La gamme d’écrans gaming Alienware couvre un éventail assez hétérogène en termes de caractéristiques, avec des modèles IPS jusqu’aux références QD-OLED 4K les plus haut de gamme. L’ensemble se décline en quatre diagonales : 25, 27, 32 et 34 pouces, avec des formats 16:9 ou ultralarges 21:9, ainsi que des fréquences de rafraîchissement pouvant atteindre 500 Hz selon les modèles. Évidemment, les prix évoluent en conséquence des caractéristiques choisies.
Puisqu’on pense aussi à votre porte-monnaie, nous avons décidé de tester l’entrée de gamme avec l’Alienware AW3226DM, un écran gaming de 32 pouces équipé d’une dalle QHD (2560 × 1440) et affichant un taux de rafraîchissement de 240 Hz, proposé à 309 €. Avec une fiche technique particulièrement intéressante sur le papier, cet écran tient-il réellement toutes ses promesses ? C’est ce que nous allons vérifier dans ce test.
Une taille qui n’impressionne plus ?
Situation paradoxale : la taille de l’Alienware 32 pouces, pourtant parmi les plus grandes proposées sur ce type d’écran, n’impressionne pas outre mesure lorsqu’on le sort de sa boîte et qu’on l’installe. Et pour cause : un écran de plus de 70 cm de large est devenu relativement banal dans nos intérieurs, tandis que les téléviseurs affichent désormais des diagonales bien plus importantes. Mais vous vous doutez bien que la perception change une fois l’écran installé sur le bureau…
Plug & Play
Une fois le carton ouvert, vous trouverez un socle, l’écran (oui, quand même) et une tige métallique. Cette dernière vient se clipser directement à l’arrière de l’écran, puis se fixer dans un logement prévu sur le socle. Et c’est tout.
J’ai rarement vu un montage aussi rapide. L’ensemble est par ailleurs particulièrement lourd, avec plus de 9 kg, ce qui lui assure une excellente stabilité une fois installé.
Revers de la médaille : il n’y a aucune fixation entre le socle et la tige. Dès que vous soulevez l’écran, vous le désolidarisez donc du pied. Ce n’est pas forcément gênant si l’écran est destiné à rester dans une pièce, mais cela devient nettement moins pratique si vous prévoyez de le déplacer régulièrement (car oui une famille ou des activités multi-usage ça peu exister).
Ligne courbe
La taille de l’écran, contrairement à la première impression, prend tout son sens une fois installé devant soi. Les 32 pouces font alors leur petit effet lorsqu’on a le nez dessus. Cerise sur le gâteau : la dalle incurvée renforce véritablement la sensation d’immersion.
On peut toutefois rencontrer, avec certains jeux, les fameuses bandes noires liées au format d’affichage. C’est notamment le cas lorsque nous avons branché notre PS5 et lancé Death Stranding. Cela ne gâche cependant pas réellement l’expérience : une fois installé devant l’écran, la sensation d’immersion est bien présente et l’on profite pleinement de son espace de travail.
Des millions de pixels
Le rendu de la dalle est de très bonne facture, notamment dans les jeux aux environnements colorés. Kingdom Come: Deliverance I & II sur PC, par exemple, offre un rendu particulièrement agréable (et lui en plein écran) .
La gestion des noirs est en revanche plus discutable. En pleine journée, on peut percevoir un léger effet de voile blanc dans les zones sombres. Celui-ci s’atténue fortement lorsque l’on joue dans une pièce plongée dans le noir, même s’il reste perceptible.
Attention également : cet effet est davantage visible lorsque l’on ne se trouve pas parfaitement dans l’axe de l’écran. Un point à surveiller, notamment si vous envisagez d’utiliser cet Alienware comme second écran.
L’écran propose néanmoins différents réglages accessibles via un petit bouton situé sous la dalle. La navigation dans les menus est simple et plutôt ergonomique. Plusieurs configurations prédéfinies sont également disponibles en fonction du type de jeu : RPG, course, etc. Au final, j’ai opté pour le rendu « Cool », qui permettait selon moi d’obtenir un équilibre assez convaincant, notamment dans les noirs et les bleus foncés.
Le prix de la qualité
À 309 €, on se retrouve franchement face à un bon rapport qualité-prix. Il faut toutefois rappeler que la gamme Alienware monte rapidement en gamme : la version 32 pouces 4K UHD (3840 × 2160) QD-OLED à 240 Hz est, elle, proposée à 1 068,99 €. On reconnaît facilement cette version haut de gamme à son dos blanc en plastique. Elle représente toutefois un investissement conséquent.
Nous n’avons malheureusement pas pu comparer les deux écrans côte à côte. C’est pourtant ce que nous vous conseillerions de faire si vous hésitez entre les deux modèles et que votre budget le permet : au-delà des caractéristiques techniques, le rendu de l’image et la gestion des noirs peuvent sensiblement modifier votre perception.