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Jeu

Replaced : un voyage rétro-futuriste sous tension

Un univers cyberpunk rétro particulièrement soigné

Replaced est un jeu de plateforme-action dans un univers rétro cyberpunk dystopique, disponible pour le moment uniquement sur PC et Xbox.

Comme on l’a dit, Replaced joue sur la carte plateforme-action avec une palette graphique 2,5D particulièrement travaillée. Les niveaux sont conçus avec une profondeur de champ en 3D, mais vous vous déplacez essentiellement sur un seul plan (parfois deux lors de certaines phases d’exploration).

Le rendu graphique en simi 2D est particulièrement réussi et l’atmosphère désolée, quasi post-apocalyptique, sombre (au sens propre comme au figuré) est très bien retranscrite. Le tout est servi par une narration bien menée.

Une intrigue classique mais efficace

Dans Replaced, vous incarnez l’un des scientifiques de la corporation Phoenix. Suite à un dysfonctionnement, l’IA sur laquelle vous travailliez se retrouve piégée dans votre corps. C’est donc cette dualité que vous incarnez dans le titre.

Bien évidemment, vous vous retrouvez en fuite sans trop savoir pourquoi, mais vous apprendrez vite que la corporation ne vous veut pas du bien et qu’elle a pas mal de choses à cacher. La progression dans l’aventure ressemble à une lente descente aux enfers au cœur des horreurs de la Corporation Phenix.

Le fil narratif reste sans grande surprise pour les amateurs du genre, mais il permet d’installer une tension de plus en plus palpable.

L’immersion est également soutenue par des phases narratives entre les missions. Celles-ci proposent de petites quêtes annexes qui renforcent la noirceur de l’univers tout en développant davantage l’histoire et l’épaisseur des principaux protagonistes.

Une alternance de gameplay qui fonctionne bien

On alterne entre des phases d’exploration, parfois accompagnées de mini-puzzles, des séquences de plateforme et des combats. Tous ces éléments sont globalement bien travaillés et introduisent de nouvelles mécaniques assez loin dans le jeu afin d’offrir une palette d’actions suffisamment variée.

Et effectivement, on ne s’ennuie pas dans Replaced, à condition d’accepter que le jeu fasse régulièrement alterner ces différentes phases.

Des séquences de plateforme variées

Les phases de plateforme sont vraiment intéressantes et variées. On saute évidemment, on se réceptionne sur des poutres et des rebords. De temps en temps, on utilise certains murs avec sa pioche. Il faut aussi éviter les jets de vapeur ou les arcs électriques.

On doit également tromper la surveillance des drones ou des patrouilles de police, etc. La diversité est donc bien présente, d’autant que quelques mini-puzzles viennent s’ajouter à l’ensemble, souvent sous la forme de blocs à placer au bon endroit pour progresser ou rebondir.

Des combats nerveux mais parfois frustrants

Les phases de combat se déroulent sur un seul plan, même si les ennemis peuvent être présents dans les arrière-plans (on y reviendra). La palette de combats est assez variée. On alterne entre esquives, parades, coups de pioche pour découper les armures et coups faibles à la matraque permettant de charger le pistolet. Ce dernier dispose au départ d’une puissance assez limitée. Il devient plus dévastateur après avoir récupéré une batterie.

Si les combats durant les niveaux sont assez faciles à enchaîner, ils parviennent malgré tout à insuffler une vraie tension grâce aux nombreux adversaires, assez variés. Les combats de boss sont d’un tout autre niveau et nécessitent une bonne compréhension des patterns (surtout à partir du chapitre 4), même en mode normal, et a fortiori en mode difficile.

Des défauts de finition parfois pénalisants

Pour autant, Replaced n’est pas exempt de défauts, probablement en raison d’un manque de temps de finition. D’abord, certains choix de level design manquent de clarté. Heureusement, les nombreuses sauvegardes automatiques permettent de comprendre progressivement ce qu’il faut faire.

Le plus gênant concerne les combats. D’abord, le fait de limiter l’action à un seul plan, alors que d’autres ennemis attendent derrière pour intervenir, rend parfois la lecture de l’action confuse. Pire encore, lorsque les ennemis se superposent, vos attaques peuvent échouer.

Le jeu souffre également de légères latences dans certaines animations, ce qui vous fait perdre de précieuses millisecondes. Dans les combats de boss, où chaque instant compte, cela devient particulièrement frustrant. Des indications vous informent pourtant du type d’attaques des ennemis, vous laissant normalement le temps de réagir. Malheureusement, la disposition des boutons n’est pas toujours idéale et vous est souvent fatale.

★Excellent★

Replaced est donc un jeu de plateforme riche et intéressant. Si le scénario reste assez classique dans le genre cyberpunk noir, avec ses complots de corporation mégalomane, il parvient malgré tout à happer le joueur avec plaisir. Le tout est accompagné par des graphismes et une bande-son de grande qualité. On regrettera toutefois quelques difficultés frustrantes dues à certains choix d’animations et de level design pas toujours très judicieux. Replaced reste néanmoins un jeu très agréable que l’on ne peut que recommander malgré ses petites imperfections.

Testé Sur

Thèmes abordés?

Auteurs/Editeur?

Jouable à 2?

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Disponibilité et Prix

Age minimum requis

Combien de joueurs?

Style?

Similaire?

Pas d'anecdote

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Kuk

Type de joueur : Mauvais | Type de test : Bordélique Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.