C’Ă©tait hier, en 2018 que Trauma Center : Under The Knife se place. Pour lui c’est le Futur avec un grand F., pour nous : un passĂ© pas si lointain sans la Covid dans les parages. La mĂ©decine a beaucoup progressĂ©, et vous allez jouer le rĂ´le de Derek Stiles jeune chirurgien un peu prĂ©tentieux de 26 ans. Il va dĂ©couvrir très rapidement qu’il a le « Don de guĂ©rir », mais comme son mentor lui expliquera. Celui-ci a un prix! Très rapidement, les choses s’enveniment, et une nouvelle maladie va faire rage, sa propagation est exponentielle. Et vous (enfin Derek) sera dĂ©bauchĂ© de son hĂ´pital pour aider une organisation mondiale Ă comprendre et traiter cette menace. En gros, vous intĂ©grez 2020 et Covid dans le scĂ©nario et vous dĂ©couvrez que cette cartouche Ă©tait prophĂ©tique.
Le scĂ©nario va monter crescendo, et votre tension aussi. Sous couvert d’une simulation de chirurgien, le titre va distiller son scĂ©nario. Au dĂ©but, vous serez suivi afin de vous apprendre les bases. Puis le titre va très rapidement vous lâcher dans la nature, et lĂ , la difficultĂ© monte de sept crans d’un coup. Heureusement, vous allez très rapidement apprendre Ă utiliser votre « Don de guĂ©rir », mais vos doigts vont trembler. Les opĂ©rations sont faites sur l’Ă©cran tactile de la DS, et vous pouvez utiliser de nombreux outils, scalpel, pince, ponction, etc., etc. Chacun Ă son intĂ©rĂŞt Ă un moment opportun de l’opĂ©ration. Il va vous falloir apprendre Ă jongler rapidement entre ces outils, et surtout librement. Plus de gentilles infirmières pour vous dicter la marche Ă suivre.
MĂŞme si les opĂ©rations se ressemblent beaucoup, le titre va toujours vous mettre quelques bâtons dans les roues (l’opĂ©ration en avion pendant des turbulences…). Et tel un Dr House vous devrez vous adapter pour que le patient survive. Car oui, votre patient Ă une jauge de vie Ă laquelle il faudra faire très attention. Un calcul qui passe et c’est 10 PV en moins, une lacĂ©ration trop grande au bistouri et hop 10 PV de moins. C’est rĂ©ellement très très difficile, peut ĂŞtre mĂŞme trop pour beaucoup de joueur. Puisqu’Ă sa sortie, j’avais dĂ©jĂ abandonnĂ© le titre après quelques opĂ©rations.
En plus de demander de la prĂ©cision, le titre vous mettra la pression sur le chronomètre. C’est clairement stressant, oppressant, on ne respire pas pendant les 5 minutes de l’opĂ©ration. En plus, les protagonistes ont l’art de dramatiser chaque Ă©vĂ©nement « oh, mon dieu, le flux sanguin s’accĂ©lère », « oh, mon dieu, ces tumeurs vont exploser »…
Trauma Center : Under the Knife est sans conteste un titre très difficile, ce qui rallonge sa durée vie relativement réduite. Afin de réussir une opération, il vous faudra suivre méticuleusement la procédure. Et pour ça rien de tel que de la recommencer un nombre incalculable de fois pour apprendre les gestes et les exécuter rapidement. Car la moindre hésitation, ou erreur vous coutera pour la première votre notation, et votre opération pour la seconde.
Graphiquement, les passages visual-novel sont 2D, c’est grossier et pas très bien intĂ©grĂ© entre les fonds et les personnages. Et cela mĂŞme si charac-design est plutĂ´t rĂ©ussi avec une bonne gestion des ressentis sur les visages. Pour les opĂ©rations, c’est en 3D, avec des astuces d’affichage 2D et des zooms sur ces sprites 2D pour donner l’impression de grossir ou de se rapprocher. On s’imagine bien Ă la place du chirurgien en ouvrant la poitrine de notre patient, en lui autant des tumeurs, puis en refermant. Et surtout, tout ce fait via l’Ă©cran tactile et le stylet. Le centre de l’écran reprĂ©sente le champ opĂ©ratoire, entourĂ© des diffĂ©rentes icĂ´nes correspondant Ă la dizaine d’ustensiles disponibles : laser chirurgical, scalpel, gel antibiotique.