Annoncé en avril 2026 et prévu pour février 2027, Metro 2039 disposait d’un stand assez impressionnant pour la Gamescom 2026. La décoration nous mettait immédiatement dans le bain, avec une ambiance post-apocalyptique soviétique particulièrement réussie. Même si les entrées en forme de rond m’ont davantage fait penser à Fallout… mais bon ! Il s’agissait surtout pour moi de réparer un oubli. Avec le nombre phénoménal de propositions de rendez-vous reçues pour le salon, j’avais tout simplement oublié que le jeu était bien présent à la Gamescom. Heureusement, le mercredi étant réservé aux médias, j’ai pu rattraper le coup et enfin poser les mains sur le jeu.
La bonne nouvelle de cette démo Gamescom de Metro 2039, c’est donc qu’elle permettait réellement de prendre le titre en main. On incarne l’Étranger, un homme mystérieux qui souhaite régler ses comptes avec le Novoreich, la faction fasciste bien connue de l’univers Metro. Celle-ci ne cesse de gagner du terrain. À vous d’éradiquer cette peste brune et de remonter la piste de son nouveau Führer…
La démo débute dans le métro, un environnement désormais bien connu des joueurs de la série. L’occasion de retrouver les différentes petites mécaniques qui font le charme de la licence : le briquet pour brûler les toiles d’araignée, le masque à gaz pour traverser les zones radioactives, la lampe pour éclairer les endroits plongés dans l’obscurité, etc. Et, bien évidemment, un affrontement permettent rapidement de se familiariser avec les armes. Mais il ne faut pas attendre bien longtemps avant de quitter les tunnels pour rejoindre la surface.
Une Moscou en ruines
Première impression : le jeu est vraiment magnifique. Les décors comme les ambiances sont particulièrement réussis. C’est encore plus flagrant lorsque l’on découvre une Moscou en ruines, avec ses immeubles qui se découpent dans le ciel tandis que l’on progresse dans des quartiers totalement désolés.
Les personnages principaux ont manifestement bénéficié d’un soin particulier. L’impression est en revanche moins flatteuse pour les personnages secondaires, dont les visages sont nettement moins détaillés. Les interactions avec les PNJ sont également, comme dans la série, quasiment inexistantes. Même lorsque le métro est surpeuplé, on finit donc par se sentir un peu seul et désœuvré.
Le véritable point fort de Metro 2039, mis en avant dans cette démo, reste toutefois l’exploration. Globalement, le jeu vous demande de rejoindre un point précis, mais rien ne vous empêche de vous éloigner de votre objectif pour explorer les environs. On conserve ce côté « couloir » propre à Metro, mais l’impression dominante est désormais celle d’une certaine liberté.
Discrétion avant tout
Évidemment, il va falloir ruser. Si vous décidez de dérouiller tous les ennemis et de nettoyer systématiquement chaque zone, vous serez très rapidement à court de munitions. Le maître mot reste donc la discrétion. On ne tire que lorsque c’est nécessaire, où lorsqu’un affrontement est inévitable.
Metro 2039 semble ainsi proposer un mélange de phases d’exploration et d’infiltration entrecoupées de combats, avec une gestion des ressources qui devrait pousser le joueur à réfléchir avant de vider son chargeur.
Autre élément qui saute aux yeux, telle une grenade dégoupillée : la difficulté. Dès que l’on prend un peu trop confiance, le jeu nous le fait payer cash. Débarquer face à un groupe d’ennemis et vider ses précieux chargeurs peut rapidement vous condamner, aussi bien sur le moment que pour la suite de l’exploration.
Heureusement, fouiller les environs peut permettre de récupérer quelques munitions ou des composants utiles au craft. On retrouve également les emplacements d’armes, qui vous obligent régulièrement à faire des choix en cours de route. Un dilemme cornélien bien connu des joueurs de Metro : faut-il conserver une arme puissante mais disposant de peu de munitions, ou récupérer celle trouvée sur le terrain et profiter d’un stock de munitions plus important ?
Une bonne surprise
Metro 2039, que j’avoue avoir un peu oublié avant la Gamescom, s’avère finalement être une bonne surprise. La version présentée reprend des mécaniques déjà bien connues et éprouvées dans Metro Exodus : monde semi-ouvert, exploration et gestion particulièrement précautionneuse des munitions.
Reste maintenant à voir si ces différents éléments parviendront à former un ensemble cohérent, notamment du côté du scénario. Le choix d’un environnement largement urbain semble en tout cas particulièrement pertinent. Moscou et ses ruines permettent de renouer encore davantage avec l’identité de l’univers Metro, là où Exodus proposait une approche plus rurale et ouverte.
Il faudra donc patienter jusqu’en février 2027 pour voir si cette première impression se confirme. Mais pour l’instant, Metro 2039 a réussi à attirer de nouveau mon attention.
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