Skelethrone: The Chronicles of Ericona est un metroidvania 2D sombre sorti en 2024 sur Switch, PC, Xbox et Playstation. Il présente des éléments RPG et une vraie envie de faire revivre l’esprit soulslike. Sur Switch, le jeu séduit surtout par son ambiance Dark Fantasy, ses décors et sa musique. Nettement moins par l’histoire, discrète, et les combats un peu raides avec une sévère difficulté. On est donc face à une proposition intéressante, mais qui présente quelques fêlures.
Aux manettes derrière Skelethrone
Le développement a été réalisé par le studio 70strike de Dmitriy Bukhtatov. Une vingtaine de jeux en une dizaine d’années d’activité. Ils sont en train de couver un nouveau projet : Kettlebell: Inferno Hotel.
Narration et univers graphique
Vous allez incarner Derek Ericona, un seigneur trahi, revenu d’entre les morts pour un destin plus sinistre. Voilà. C’est à peu près tout ce que j’ai, je pense que cette petite intro sera suivie d’une fin après quelques heures de jeu, mais entre les deux c’est le vide.
En revanche, la musique fonctionne bien. La bande son officielle compte 52 morceaux, composés par Dmitriy Bukhtatov. Elle met bien dans l’ambiance morbide des lieux. Les décors sont très beaux, une beauté lugubre qui se marie bien avec l’atmosphère de Skelethrone. Malheureusement on en perd parfois de vue le héros !
Les mécaniques du jeu
Le début de la campagne constitue un tutoriel en douceur. Dans Skelethrone on attaque, on esquive, on bloque, on pare et on se soigne globalement. Sur le papier c’est ce qu’il faut, en réalité ça manque de saveur. La progression donne l’impression d’alterner longue zones vides (mais belles, voir paragraphe précédent) et combat contre un ou deux méchants. De temps en temps un feu ou une lanterne égaye le morne monde pour vous offrir un checkpoint bienvenu. Bienvenu, car le système est quand même assez punitif ! Un arbre de progression d’une ampleur qui me semble démesurée est disponible. Il vous permettra de faire évoluer petit à petit votre perso. Quelques longues heures de jeu en perspective pour cela ! Personnellement je n’ai pas eu la foi.