"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Chorus, le test PS4

L’air de rien, l’équipe Allemande de Deep Silver Fishlabs s’est faite un joli petit nom dans le monde sans pitié du jeu vidéo. Avec des titres mobile tels que Lost Horizon et la série Galaxy on Fire, ou encore sur console avec les portages Switch des deux derniers Saints Row. Elle revient en ce mois de décembre 2021 avec Chorus. Un shoot intergalactique et, disons-le tout de suite, une agréable surprise.

Des étoiles plein les yeux

La force majeure de Chorus est perceptible dès les premières minutes de jeu. Elle réside avant tout dans son ambiance space opéra plutôt réussie, tant sur les plans visuels que sonores. Rapidement, on se rend compte que les possibilités de navigation et d’interaction avec l’environnement sont plus limitées qu’elles n’y paraissent. Les musiques plutôt somptueuses sont régulièrement interrompues par une héroïne parfois un peu trop bavarde.

Mais tout de mĂŞme, jetez donc un Ĺ“il aux captures d’écran de ce test. Le rendu gĂ©nĂ©ral est tout simplement superbe et très immersif. Les amateurs de Star Trek, Star Wars et autres classiques du genre ne sauraient bouder leur plaisir. Les thèmes musicaux sont de qualitĂ© inĂ©gale, mais soutenant Ă  peu près toujours une ambiance Ă©pique et guerrière – la musique de l’Ă©cran-titre en tĂŞte.

The Cult ? Changed my mind.

En terme de scĂ©nario, Chorus nous met dans la peau de Nara, ancienne membre de la secte du Cercle et dĂ©sormais en quĂŞte de repentance. Lors de « l’assaut de trop Â», Nara a dĂ©cidĂ© de quitter ce culte en pleine conquĂŞte de l’univers et provoquant par la mĂŞme la colère de son leader, le Grand Prophète.

Pilote d’exception désormais au service des habitants du système Stega Central, certains événements et notamment le retour des membres du Cercle vont la pousser à faire une dernière fois face à son passé. La tentative d’écriture est louable, mais jamais très élaborée ni franchement originale. Elle constitue néanmoins l’agréable fil rouge de Chorus, favorisant l’empathie et donnant du sens à une action trépidante.

Dog Fight dans le cosmos

Car du côté du gameplay, Chorus est un shoot 3D vu de dos. Il lorgne clairement du côté de Wing Commander, Star Fox ou encore du plus récent Strike Suit Zero. Plus logiquement, studio de développement commun oblige, il est l’héritier naturel de la série Galaxy on Fire. Le titre consiste essentiellement à piloter un vaisseau, dans des phases d’exploration et de combat.

Des conversations sont régulièrement présentes, lors de quêtes principales ou secondaires. Celles-ci se passent toujours à distance, personne ne quittant jamais son vaisseau pour taper le brin de causette. Nous avons déjà évoqué l’aspect très verbeux du titre. En effet, Nara se livre très régulièrement à des séances d’introspection ou de dialogue avec… Son vaisseau, celui-ci faisant également office de personnage à tard entière.

Pimp my spaceship

Au début du jeu, Nara utilise un vaisseau de fortune, faiblement équipé et aux manœuvres un peu laborieuses. Assez rapidement toutefois, elle retrouvera Forsa, son vaisseau hérité du Cercle et nettement plus performant. De nombreux éléments du vaisseau peuvent être améliorés et customisés, telles que la résistance du bouclier ou la puissance des armes par exemple.

Et ces armes, justement, sont surtout de trois types : mitrailleuse, laser et lance-missiles. NĂ©anmoins, l’évolution des pouvoirs de Nara ne s’arrĂŞte pas lĂ . Au-fur-et-Ă -mesure de l’histoire, elle sera ainsi en mesure de dĂ©bloquer des pouvoirs supplĂ©mentaires (scan sensoriel, tĂ©lĂ©portation, Ă©clair de perturbation…) plutĂ´t mystiques, les « rites Â». L’inconvĂ©nient de ces derniers, c’est qu’ils peuvent avoir tendance Ă  rendre les combats parfois un peu trop faciles.

Ce point sera en particulier vrai pour le rite permettant de se téléporter directement dans le dos de l’ennemi, et disponible au bout du premier quart de jeu. D’un autre côté, ils ont l’agréable avantage de rendre les affrontements beaucoup plus dynamiques et très typés arcade. J’avoue personnellement trouver les séances de dog fight qui durent des heures et qui virent au cache-cache, plutôt ennuyeuses. Ce dynamisme est donc bienvenu.

Fly, shoot, sleep, repeat

Au niveau des autres dĂ©fauts imputables Ă  Chorus, on citera principalement sa rĂ©pĂ©titivitĂ©. Les efforts de variĂ©tĂ© et de scĂ©narisation des quĂŞtes (combats, Fedex, courses de vitesse, escorte commerciale…) n’y changent rien : l’action se rĂ©sume encore et toujours Ă  des combats spatiaux. CouplĂ© Ă  son gameplay rĂ©solument arcade, cet Ă©lĂ©ment invite plutĂ´t la pratique de Chorus Ă  des parties rĂ©gulières mais courtes, pour Ă©viter la lassitude. Le visage de Nara et les cinĂ©matiques en gĂ©nĂ©ral auraient Ă©galement mĂ©ritĂ© d’être esthĂ©tiquement plus travaillĂ©es, mais il s’agit lĂ  d’un souci mineur.

La durée de vie se situe quant à elle autour de quinze heures. Elle sera évidemment variable selon que vous parcouriez le jeu en ligne droite ou avec un peu plus d’exploration. La difficulté est en dents de scie, mais jamais insurmontable. Enfin, l’ensemble bénéfice d’un sous-titrage en Français et d’un doublage intégral en Anglais de qualité, rendant Chorus encore plus immersif et surtout vivant.

Avis sur
Chorus

Chorus débarque un peu par surprise et pour représenter un genre finalement plus si répandu de nos jours. Si le jeu n’est pas exempt de défauts, il a pour lui sa réalisation éclatante et surtout un plaisir de jeu finalement bien plus présent que dans de nombreux titres AAA. Avec son prix très raisonnable, une réussite.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Oui

Disponibilité

Thèmes

Editeurs/Auteurs

Pas d'anecdote

Image de Angi

Angi

Né dans les Miel Pops, Ulysse 31 et les spirographes, ANgI- est un bon petit geek un poil rétro, mais pas que. Pas que car le présent a concrètement du bon vidéoludique à offrir à défaut de certitudes sur un avenir toujours incertain. Et pas que parce qu'au-delà des jeux vidéo, pas mal d'autres trucs l'intéressent tels que la culture nipponisante ou la technologie en général. Aujourd'hui, il a du mal à trouver sa place dans ce monde sans pitié où chaque comportement doit être codifié. Faux gamer devant l'éternel, ancien nerd doublé d'un otaku ou papa casual...? Ou peut-être un peu tout ça à la fois. Aujourd'hui, en matière de mobilité, la Nintendo Switch a ses préférences. Et soyons honnêtes jusqu'au bout, le smartphone aussi, un peu.