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PlayStation/PSOne

Side by Side Special, un concurrent à Ridge racer ?

Il y a quelques années, avant d’intégrer une mission commando sur une île infestée de dinosaures, j’étais un vrai as du drift. En effet, en 1997, mon plus gros problème consistait surtout à éviter de transformer ma voiture japonaise en tas de ferraille au fond d’un ravin. D’ailleurs, quand je vois aujourd’hui mon C3 Picasso bleu chiotte garé devant chez moi, j’ai parfois du mal à croire que j’ai vécu tout ça. Car oui, Taito s’est inspiré de mon histoire pour Side by Side Special sur PS1.

L’illégalité à la montagne

Avant que des jeux comme Screamer bricolent des systèmes de drift scabreux, il existait Side by Side. À l’époque, le jeu arrivait après Ridge Racer. Il reprenait la même recette. On choisissait une voiture, on écrasait l’accélérateur et on essayait de finir premier.

Sur le papier, le principe semblait simple. On sélectionnait une Toyota, une Nissan, une Honda ou une Mazda. Ensuite, direction les routes de montagne japonaises. Forcément, certains diront que ces voitures se ressemblent toutes. Pourtant, c’est complètement faux. Chaque modèle possédait son propre comportement. Certaines voitures adoraient le drift. D’autres privilégiaient l’adhérence. Quelques-unes misaient surtout sur la vitesse de pointe.

Cependant, Side by Side ne faisait aucun cadeau. Nous étions dans l’arcade à l’ancienne. Le jeu demandait de connaître chaque virage. Une erreur suffisait pour ruiner une course. Parfois, l’écran de sélection revenait plus vite que prévu. Dans ces moments-là, l’humiliation était totale.

De plus, les circuits traversaient plusieurs montagnes japonaises. Les décors variaient selon les tracés. On roulait parfois au milieu des cerisiers. D’autres fois, on affrontait des routes bien plus techniques. Derrière son apparence de clone de Ridge Racer, Side by Side cachait une vraie personnalité. Le talent comptait énormément. Les nerfs aussi. Et le chrono trouvait toujours un moyen de vous rappeler qui était le patron.

Un jeu qui tient (encore) la route

Graphiquement, Side by Side avait quand même de sérieux arguments pour impressionner le joueur de l’époque. Certes, l’aliasing était présent mais le jeu compensait largement ce défaut par une fluidité remarquable. En effet, malgré des décors plus détaillés que ceux de Ridge Racer, de nombreux éléments au bord des routes et plusieurs adversaires affichés simultanément, l’ensemble conservait une vitesse d’exécution franchement bluffante.

Bien sûr, le clipping n’était pas irréprochable. Cependant, lorsqu’on dévalait ces routes de montagne à toute allure en enchaînant les drifts entre deux virages, ce genre de détail passait rapidement au second plan. Au contraire, la sensation de vitesse restait omniprésente et contribuait fortement à l’immersion.

Par ailleurs, licence officielle oblige, les constructeurs japonais avaient visiblement négocié une clause magique. Vous pouviez embrasser une rambarde à pleine vitesse après un drift raté, percuter un mur ou rebondir contre un concurrent, votre carrosserie ressortait toujours aussi impeccable qu’à la sortie du concessionnaire. Aujourd’hui, cela paraît absurde, mais à l’époque, c’était simplement la norme.

Et franchement, avouez qu’il y a quelque chose de particulièrement satisfaisant à piloter une Toyota Celica jaune fluo sur des routes sinueuses japonaises, accompagnée de voix digitalisées typiquement arcade et d’une bande-son qui transpire la grande époque de la PlayStation. Dès lors, même près de trente ans plus tard, on se retrouve avec un jeu qui conserve encore un charme fou et qui reste étonnamment agréable à relancer le temps de quelques courses.

Timer extended

Concernant la durée de vie, je vois déjà certains testeurs modernes sortir les fourches. Si un jeu d’arcade se termine en une heure, c’est scandale national. Sauf qu’ici, nous ne sommes pas dans un jeu qui distribue les victoires.Side by Side appartient à une autre époque. Une époque où l’arcade en voulait votre dignité. Dès le troisième circuit, vous allez commencer à roter du sang. À ce stade, finir deuxième ressemble déjà à un exploit. La première place, elle, se mérite. Il faut apprendre les circuits par cœur mais aussi comprendre les seize voitures disponibles.

Et c’est justement là que le jeu devient intéressant. Une voiture redoutable sur un circuit peut devenir médiocre ailleurs. Impossible donc de choisir toujours le même modèle. Il faut tester, comparer et s’adapter à chaque tracé.Par conséquent, Side by Side récompense surtout la maîtrise. Le jeu vous pousse à frôler les rambardes. Il vous oblige à perfectionner chaque trajectoire. Il vous encourage aussi à traquer le premier jusqu’au dernier mètre.

Au final, il offre plus de profondeur qu’un simple clone de Ridge Racer. Certes, quelques défauts subsistent. Cependant, son ambiance, sa difficulté et son ADN japonais font toute la différence. C’est précisément pour cette raison qu’on lui pardonne facilement ses faiblesses.

Notre Avis sur
Side by side special

★Excellent★

Side by Side Special n'est peut-être pas le jeu de course le plus connu de la PlayStation, mais il mérite largement sa place parmi les meilleurs représentants de l'arcade japonaise des années 90. Exigeant, rapide et terriblement addictif, il récompense la persévérance. Si vous cherchez un concurrent méconnu à Ridge Racer avec une vraie identité, alors ce détour par les montagnes japonaises vaut largement le voyage.

Testé Sur

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Qui sont les Auteurs et l'éditeur de Side by side special?

Peut-on jouer à 2 joueurs ou en Duo à Side by side special?

Mis à disposition par l’éditeur : Non

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VTG

Vintage, quadra seino marin, père de deux monstres. Biberonné à la ps1 et aux consoles portables, j’oscille entre ma période rétro et les nouvelles technologies. Adepte du troll et du bon mot, j’aime partager mes galéjades.