Pour effectuer le grand retour de la sĂ©rie Driver sur consoles portables, Ubisoft a optĂ© pour la Nintendo 3DS. Un choix pas forcĂ©ment très pertinent lorsque l’on connait les performances relativement limitĂ©es de la console en matière de 3D, tout particulièrement lorsqu’un jeu affiche de vastes environnements ouverts. Et cela se confirme une fois le jeu lancĂ©…
Au fil des annĂ©es, le pitch de Driver n’a guère Ă©voluĂ© : dans la peau d’un ancien flic dĂ©sabusĂ©, vous partez du constat que la fin justifie les moyens et vous vous lancez ainsi dans une croisade musclĂ©e contre le crime organisĂ©e. Bien Ă©videmment, toutes les missions que vous menez sont en « sous-marin », les autoritĂ©s n’en ont officiellement pas connaissance et vous pouvez employer les moyens qui vous sembleront les plus adĂ©quats… quels qu’ils soient ! Le scĂ©nario est digne d’une production de sĂ©rie B des annĂ©es 1980 ce qui n’est pas forcĂ©ment pour nous dĂ©plaire.
Concrètement, tout ceci se traduit par de la course, de la course-poursuite, des objectifs de destruction massive (bâtiments, vĂ©hicules, etc.), parfois avec une limite de temps, parfois sans. En mode Histoire, une vingtaine de missions sont ainsi proposĂ©es. Ce n’est pas Ă©norme, mais certaines sont assez difficiles, vous mettrez donc un certain temps avant d’en venir Ă bout. Question pilotage, il n’y a rien de bien compliquĂ© : le stick analogique pour se diriger, un bouton pour accĂ©lĂ©rer, un autre pour freiner… C’est Ă peu près tout ! Ah oui, et il y a aussi cette possibilitĂ© – complètement irrĂ©aliste – de donner de brusques Ă coups sur la droite ou la gauche pour Ă©viter un dĂ©passement impromptu par exemple. Le « booster », quant Ă lui, se rĂ©gĂ©nère au fur et Ă mesure de vos destructions et il s’active automatiquement. En bref : Ubisoft a voulu faire dans le simple et l’accessible, il doit ĂŞtre possible de prendre sa console en main et de s’amuser en 30 secondes.
Réalisation très pauvre
Ce qui ne veut pas dire non plus que le scĂ©nario passe complètement Ă la trappe. Non, c’est plutĂ´t le contraire mĂŞme puisque chaque mission est entrecoupĂ©e d’une sĂ©quence composĂ©e d’images fixes et de quelques animations, dans le plus pur style d’une bande dessinĂ©e amĂ©ricaine. Le coup de crayon est sympa et plonge dans l’ambiance « tĂ´les froissĂ©es, petites frappes ». On ne dira pas forcĂ©ment la mĂŞme chose concernant la rĂ©alisation graphique gĂ©nĂ©rale, la 3D affichĂ©e Ă l’Ă©cran Ă©tant assez grossière et les dĂ©cors très peu variĂ©s (ce sont souvent les mĂŞmes bâtiments qui se rĂ©pètent jusqu’Ă plus soif). Pour vous donner une petite idĂ©e, l’adaptation de Driver premier du nom sur iPhone et iPad fait mieux (lire notre test). Un comble !
Après avoir terminĂ© le mode Histoire, vous pourrez vous rabattre sur le mode Carrière. Le terme employĂ© est trompeur, il ne s’agit en rĂ©alitĂ© qu’une succession de dĂ©fis qui, souvent, ressemblent comme deux gouttes d’eau aux missions proposĂ©es dans le premier mode. On y (re)jouera donc Ă©ventuellement avec les diffĂ©rents vĂ©hicules dĂ©bloquĂ©s. MĂŞme si certains se conduisent comme de vĂ©ritables savonnettes sur l’asphalte… Driver Renegade 3D est dĂ©finitivement un jeu d’arcade pur jus que l’on joue le pied Ă©crasĂ© sur l’accĂ©lĂ©rateur.
Après un sympathique Driver: San Francisco sur Xbox 360 et PlayStation 3, ce Driver Renegade 3D dĂ©coit forcĂ©ment. Toutes les ambitions ont Ă©tĂ© revues Ă la baisse – logique vu le support, nous direz-vous – et ce titre prĂ©sente quelques dĂ©fauts fort gĂŞnants. Au final, le jeu de course et d’action d’Ubisoft se laisse jouer quelques heures. On n’y reviendra sans doute pas, du coup nous vous recommandons ce Driver Renegade 3D que dans un seul cas : Ă tout petit prix !
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