir l’importante rĂ©pĂ©titivitĂ© des combats. C’est d’autant plus le cas que les monstres qui peuplent les donjons sont les mĂŞmes (ah, le bon vieux coup du changement de palette des couleurs selon le niveau visitĂ© !). Et suprĂŞme avarice, ces niveaux sont très peu nombreux et ne sont accessibles que par tranche de deux, selon les concurrents du moment. Cette rĂ©pĂ©titivitĂ© est cependant cassĂ©e par les alternances de phase d’aventure/recherche et de RPG pur. Les donjons sont, quant Ă  eux, de plus en plus vastes – ce qui compense leur faible nombre, et se jouent mĂŞmes sur plusieurs niveaux. De plus, ils sont très bien pensĂ©s avec leurs lots d’interrupteurs, de passages secrets, etc.

Fate/EXTRA c’est du design et une l’ambiance

Les graphismes de Fate/EXTRA sont plutôt beaux. On regrettera que la zone de jeu du lycée reste assez petite. Mention spéciale au donjon qui est représenté en 3D façon Tron avec des paysages immergés qui apparaissent en arrière plan et qui diffèrent selon les niveaux. Les différents graphistes ont bien utilisé certains effets tels que la vue en contre-plongée ou les effets d’affleurement de la matrice dans les phases d’aventure dans le lycée à la Matrix.

L’ambiance qui se dégage du titre est remarquable. Cela est dû notamment au scénario de Kinoko Nasu à qui on doit un univers original. La dimension tragique est vraiment palpable et la « mort » de vos adversaires vous est renvoyée à la figure avec tout ce qu’impliquent vos choix au cours de l’aventure. Il va falloir les assumer !

 

Avis sur
Fate/EXTRA

Génial

En résumé, cette licence - qui n’est pas exempte de défaut - se révèle très prenante. C'est une vraie nouveauté pour nous joueurs occidentaux. Rien qu’à ce titre, #Fate/EXTRA est à essayer d’urgence. Rappelons qu'il s'agit là, sans doute, de l'un des derniers jeux disponibles en version PAL sur #PSP. Le titre est disponible en téléchargement sur le #PlayStation Store ou dans une belle édition collector éditée par Ghostlight.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Pas d'anecdote

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Kuk

Type de joueur : Mauvais | Type de test : Bordélique Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.