Je teste régulièrement les jeux de l’éditeur Flynn’s Arcade, car on ne change pas une équipe qui gagne. En effet, leur catalogue propose souvent des expériences variées, parfois surprenantes, mais dans un style toujours arcade. Avec eux, c’est un peu la roulette russe, puisque certains titres restent passables tandis que d’autres deviennent de véritables hidden gems. D’ailleurs, le dernier jeu que j’avais testé en 2025, Silver Bullet, s’était révélé excellent, donc voyons si cette nouvelle sortie confirme cette belle dynamique.
La nuit des morts vivants
Tout d’abord, le gameplay de ce jeu se veut à dominante arcade. Ainsi,l’action démarre immédiatement sur un écran fixe dans une maison abandonnée. Vous incarnez un homme qui doit survivre face à une horde de zombies. Ces derniers, toujours plus rapides et nombreux, vous chassent jusqu’au temps défini en haut de l’écran. De plus, le soft mise sur une mécanique classique où il faut éviter ou tuer les ennemis sur vingt niveaux, divisé en cycle de quatre rounds.
Par ailleurs, trois modes de difficulté structurent l’expérience, avec un mode facile aux vies illimités, un mode normal à trois continues et un mode hard sans seconde chance. En revanche, l’absence de bonus stages ou de boss comme dans un Mappy par exemple limite fortement la variété. Même si le système de loop reste efficace pour les fans d’arcade rétro comme moi, cela manque un peu de « modernité ».
4 Way stick style
D’une part, le gameplay de Living Dead House repose sur des déplacements simples en haut, bas, gauche et droite, typiques des jeux rétro. D’autre part, trois actions structurent l’expérience, puisque vous pouvez sauter, utiliser une arme ou bloquer des fenêtres avec des planches récupérées.
Par ailleurs, le système d’items à récupérer ajoute un peu de stratégie, notamment avec des lettres à collecter pour obtenir une arme puissante. Cependant, les sensations restent assez “clunky”, car certaines animations, comme les attaques, se déclenchent lentement et pénalisent le joueur. En effet, même le fusil à pompe déçoit, puisque son tir manque d’impact car on ne tue qu’un zombie et non une ligne entière. A titre de comparaison, le jeu Silver Bullet du même éditeur le faisait très bien !
Enfin, malgré un ranking basé sur les éliminations et quelques idées intéressantes, esquiver reste plus efficace, ce qui nuit au plaisir sur la durée.
The Walking Less
La direction artistique globale du soft affiche un niveau très bas comparé aux productions arcade du même genre, malgré quelques intentions visibles. On retrouve l’aspect graphique des scanlines avec un second filtre noir et blanc pour tenter de renforcer l’ambiance horreur. Néanmoins, dès l’écran titre, cela fait peur dans le mauvais sens avec un aspect franchement cheap.
Cependant, quelques idées émergent, comme une tête de zombie qui roule au sol et peut vous surprendre, mais cela reste trop rare. De plus, les musiques et effets sonores manquent d’impact, ce qui confirme un vrai manque d’âme, même pour un jeu indépendant à petit budget. En revanche, d’autres titres du même éditeur, notamment sortis pour Halloween, proposaient une ambiance bien plus marquante et immersive manette en main. Ainsi, malgré l’envie d’améliorer son score en solo ou en coop, la mayonnaise ne prend jamais, et ce Living Dead House reste désespérément sans cervelle.