"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

Astria Ascending, le test Switch

Un RPG crĂ©e par des français (Artisan Studios en l’occurrence), avec la collaboration de dĂ©veloppeurs de la sĂ©rie Final Fantasy, ce n’est pas tous les jours qu’on vous propose les meilleurs des deux mondes, non ?

Le retour d’entre les morts

Il y a de cela fort fort longtemps, dans le « monde d’avant » oĂą des salons en prĂ©sentiel avaient encore lieu, nous avions croisĂ© un jeu ambitieux Ă  la Paris Gamesweek 2015. Son nom Ă  l’Ă©poque Ă©tait Zodiac: Orcanon Odyssey. Depuis, sa sortie sur iOS sous forme d’Ă©pisodes, ne s’est semble-t-il pas très bien passĂ©e…

Et la magie ! Zodiac: Orcanon Odyssey revient après une refonte complète et sous le nom de Astria Ascending. DĂ©sormais c’est un RPG classique, disponible sur toutes les consoles PS4, Xbox et Nintendo Switch. Alors tel un papillon qui sort de sa chrysalide, cette nouvelle mouture a-t-elle Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique au jeu ?

Un univers classique

Vous incarnez un groupe de demi-dieux, choisi parmi les diffĂ©rentes races du monde d’Orcanon. Vous combattez avec quatre personnages parmi huit sĂ©lectionnables. Tous ont des caractĂ©ristiques assez variĂ©es (sorcier, Ă©rudit, chevalier, soldat, voleur, etc.). Vous pourrez un peu plus tard associer trois autres classes secondaires Ă  votre classe principale (mage noir, guerrier, chaman, mage blanc, chevalier noir, etc.). Libre Ă  vous de dĂ©velopper un voleur mage guerrier… mais les points d’expĂ©rience seront bien Ă©videmment partagĂ©s.

Le scĂ©nario d’Astria Ascending commence classiquement, sur un monde paisible mais progressivement corrompu par les forces du Chaos. Les villes accueillent divers magasins d’Ă©quipements et quelques PNJs. Ces derniers sont susceptibles de vous proposer quelques quĂŞtes secondaires. L’exploration et les combats se succèdent via des zones diffĂ©rentes du monde d’Arcanon : Ă©gout, marais, dĂ©sert, citĂ© abandonnĂ©e.

Des combats classiques

Avec l’expĂ©rience accumulĂ©e, vous pouvez augmenter les caractĂ©ristiques de vos personnages, et dĂ©bloquer des coups spĂ©ciaux ici appelĂ©s compĂ©tences. Le tout via un arbre de compĂ©tences qui s’apparente Ă  une constellation d’Ă©toiles diffĂ©rentes pour chacune de vos classes / jobs.

Les combats se dĂ©roulent au tour par tour, et lĂ  aussi, nous sommes en terrain connu. Vous alternez les coups de base, les « compĂ©tences Â» nĂ©cessitant votre jauge de PM, ainsi que les « invocations Â» d’une entitĂ© protectrice avec une 3e jauge le PRC.

Plusieurs autres actions sont possibles. La plus notable est la concentration, qui vous fait perdre un tour de jeu afin de gagner des points utilisables ensuite, pour augmenter la puissance de vos actions.

Un rendu magnifique

Astria Ascending est représenté en mode 2D vue de côté avec une dimension plate-forme. Le rendu graphique est vraiment magnifique. Pour le coup, la contribution de grands noms des jeux vidéo japonais à la direction artistique est perceptible, notamment au regard des personnages ou du bestiaire particulièrement variés. Les décors ne sont pas en reste, eux aussi assez détaillés et foisonnants. De plus, chaque niveau intègre deux variations climatiques (beau temps ou tempête).

C’est tout de mĂŞme un peu moins vrai dès que tout ce beau monde s’anime. La faute probablement Ă  un nombre de frames limitĂ© dans ce cas. Ce qui est un peu dommage car on a alors bien du mal a gĂ©rer les sauts pour Ă©viter les combats.

Le scĂ©nario se veut Ă©pique et sombre, mais il s’agit plus d’une note d’intention que d’une rĂ©elle exĂ©cution. On alterne des moments avec des phases de dialogue puis plus rien durant une longue phase de combats, se terminant elle-mĂŞme par un boss. La fermeture du chapitre enclenche la prochaine Ă©volution du scĂ©nario, et ainsi de suite. Mais tout cela avance très lentement.

Quelques quĂŞtes annexes, ainsi qu’une arène sont la pour procurer quelques activitĂ©s secondaires. Mais il s’agit lĂ  encore de « simples » combats.

Sans surprise, la fĂŞte est moins folle

On a donc bien du mal Ă  s’impliquer dans Astria Ascending. D’autant qu’on se perd assez frĂ©quemment dans cette aventure. Les missions sont parfois assez obscures. Les textes dans le jeu n’aident pas, car ils sont Ă©crits dans une police très petite (seuls les dialogues peuvent ĂŞtre augmentĂ©s) et n’ont pas Ă©tĂ© adaptĂ©s Ă  une utilisation Switch nomade. MĂŞme chose en ce qui concerne la carte des niveaux de combats, très difficile Ă  lire. Les niveaux y sont reprĂ©sentĂ©s par des rectangles, avec les axes de circulation concrĂ©tisĂ©s par des fils.


D’autres articles


Avis sur
Astria Ascending

Très beau, un peu réduit dans ses animations, Astria Ascending peut séduire les amateurs de JRPG portés sur les combats et le développement des personnages. Il reste intéressant, mais un peu trop classique en tous points. Il lui manque un supplément d'âme pour le faire sortir du lot.

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Oui
Image de Kuk

Kuk

Type de joueur : Mauvais | Type de test : Bordélique Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.