Dominion (2ᵉ édition), le jeu qui a révolutionné le deck-building
Dominion est un jeu de société de cartes devenu culte. Plus de 2,5 millions d’exemplaires vendus dans le monde quand même ! Il s’adresse à un public ado et adulte, dès 14 ans. Les parties durent en moyenne 30 à 45 minutes, parfois plus lors des premières découvertes. Il est possible de jouer entre 2 et 4 joueurs.
Le thème est volontairement simple. Chaque joueur incarne un seigneur cherchant à bâtir le royaume le plus prospère. Il va falloir recruter des sujets, développer l’économie, et agrandir son territoire. L’ambiance n’a pas spécialement immersive, mais le vernis médiéval est agréable.
L’objectif est clair. Construire le meilleur deck de cartes possible, plus vite et plus efficacement que les autres.
Dominion est souvent cité comme le jeu fondateur du deck-building moderne. Et pour cause, tout le jeu repose sur la construction progressive de son paquet de cartes. Il n’y a ni plateau, ni figurines. Seulement des cartes, des choix, parfois un peu de chance et beaucoup de timing.
La version que j’ai eue entre les mains est la 2ᵉ édition de Dominion. Elle propose un contenu affiné, plus équilibré, et plus accessible que la première.
A l’origine de Dominion
Dominion a été créé par Donald X. Vaccarino. Auteur de jeu américain, il s’est fait connaître presque exclusivement grâce à ce jeu. Avant d’être auteur de jeux, il travaillait comme développeur informatique. C’est peut-être de là que vient sa vision très systémique et algorithmique. En 2008, il a sorti Dominion et la légende s’est mise en marche. Avec notamment le Spiel des Jahre gagné en 2009. Il s’est également essayé au jeu de plateau, avec une belle réussite. Il a sorti Kingdom Builder, qui a remporté le Spiel des Jahre en 2012.
Côté illustrations, on retrouve plusieurs artistes à la baguette: Brian Despain, Eric J. Carter et Matthias Catrein. Les illustrations sont fonctionnelles, lisibles et cohérentes. Elles servent avant tout la compréhension des cartes et à les habiller.
Enfin, le jeu est édité par Rio Grande Games. Cette maison d’édition américaine est spécialisée dans les jeux de gestion et de stratégie. On lui doit d’autres des titres intéressants comme Race for the Galaxy ou Puerto Rico.
Déballez les cartes !
L’ouverture de la boîte donne immédiatement le ton. Beaucoup de cartes. Vraiment beaucoup de cartes. Des belles cartes, qu’il va falloir bien ranger !
En effet, la mise en place initiale demande un peu de temps. Il faut trier les cartes pour les mettre au bon endroit dans la boîte thermoformée. Mieux vaut anticiper si vous invitez des amis !
La notice n’est pas super claire à première lecture. L’exemple de jeu arrive un petit peu tard. En revanche, une fois l’exemple lu, tout est limpide et clair ! On comprend rapidement le cycle fondamental du jeu : Action, Achat, Reset !
La 2ᵉ édition de Dominion apporte plusieurs améliorations notables. Certaines cartes ont été retirées ou modifiées pour plus d’équilibre. D’autres ont été ajoutées pour enrichir les stratégies. L’ensemble est plus fluide et mieux calibré.
Autre point très appréciable, le jeu propose des setups de base pour les cartes Royaume. Ces configurations prédéfinies assurent des premières parties équilibrées et intéressantes.
Pour information, niveau extensions, Dominion est un monstre. À ce jour, plus de 15 extensions officielles sont disponibles en anglais. Une bonne moitié a été traduite en français. Chaque extension renouvelle l’expérience.



Les mécaniques du jeu
Dominion repose sur une mécanique centrale : le deck-building.
Ainsi, chaque joueur commence avec un paquet identique et très faible. Ensuite à son tour, chaque joueur suit toujours la même structure : Action, Achat, Reset.
Les cartes Action vont produire des effets. Ils vont permettre de gagner des pièces de cuivre, d’argent ou d’or. Vous pourrez alors acheter de nouvelles cartes. Ces cartes rejoignent la défausse, puis progressivement le deck.
Peu à peu, votre paquet de cartes va donc évoluer. Il va devenir plus efficace, plus spécialisé, plus puissant. Vous comprendrez donc que chaque décision compte. Acheter la bonne carte au bon moment fait toute la différence !
L’interaction entre joueurs est principalement indirecte. Vous allez vous disputer des piles de cartes communes par exemple. Il faudra également surveiller le rythme de l’adversaire en fin de partie. Et il y a également quelques cartes qui permettent des attaques ciblées.
Le cœur du jeu réside dans les combinaisons. Certaines cartes fonctionnent mieux ensemble. D’autres demandent du timing, de les choisir au bon moment. Il faut lire le jeu, anticiper, et parfois accepter l’échec. Les parties débutent souvent lentement, puis soudain, les moteurs s’emballent ! C’est là que Dominion révèle toute sa finesse.
Mon avis sur Dominion
Dominion demande un petit investissement au départ. Anticipez si vous recevez des amis ! La première mise en place prend du temps. Ce n’est clairement pas la partie la plus amusante, mais elle est indispensable et vous n’aurez plus besoin de le refaire si vous gardez votre boîte à l’horizontale.
Une fois lancé, le jeu fonctionne très bien. Les setups de base sont une excellente idée. Ils évitent les configurations bancales et frustrantes.
Les premières parties servent surtout d’apprentissage. On teste, on se trompe, et on en redemande. Parfois, votre stratégie va échouer lamentablement ! Et puis, peu à peu, on progresse. On comprend ce qui marche, on anticipe mieux les achats.
Dominion est un jeu qui récompense la répétition. Il faut plusieurs parties pour vraiment l’apprécier. Prévoyez donc plusieurs heures de jeu cumulées. AInsi, chacun monte en compétence à son rythme.
J’ai aussi beaucoup aimé les illustrations. Elles sont sobres mais efficaces. Tout est lisible, rien n’entrave la compréhension.
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