Il est parfois nĂ©cessaire de se plonger dans sa pile de jeux vidĂ©os. Non par nĂ©cessitĂ©, mais par plaisir, soit de la dĂ©couverte ou bien de ses souvenirs. Alors que je rĂ©flĂ©chissais Ă une liste des jeux non reconnus Ă leurs justes valeurs, Tobal 1 fut le premier qui me vint Ă l’esprit. Alors pure madeleine de Proust ou s’agit il d’une valeur sure ?
Akira Toriyama sur Playstation !
Tobal 1 sorti sur notre continent en dĂ©but d’annĂ©e 1997. Pour le situer dans son contexte, Tekken et Toshiden avaient Ă©crasĂ© la concurrence de par leurs graphismes Ă couper le souffle et un fun immĂ©diat encore reconnaissable aujourd’hui. Squaresoft, dont c’Ă©tait le premier jeu de combat, s’est offert une pointure en matiĂšre de design en la personne d’Akira Toriyama, cĂ©lĂšbre mangaka auteur notamment de Dragon ball.
D’une part, le jeu fait la diffĂ©rence grĂące Ă la qualitĂ© et la diversitĂ© des personnages rencontrĂ©s. Le premier point marquant du soft est sa 3D un peu « cubique » Ă la maniĂšre d’un Tekken 2 (Notre ami Kuk dirait comme tous les jeux Playstation et il aurait tord, NDR: j’aurais plutĂŽt dis 3D « sale ») mais je dirais que le soft est davantage Ă©purĂ©.
D’autre part, notre terrain de jeu est Ă©galement en 3D Ă la diffĂ©rence d’un Tekken qui se joue davantage comme un jeu de baston en 2D. Le jeu se joue en haute rĂ©solution, dans des arĂšnes vastes avec notamment la prĂ©sence de zone de combat, zone proprice aux rings out.
Comme vous le noterez, vous disposerez de huit personnages de base, chacun ayant leurs propres styles, physiquement ou en matiĂšre de combat et nous allons aborder ceci.
Virtua fighting
Le joueur 32 bits aime la surenchĂšre de personnages. Toutefois, dans Tobal, il ne s’agit pas de personnages copier/coller mais avec un style qui leur est propre. Ainsi, le joueur lambda choisira Chuji qui a un air de Son Goku ou Epon aux airs de Bulma. Ces personnages auront ainsi tendance Ă se jouer facilement mais seront moins techniques dans les « vrais » combats. A contrario, un personnage comme le veillard FeĂŻ ou le monstre rose Ill ont un aspect moins « beau » mais aux techniques redoutables.
En effet, l’habit ne fait pas le moine dans Tobal ou chaque personnage aura des techniques de combats qui lui sont propres un peu Ă la maniĂšre d’un Virtua fighter. ici, pas de coups spĂ©ciaux lumineux ! Fei utilisera souvent une technique de l’homme ivre ou Ill utilisera sa queue en guise d’attaque mais Ă©galement en terme de projection.
En outre, Tobal se veut bien plus réaliste que ses ainés. Le jeu utilisera trois boutons, trois pour chaque zone du corps définie à savoir haut, milieu, bas. Un coup bas peut ainsi déstabiliser visuellement votre adversaire et vous ouvrir une brÚche. Le jeu étant totalement en 3D, vous pourrez tourner autour de votre opposant pour placer un contre ou le prendre à revers.
Enfin, Tobal fait la part belle aux projections. Tel un catcheur, selon l’endroit ou vous attraperez votre rival (de face, de cotĂ© ou de dos), la projection en sera diffĂ©rente. Vous pourrez Ă©galement entrainer votre adversaire en le sortant du ring et ce, Ă la maniĂšre d’un Judoka. Un jeu de combat pour une fois trĂšs rĂ©aliste !
Halte Maule au feine liĂšne, donjon
Squaresoft a innovĂ© comparĂ© aux productions de l’Ă©poque en matiĂšre de jeux de combats. En effet, le joueur pourra jouer Ă un mode « quest » comparable Ă un donjon. Ceux ci sont labyrinthiques, au nombre de cinq et seront dotĂ©s d’une difficultĂ© croissante. Le joueur aura pour but de ne pas se perdre dans ces couloirs face Ă plusieurs ennemis rencontrĂ©s. Un boss finalisera votre exploration, ce dernier sera issus du jeu de combat « traditionnel » et vous pourrez le dĂ©bloquer une fois battu. Idem, ces boss bĂ©nĂ©ficient d’une patte graphique dĂ©diĂ©e avec par exemple Nork dont le gabarit est comparable Ă Janeba dans Dragon ball dans sa forme jaune et Ă©norme.
Ces donjons ajoutent une durée de vie énorme au soft et permettent de varier les plaisirs. Toutefois, la camera en vue de derriÚre cumulé à une jouabilité non adaptée au genre vous feront pester notamment sur les modes les plus durs.
Un jeu japonais sur une console européenne
Enfin, il est juste de mentionner l’absence de mode 60 Hz qui rend parfois l’ensemble un peu lent ce qui luit confĂšre un petit cotĂ© Tekken 1 ou Toshiden. Cela n’entachera en rien le plaisir que vous ressentirez lors des combats ou Tobal se veut un bijou qu’on dĂ©couvrira Ă mesure de le polir. Pour les adeptes de consoles japonaises, je conseille toutefois d’opter pour sa suite, Tobal n°2 sorti exclusivement au Japon et le dĂ©passant en tout point.