Sumioni: Demon Arts était un jeu attendu par les fans de la PS Vita. Son pédigrée a tout pour plaire. En effet, le jeu est développé par Acquire, créateur du très amusant What Did I Do to Deserve This, My Lord!? sur PSP. Le titre promet l’utilisation des fonctionnalités tactiles de la PS Vita pour « une expérience engageante et viscérale ». C’est donc avec envie que l’on lance le jeu sur la console.
Après un menu sans vie, on lance rapidement une partie. Tout de suite, ce qui frappe dans Sumioni: Demon Arts, c’est le style graphique très japonais. On a le droit Ă une belle introduction composĂ©e d’images fixes imitant la peinture Ă l’encre. L’histoire que vous vivrez est celle d’Agura, un Inkdemon rouge et cornu. Celui-ci s’est fait bannir. On lui propose une seconde chance : pour cela on lui demande d’aller punir le dictateur de la capitale voisine avant qu’il n’invoque un mal ancien. Tout ceci se passant dans un Japon mĂ©diĂ©val, Agura n’aura d’autre choix que de prendre son sabre et ses deux meilleurs dĂ©mons : un PhĂ©nix et un loup.
Aussitôt, on rentre dans le vif du sujet. Sumioni: Demon Arts est un beat-them-all 2D au scrolling horizontal. Le premier niveau (un didacticiel) se termine en deux minutes. Dans ce court laps de temps, on apprendra le maniement de toutes les armes à portée d’Agura. C’est plutôt bien fait et c’est bien la première fois qu’on ne prend pas le joueur pour un idiot à lui faire faire trois fois les mêmes mouvements pour valider un acquis. Deux minutes, cela sera aussi le maximum de temps nécessaire pour terminer les niveaux qui suivent.
Agura peut attaquer avec son Ă©pĂ©e de diffĂ©rentes manières comme dans tout bon beat’em-all. Mais la vĂ©ritable nouveautĂ© de Sumioni: Demon Arts, c’est l’utilisation de l’encre. En effet, rappelons qu’Agura est un InkDemon. Il peut donc invoquer certains Ă©lĂ©ments avec ses dessins. Il peut ainsi utiliser l’eau pour faire disparaitre les tirs ennemis ou le feu et la foudre pour les attaquer. Et si cela ne suffit pas, il a aussi la capacitĂ© d’invoquer ses deux collègues dĂ©mons afin de vider l’écran de toute menace. Attention cependant : comme notre hĂ©ros, ils sont sensibles aux coups et peuvent disparaitre avant d’avoir fini leur tâche !
Tout ceci s’effectue très simplement, avec une pression de la touche L et l’emploi de l’index pour effectuer un gribouillis sur l’écran. Petite dĂ©ception, la seule figure imposĂ©e n’est pas très reprĂ©sentative de l’art japonais, un petit kanji Ă dessiner aurait Ă©tĂ© du plus bel effet. Signalons aussi qu’Agura possède une autre capacitĂ©. Afin de passer sans encombre les diffĂ©rents niveaux, il peut dessiner des plates-formes d’un simple geste sur l’écran tactile (chose dĂ©jĂ vue dans Max and the Magic Maker par exemple). Et, petit bonus, lorsque Agura se pose sur ces plates-formes, il frappe beaucoup plus fort. A cet instant, un halo de lumière virant du jaune au rouge l’entoure pour indiquer sa puissance. Le jeune dĂ©mon rouge n’était dĂ©jĂ pas bien tendre, mais lĂ cela devient un vĂ©ritable massacre ! Rien ne lui rĂ©siste, sauf… les boss. Ces derniers sont vraiment coriaces et demandent de la dextĂ©ritĂ©, un peu comme dans les jeux de l’époque des consoles 16 bits oĂą il fallait apprendre les gestes prĂ©cĂ©dant une attaque massive. Lorsque l’on se trouve face Ă ces bestioles-lĂ , Sumioni: Demon Arts devient vraiment difficile.
Ce qui n’est pas un mal finalement, car le jeu est très court. Il n’est pas sans rappeler dans ce domaine Guardian Heroes, puisque le titre se termine en 30 minutes. Comme son ainé, il propose des embranchements dans l’histoire et des fins différentes, histoire d’augmenter la replay value. A contrario, il ne vous laissera pas de choix, ces « timelines » sont basées sur vos réussites dans les niveaux les précédents. Au total, ce sont 6 fins et 24 niveaux (dont 5 spéciaux) qui composent l’aventure. Comptez trois heures pour en venir définitivement à bout. Mais les développeurs ne le cachent pas, Sumioni: Demon Arts est basé sur le scoring. Au Japon, lors de sa sortie, des tournois étaient organisés sur certains niveaux. Vous trouverez dans les menus un reliquat de classement dans notre version européenne. Par contre, à ce jour, aucune disponibilité chez nous des deux DLC japonais n’est prévue. Dommage !
Sumioni: Demon Arts est un jeu intĂ©ressant. Son design Ă©purĂ© mais original et sa musique de film de samurais s’associent parfaitement. On est, d’un point de vue esthĂ©tique, sur un petit jeu de qualitĂ©. Pour ce qui est du gameplay, il est simple, nerveux et agrĂ©able. Cela fait de Sumioni: Demon Arts un de ces petits beat’em-all qui font passer un bon moment. Au final, on regrette un peu qu’il a fallu près d’un an pour localiser le titre, et ce uniquement en anglais. A noter qu’il est aussi disponible sur Android, au mĂŞme tarif, c’est-Ă -dire 10 €.
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