"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Fire Emblem : Shadow Dragon, le test sur DS

Fire Emblem, c’est le jeu de tactique et de RPG par excellence que l’on adore, et en mĂȘme temps qui nous prend la tĂȘte au possible. Pourquoi ? Tout simplement parce que le dĂ©veloppeur du titre, Intelligent Systems, a misĂ© sur la psychologie du joueur : les personnages enrĂŽlĂ©s dans votre Ă©quipe d’aventuriers peuvent mourir Ă  n’importe quel moment sur le champ de bataille. Or, plutĂŽt que de les voir disparaĂźtre, on va plutĂŽt quitter la partie en cours et charger la derniĂšre sauvegarde et, ce, autant de fois qu’il le faudra, jusqu’à ce que la partie se dĂ©roule sans encombres. Et bien entendu, Fire Emblem : Shadow Dragon reprend cette recette, plutĂŽt efficace pour booster la durĂ©e de vie de la cartouche.

Fire Emblem : Shadow Dragon est le premier titre de la sĂ©rie Ă  nous arriver sur Nintendo DS, aprĂšs un Fire Emblem : the Sacred Stones plutĂŽt rĂ©ussi sur GBA. On Ă©tait donc en droit de s’attendre Ă  un titre complĂštement adaptĂ© aux spĂ©cificitĂ©s de la console. Et adaptĂ©, il l’est effectivement : les deux Ă©crans sont intelligemment utilisĂ©s, le joueur a le choix entre une gameplay classique ou bien au stylet (moins rapide). Les possibilitĂ©s de jeu multi-joueurs (Ă  deux, avec une seule cartouche en local, ou par la connexion WiFi de la console, avec Micro Chat) sont trĂšs intĂ©ressantes. Mais cela s’arrĂȘte lĂ , car Fire Emblem : Shadow Dragon est en rĂ©alitĂ© un remake du tout premier Fire Emblem Ă©ditĂ© sur NES, il y a 18 ans de cela. Un titre auquel sans doute presque personne n’avait jouĂ© Ă  l’époque en France, c’est donc l’occasion de se plonger dans ce grand classique.

Le monde d’Akaneia est en grand danger, pour la seconde fois. Dans le passĂ©, un valeureux guerrier avait brandi contre les griffes d’un tyran draconique une lame divine, Falchion. Des siĂšcles plus tard, les armĂ©es des tĂ©nĂšbres sont de retour. Il ne reste plus qu’un seul descendant de la lignĂ©e capable de manier l’arme lĂ©gendaire : le fils du Roi d’Altea. Sa famille tuĂ©e, chassĂ© de ses terres, il doit fuir et se rĂ©fugier dans un royaume voisin, pour mieux prĂ©parer sa contre-attaque… C’est Ă  ce moment-lĂ  que vous prenez les choses en main !

95 % de classique, 5 % de nouveautés
Si le scĂ©nario est (logiquement) d’un classicisme Ă  toute Ă©preuve, le dĂ©roulement des parties l’est aussi. Les missions s’enchaĂźnent, vos hĂ©ros gagnent de l’expĂ©rience et des levels, et vos rencontres amicales vous permettent de grossir les rangs de vos troupes. Ce point aussi vient gonfler la durĂ©e de vie de la cartouche, puisque, parfois, en abattant un ennemi particulier, vous vous rendrez compte qu’il Ă©tait peut ĂȘtre possible de le faire changer de camp, avant de lui donner le coup de grĂące… Et zou, on recharge la derniĂšre partie, il serait dommage de laisser passer l’occasion de recruter un nouvel prĂ©cieux et puissant alliĂ© ! Le schĂ©ma tactique est directement importĂ© des derniers Ă©pisodes de la sĂ©rie : l’Ă©pĂ©e a l’avantage sur la hache, la hache a l’avantage sur la lance et la lance sur l’Ă©pĂ©e. En sachant cela, vous comprenez donc l’intĂ©rĂȘt de former une Ă©quipe Ă©quilibrĂ©e. La catĂ©gorie des magies employĂ©es, la nature du sol foulĂ©, sont encore d’autres subtilitĂ©s Ă  maĂźtriser et Ă  exploiter. A noter quelques nouveautĂ©s, comme celle qui permet de changer la classe de votre personnage Ă  n’importe quel moment. Pratique, lorsque l’on a par exemple un voleur qui ne nous sert Ă  rien et pas assez de magiciens. Ou bien encore des points de sauvegarde sur les cartes de jeu, Ă  utiliser avec parcimonie puisque actives une seule fois.

Globalement la mĂ©canique de jeu n’a pas pris une ride et demeure toujours aussi efficace. C’est plutĂŽt au niveau de la rĂ©alisation que l’on trouvera Ă  redire car, bien qu’elle ait Ă©tĂ© entiĂšrement retravaillĂ©e, elle déçoit. Les graphismes de la carte de dĂ©placement sont antiques et presque indignes d’une Nintendo DS. Il y a un petit mieux lors des animations de combat, mais au vu de leur rĂ©pĂ©titivitĂ©, on les coupe au bout d’une heure de jeu. A noter qu’il suffit d’appuyer sur le bouton Start pour couper l’animation de combat ou, plus encore, l’intĂ©gralitĂ© d’un tour ennemi, ce qui permet parfois de gagner de prĂ©cieuses minutes. L’aspect sonore est toujours aussi soignĂ©, et permet une immersion rĂ©ussie.

Avis sur
Fire Emblem : Shadow Dragon

Excellent

Avec 30 missions Ă  son compteur, Fire Emblem : Shadow Dragon propose une durĂ©e de vie plus qu’honorable. Comptez au minimum 20 heures de jeu pour toutes les complĂ©ter, en sachant que le niveau de difficultĂ© est particuliĂšrement relevĂ©. N’oubliez pas de faire progresser toutes vos troupes de maniĂšre Ă©quitable : chacun servira tĂŽt ou tard. Dommage, par contre, que pour accĂ©der aux quelques missions bonus, il faille entrer dans une logique de « sacrifice » de personnages, car vraiment, on n’a pas du tout envie d’en arriver lĂ .

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Pas d'anecdote

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Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'Úre bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.