En avril dernier, l’éditeur KANA annonçait l’arrivée française d’un nouveau spin-off de Saint Seiya, connu chez nous comme Les Chevaliers du Zodiaque. Biberonné aux CDZ de l’époque Dorothée, j’ai forcément connu le Sanctuaire, Asgard, puis l’apogée avec la mythique saga Poséidon.
Alors oui, certains évoqueront Hadès ou Next Dimension, mais, pour moi, c’est un peu comme Dragon Ball avec Dragon Ball GT. J’ai parfois du mal à considérer ces nouvelles aventures comme le prolongement de celles qui ont bercé mon enfance.
Pourtant, cette annonce d’avril devenue réalité en septembre avec Rerise of Poseidon, soit la Renaissance de Poséidon. Face à cette nouvelle bataille, je vais donc concentrer mon cosmos pour élever le peu de force qu’il me reste. Ainsi, on verra si ce retour mérite vraiment de rallumer la flamme des Chevaliers.
Une nouvelle guerre sainte
Après leur combat titanesque contre Hadès, les Chevaliers d’Athéna sont dans l’incapacité de faire face à une nouvelle guerre entre dieux. Pourtant, le répit sera de courte durée, car une nouvelle menace s’apprête déjà à frapper la Terre.
La déesse Némésis veut éradiquer l’humanité et déclenche une terrible lune rouge. Très vite, des météorites commencent à s’abattre sur notre planète. Le compte à rebours est lancé : dans dix heures, la terre sera détruite. Autant dire que Saint Seiya sans urgence, ce serait comme un Chevalier sans armure !
Pendant ce temps, Hadès observe les événements depuis un univers parallèle. Face à cette nouvelle menace, le dieu des Enfers décide alors de ressusciter Poséidon. L’Empereur des mers revient ainsi accompagné de ses sept Généraux Marinas.
Leur mission paraît simple : affronter les Spirits, les guerriers chargés de protéger Némésis. Cependant, derrière cette nouvelle guerre sainte se cache une véritable quête de rédemption. Les Marinas devront donc prouver qu’ils peuvent dépasser leur passé et gagner une seconde chance.
La Résurrection des Sept Généraux
Tout commence brutalement avec Kiki et Shaina, pris pour cible par une horde de squelettes. Ces créatures surgissent de nulle part et foncent sur eux, prêtes à les réduire en poussière. Mais alors que le combat commence, le Marina Sorrento de la Sirène apparaît et vole à leur secours.
Le plus dingue reste pourtant à venir : Sorrento lui-même ignore pourquoi il se trouve ici. Pourquoi est-il vivant ? Qui l’a ramené ? Et surtout, dans quel but ? Ces questions vont pousser Kiki, Shaina et Sorrento à poursuivre leur mystérieuse quête. Mais leur chemin les conduit rapidement devant une puissance autrement plus terrifiante. La déesse Némésis apparaît, entourée de ses Spirits, prête à faire tomber son jugement sur l’humanité.
Alors que la défaite paraît inévitable, le trident de Poséidon surgit et sauve nos héros d’une mort certaine. L’Empereur des mers fait alors son retour, avec un projet qui va bouleverser la bataille. Poséidon rappelle ses sept Généraux Marinas et son sang divin redonne vie à leurs armures sacrées.
Les sept guerriers retrouvent ainsi leurs protections, mais surtout une chance de se racheter. Cette fois, les Marinas ne combattront pas pour Poséidon, mais pour une nouvelle destinée.
L’éveil des armures saintes
Ce premier tome de ce spin-off en quatre volumes frappe surtout par ses combats et ses armures. Chaque Marina bénéficie d’un véritable travail de mise en scène, qui sublime son armure. Surtout, les attaques restent parfaitement lisibles, contrairement à un Kojiro où l’action peut sembler plus abstraite.
Ici, on comprend les techniques et, surtout, on ressent leur puissance à travers chaque case. Les blessures s’accumulent, les corps souffrent, mais les Marinas refusent pourtant de laisser leur cosmos s’éteindre. Les pages se remplissent alors d’énergie lorsque les guerriers libèrent leurs attaques dévastatrices.Le même soin accompagne les offensives des Spirits de Némésis, avec une véritable débauche de puissance.
Côté scénario, la tension monte progressivement jusqu’à un twist qui relance complètement l’aventure. Cette volonté de rédemption donne également une belle profondeur aux anciens adversaires des chevaliers d’Athéna. Après ces premiers affrontements, une chose est certaine : vivement décembre pour découvrir la prochaine bataille !