Je n’aurais jamais cru reposer mes mains sur Duke Nukem 3D. Les dernières fois c’Ă©tait en cours d’Informatique dans mon lycĂ©e normand Ă Deauville. Certes les machines n’Ă©taient pas des foudres de guerre, mais un 486DX2 suffisait (enfin pour une petite rĂ©solution). On pouvait donc frager joyeusement Ă plusieurs.
J’avais donc comme beaucoup suivi l’affaire Duke Nukem Forever, j’ai mĂŞme tentĂ© d’y jouer sur Xbox360. Mais je ne sais pas, le feeling n’y Ă©tait plus. C’est quelques annĂ©es plus tard qu’on apprit le passage Ă la vraie 3D d’une version amateur, puis d’une version officielle. Celle qu’on teste aujourd’hui d’ailleurs. Mais il faut avouer que refaire les niveaux qu’on a dĂ©jĂ poncĂ©s il y a 20 ans ne faisait pas envie. Les magiciens qui ont repris le flambeau sont donc allĂ©s plus loin, ils ont repris les designers de l’Ă©poque et le compositeur de l’Ă©poque pour proposer un nouvel Ă©pisode avec 8 nouveaux niveaux.
Et quel Ă©pisode, puisqu’il est tout Ă fait Ă©pique ! Bien que reprenant les règles, armes, et graphismes de Duke Nukem 3D, il se rĂ©invente en proposant des lieux tout Ă fait dingues. Duke explosera de l’alien dans une pyramide, Ă Hollywood, Ă Alcatraz, ou encore directement dans leur vaisseau mère. Il ne fallait pas rĂ©veiller Duke 20 ans plus tard, le gars est rempli de testostĂ©rone alors forcĂ©ment ça dĂ©boite un peu. Le feeling est prĂ©sent, et la jouissance de rĂ©ussir Ă exploser un semi-boss Ă coup de pied rĂ©trĂ©ci procure toujours ce sentiment de puissance.
Pour le moteur 3D, ce n’est pas la grande joie, mais il corrige les gĂ©omĂ©tries dĂ©connectĂ©es de prĂ©cĂ©dent, et procure quelques effets de lumière pas dĂ©gueulasse. On s’en contentera donc.
Le multi permet du coop ou du match Ă mort jusqu’Ă 8. Que ce soit en Lan ou en Ligne.