La NES (Nintendo Entertainment System), sortie en 1985 aux États-Unis et en 1987 en France, a marqué au fer rouge toute une génération de joueurs. Pour beaucoup, elle a été la première véritable console de salon, celle qui a posé les bases du jeu vidéo moderne. Avec ses cartouches grises, ses musiques 8-bits inoubliables et son catalogue aussi riche que varié, la NES reste une machine culte.
Mais au-delà de l’histoire officielle, chaque joueur a sa propre sélection, son panthéon personnel des jeux qui l’ont marqué. Voici donc mon Top 10 NES, mélange assumé de grands classiques et de coups de cœur plus atypiques.
Quel est le Top 10 Nes de Manoloben?
1. Pirates! (Microprose, 1991)
Peu de gens associent Pirates! à la NES, et pourtant, le portage existe bel et bien. Adapté du chef-d’œuvre de Sid Meier sorti sur micro-ordinateurs, ce jeu d’aventure et de gestion permettait de vivre une vraie vie de flibustier dans les Caraïbes. Batailles navales, duels à l’épée, commerce, chasse au trésor : une liberté rare pour l’époque.
Sur NES, évidemment, tout est simplifié, mais à l’époque c’était magique : on vivait vraiment la fantasy du pirate, loin des titres plus linéaires de la console. Un ovni, mais un ovni marquant.
2. North and South (Infogrames, 1990)
Adaptation d’un classique du PC, North & South transpose la Guerre de Sécession américaine en un jeu d’action-stratégie complètement déjanté. Entre phases tactiques (prise de territoires façon wargame) et séquences d’action (attaques de forts, combats à cheval), le jeu marquait par son humour et son dynamisme.
C’était aussi une rareté : un jeu NES avec une vraie dimension multijoueur « tactique », où la bagarre sur la manette comptait autant que les choix militaires. Ceux qui y ont joué s’en souviennent encore comme d’un titre atypique et terriblement fun.
3. Double Dragon II: The Revenge (Technos Japan, 1988)
Le beat’em up à son apogée. Double Dragon II améliorait tout ce que le premier avait tenté : jouable à deux simultanément (chose essentielle !), avec des coups variés et une mise en scène qui faisait entrer le genre dans une nouvelle dimension.
C’était le jeu parfait à sortir avec un copain : pas besoin de réfléchir, juste frapper, avancer, frapper encore. Et râler quand l’un des deux poussait l’autre dans le vide. Des souvenirs de pure camaraderie 8-bits.
4. Super Mario Bros. 3 (Nintendo, 1990)
Le sommet absolu de la NES. Souvent considéré comme un des meilleurs jeux de tous les temps, Super Mario Bros. 3 repoussait les limites de la console. Niveaux variés, costumes iconiques (raton laveur, grenouille, Tanooki), carte du monde, secrets à foison…
À l’époque, c’était l’impression d’avoir une infinité de contenu dans une simple cartouche. Et encore aujourd’hui, difficile de ne pas sourire en entendant la musique du premier monde.
5. Super Mario Bros. (Nintendo, 1985)
Le point de départ. Celui qui a littéralement sauvé l’industrie du jeu vidéo après le crash de 1983. Super Mario Bros. c’est un gameplay limpide, une progression millimétrée et une accessibilité qui le rend encore jouable aujourd’hui sans effort.
Pour beaucoup, c’est « LE » jeu qui a transformé une télé et une manette en machine à rêves. Simple, mais indémodable.
6. Super Mario Bros. 2 (Nintendo, 1988)
Celui qui divise. Beaucoup ne savaient pas à l’époque que Super Mario Bros. 2 n’était en fait qu’un reskin du jeu japonais Doki Doki Panic. Résultat : un gameplay très différent, basé sur la prise et le lancer d’objets, et quatre personnages jouables aux capacités distinctes.
Pour moi, ce décalage a longtemps été une force : le jeu a une ambiance à part, plus étrange, presque onirique. Et avouons-le : qui n’a pas un petit faible pour le prince des légumes, Wart ?
7. Super Off Road (Tradewest, 1991)
Un des meilleurs jeux multijoueur de la console. Super Off Road proposait des courses courtes, nerveuses, avec ce scrolling fixe vu d’en haut qui donnait un côté « borne d’arcade » irrésistible.
C’était parfait pour des parties à plusieurs (avec l’adaptateur multitap, luxe de l’époque), où le but n’était pas tant de gagner que de pousser les copains dans le décor. Simple, direct, hilarant.
8. Punch-Out!! (Nintendo, 1987)
Mike Tyson ou pas, Punch-Out!! reste une leçon de game design. Plus qu’un jeu de boxe, c’était presque un jeu de rythme : chaque adversaire avait ses patterns, ses tells visuels, et il fallait apprendre à les lire, à esquiver et à frapper au bon moment.
Le tout avec un style cartoonesque inoubliable. Qui n’a pas encore en tête la tronche de King Hippo ou la moustache de Bald Bull ?
9. Teenage Mutant Ninja Turtles (Konami, 1989)
Un jeu culte… et frustrant. La première aventure NES des Tortues Ninja est restée célèbre pour sa difficulté impitoyable. Mais elle marquait par son ambiance, son alternance de phases d’exploration et d’action, et surtout par le simple fait de jouer avec Leonardo, Donatello, Michelangelo et Raphaël à la maison.
Même si beaucoup de joueurs rageaient dans les niveaux aquatiques (maudites bombes sous-marines !), le jeu a marqué une génération entière.
10. The Legend of Zelda (Nintendo, 1986)
Comment conclure autrement ? Zelda posait dès 1986 les bases d’un genre entier. Exploration libre, donjons non linéaires, objets à découvrir, secrets cachés partout… et surtout cette petite pile de sauvegarde intégrée à la cartouche, qui changeait tout.
C’était plus qu’un jeu : une aventure épique condensée dans une cartouche dorée. Une légende, au sens propre.
Et si je cherche d’autres bon jeux sur NES?
Mais comme on est pas voué à tout connaitre, j’ai trouvé important de vous fournir aussi une liste de ce que les joueurs ont aimé sur NES, et là voici :
Zelda II: The Adventure of Link (Nintendo, 1988)
Souvent décrié, Zelda II reste pourtant une tentative audacieuse de Nintendo. Exit la vue du dessus du premier épisode : place à une aventure hybride, mêlant carte du monde et séquences de plates-formes/combats en vue de profil. Plus orienté RPG, avec expérience et montée de niveaux, le jeu a surpris et parfois déconcerté. Mais il garde un charme particulier, et certains fans l’adorent pour sa difficulté exigeante et son ambiance plus sombre.
Metroid (Nintendo, 1987 en Europe)
Un univers labyrinthique, une ambiance oppressante et une héroïne mystérieuse : Metroid était en avance sur son temps. Exploration non linéaire, pouvoirs débloquant de nouveaux passages, boss gigantesques : tous les ingrédients de la saga étaient déjà là. Sur NES, c’était un jeu ardu, mais qui récompensait l’obstination par un sentiment de conquête unique. Et le twist final – la révélation de Samus Aran – reste l’un des plus célèbres de l’histoire du jeu vidéo.
Kid Icarus (Nintendo, 1987)
Moins connu que Mario ou Zelda, Kid Icarus mélangeait plates-formes verticales et touches de RPG. On y incarnait Pit, ange armé de son arc, parti affronter les forces de Medusa. Sa progression atypique, ses boutiques et son mélange d’action et de stratégie lui donnaient un goût unique. Difficile et parfois injuste, il a néanmoins marqué une petite communauté fidèle qui l’a érigé en jeu culte.
Excitebike (Nintendo, 1984 au Japon, 1986 en Europe)
Un classique de la première vague NES. Simple et immédiat, Excitebike proposait des courses de motocross avec gestion de la vitesse, de la surchauffe et des sauts. Mais son vrai atout, c’était son éditeur de circuits, qui permettait aux joueurs de créer leurs propres pistes. Un jeu fun, compétitif, et étonnamment moderne dans son approche.
Ice Climber (Nintendo, 1985)
Autre pionnier de la NES, Ice Climber mettait en scène Popo et Nana, deux petits héros armés de maillets, gravissant montagne après montagne. Chaque niveau demandait de briser les blocs pour monter toujours plus haut, en évitant ennemis et pièges. À deux joueurs, c’était à la fois hilarant et frustrant : la coopération virait vite à la compétition. Son gameplay simple mais exigeant en a fait un jeu emblématique des débuts de la console.
R.C. Pro-Am (Rare, 1988)
Un bijou signé Rare. R.C. Pro-Am proposait des courses de petites voitures radiocommandées, vues en diagonale. Nerveux, addictif, avec des power-ups et des armes à ramasser sur la piste, il annonçait déjà le fun futur des Mario Kart et autres jeux de course arcade. Son rythme effréné et son côté compétitif en faisaient un titre culte pour les amateurs de vitesse.
Bubble Bobble (Taito, 1986)
Un des plus grands jeux coopératifs de l’ère 8-bits. On y incarnait Bub et Bob, deux petits dragons cracheurs de bulles, devant capturer des ennemis dans leurs bulles pour ensuite les éclater. Un gameplay simple, mais diaboliquement addictif, et surtout pensé pour être joué à deux. Avec ses 100 niveaux et ses multiples secrets, Bubble Bobble a marqué au fer rouge les soirées entre amis.
Adventure Island (Hudson Soft, 1988 en Europe)
Adaptation console du jeu d’arcade Wonder Boy, Adventure Island proposait un platformer coloré où l’on guidait Master Higgins, armé de son boomerang, à travers jungles et volcans. Sa difficulté élevée et son système de nourriture (il fallait constamment ramasser des fruits pour ne pas mourir de faim !) en faisaient un défi redoutable. Mais son charme naïf et ses niveaux variés en ont fait un favori de nombreux joueurs.
Solar Jetman (Rare, 1990)
Un titre atypique, presque expérimental pour la NES. Dans Solar Jetman, on pilote un petit module spatial à travers des cavernes, avec une gestion réaliste de l’inertie et de la gravité. Le gameplay était exigeant, parfois frustrant, mais incroyablement original. Plus proche de la simulation que du shoot classique, il a marqué ceux qui cherchaient une expérience différente sur NES.
Lunar Pool (Compile, 1985)
Mélange improbable de billard et de casse-tête, Lunar Pool proposait des tables farfelues aux formes géométriques inédites. Le but restait de rentrer toutes les billes, mais avec une physique particulière et des plateaux de plus en plus étranges. Un jeu simple en apparence, mais étonnamment addictif, et parfait à deux joueurs pour des soirées compétitives.
Maniac Mansion (Lucasfilm Games, 1990 sur NES)
Portage d’un classique du PC, Maniac Mansion a introduit l’aventure point’n click sur console. Humour décalé, manoir rempli de bizarreries, multiples personnages jouables et fins alternatives : c’était un vrai choc pour les joueurs NES habitués à l’action immédiate. Malgré une censure notable dans la version occidentale, le jeu reste une perle d’originalité.
Metal Gear (Konami, 1987)
Avant de devenir la saga culte que l’on connaît, Metal Gear a débuté sur MSX puis sur NES. On y incarnait Solid Snake, infiltrant une base ennemie pour détruire l’arme ultime. Sur NES, le portage est critiqué pour ses différences avec l’original, mais il reste pionnier dans le genre infiltration. Pour beaucoup, c’était la découverte d’un gameplay plus réfléchi, moins bourrin, et donc marquant.
Blaster Master (Sunsoft, 1988)
Un hybride ingénieux entre jeu de plates-formes et phases de tir. On y dirigeait Jason et son tank Sophia à travers des niveaux variés, alternant exploration en 2D et séquences en vue de dessus. Graphiquement impressionnant pour l’époque, avec une musique mémorable, Blaster Master a marqué par son originalité et sa profondeur.
The Goonies II (Konami, 1987)
Suite du film culte, The Goonies II mélangeait exploration, action et énigmes. On passait de phases en 2D à des passages en vue subjective pour fouiller les pièces du manoir. Un jeu un peu étrange, mais qui séduisait par son côté aventure et son ambiance fidèle à l’esprit du film.
Little Nemo: The Dream Master (Capcom, 1990)
Inspiré d’un vieux comic strip, Little Nemo offrait un platformer féérique où l’on nourrissait des animaux pour les chevaucher et profiter de leurs pouvoirs. Sa direction artistique onirique et sa musique enchanteresse en faisaient une pépite méconnue, mais chérie de ceux qui l’ont découverte.
🕹️ Conclusion : un héritage en or
Ce top 10, c’est un mélange de monuments universels et de souvenirs plus personnels. La NES, plus que toute autre console, a su créer des univers qui restent gravés dans la mémoire. Qu’il s’agisse de batailles de pirates, de duels de boxe, de courses de 4×4 ou de sauts de plombier, chacun de ces jeux a contribué à bâtir ma passion pour le jeu vidéo.
Et même aujourd’hui, alors que les consoles modernes affichent des graphismes photoréalistes, il suffit de relancer un de ces titres pour ressentir la même émotion qu’enfant, manette carrée en main, les yeux fixés sur l’écran cathodique.
👉 Super Off Road, Double Dragon II et North & South sont des incontournables, parfaits pour jouer avec des amis. En coop ou en compétition, ils offrent des sessions rapides et fun. On peut aussi citer Bubble Bobble, excellent en duo.
👉 The Legend of Zelda reste la référence absolue. Avec son monde ouvert, ses donjons et sa sauvegarde, c’était une véritable quête épique pour l’époque. Certains mettront aussi en avant Faxanadu ou Maniac Mansion pour leurs approches différentes.
👉 La trilogie Super Mario Bros. domine largement, avec une mention spéciale pour Super Mario Bros. 3, considéré comme un des meilleurs jeux de plates-formes de tous les temps. Mais il ne faut pas oublier Kirby’s Adventure ou Little Nemo: The Dream Master pour leur créativité.
👉 Plusieurs candidats : Battletoads est tristement célèbre pour sa difficulté infernale. Ghosts’n Goblins est également redoutable. Même TMNT ou Zelda II peuvent faire partie de la liste des cauchemars 8-bits.
👉 Beaucoup citent Punch-Out!! (Mike Tyson ou pas) comme une référence. Pour les courses, RC Pro-Am et Excitebike sont de grands classiques.
👉 Final Fantasy (sorti surtout au Japon/US) a posé des bases solides. En Europe, Faxanadu ou Crystalis sont souvent mis en avant. Et bien sûr, The Legend of Zelda est une référence hybride action-aventure.
👉 Double Dragon II et Bubble Bobble s’imposent. Deux expériences très différentes : baston urbaine pour l’un, fun coloré et addictif pour l’autre.
👉 Duck Hunt est le plus iconique, mais on peut aussi citer Hogan’s Alley et Wild Gunman pour varier les plaisirs.
👉 Super Mario Bros. (simple et immédiat), Kirby’s Adventure (accessible et coloré), et Excitebike (fun rapide). Des titres parfaits pour découvrir la console sans frustration.
👉 Super Mario Bros. pour son importance historique, Super Mario Bros. 3 pour sa perfection ludique, et The Legend of Zelda pour son esprit d’aventure. Trois piliers, trois légendes.
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