Ok, je l’admets, ce n’est pas le bon slogan, mais j’aimais bien la sonorité… et clairement, des couleurs, vous allez en prendre plein les yeux !
Rainbow 7 est un jeu de gestion de main édité par Ghost Dog, où vous devrez vous défausser du plus de cartes possible afin d’avoir moins de sept points en main pour faire un « Rainbow » et espérer gagner.
Nous devons ce jeu à Antoine Davrou et Alexandre Emeritet. Il est illustré par Ian Parovel.
Tout d’abord, on ne va pas se mentir : c’est coloré. On y retrouve les sept couleurs de l’arc-en-ciel, mais les cartes restent assez sommaires. On n’est pas au niveau d’un Skyjo (désolé, mais reconnaissez que les cartes ne sont vraiment pas des plus agréables à regarder), mais on s’en rapproche. Après, l’essentiel réside dans les mécaniques, et là, je dois avouer que cela fonctionne bien.
Le jeu en bref
Tous les joueurs ont en main une carte de valeur sept (la seule avec des effets spéciaux), plus six autres cartes aléatoires.
Les cartes 7 non distribuées sont mélangées aux autres pour constituer la pioche et les défausses.
À son tour, deux actions sont possibles :
- Défausser des cartes et en piocher une (face cachée ou dans l’une des deux défausses non utilisées) ;
- Annoncer la fin de partie en déclarant « Rainbow » suivi de votre valeur totale en main.
Lorsque vous défaussez des cartes, vous pouvez en défausser une seule ou plusieurs (trois cartes minimum), à condition que ce soient des valeurs identiques ou une suite de même couleur. Attention à l’ordre dans lequel vous défaussez vos cartes, cela peut permetre de bloquer vos adversaires. Il vous faudra donc faire attention a votre main, mais aux actions des autres joueurs également.
Lorsque la fin de partie est annoncée par un joueur (en annonçant Rainbow et la valeur de vos cartes en main), elle s’arrête immédiatement. Si vous avez effectivement le moins de points, vos adversaires prennent deux jetons pluie. Sinon, vous êtes pénalisé de trois jetons.
Autre façon de finir : réaliser un perfect, c’est-à-dire poser votre dernière carte. Dans ce cas, la partie se termine et tous les autres joueurs prennent un jeton. Au bout de quelques parties on se rend compte que faire un perfect est plus simple que de faire un Rainbow qui réussira. Il faut dire que les joueurs tenteront de vous bloquer en évitant de défausser des cartes de faible valeur !
Une petite partie ?
Globalement, Rainbow 7 tourne bien. On s’amuse, on arrange ses cartes, on utilise les effets des 7, le plaisir est là. Les règles sont accessibles, même pour les plus jeunes.
Les premières parties ne sont pas forcément folles, le temps de comprendre comment tout fonctionne. Vous pouvez jeter les cartes dans n’importe quel ordre, mais on n’en comprend les implications qu’au bout de quelques parties, idem pour la gestion de la main. Néanmoins, cela en fait un jeu assez intéressant.
Lorsqu’une des défausses est vide (ce qui arrive fréquemment en début de partie), il vous faudra la reconstituer à l’aide de la pioche.
Un jeu amusant
Pour finir, c’est un bon jeu, avec des mécaniques simples, même si elles ont déjà été vues dans beaucoup d’autres titres. Le système de défausses est original : il faut choisir judicieusement où déposer ses cartes et, si possible, dans quel ordre.
J’aime aussi beaucoup le thème, avec les sept couleurs de l’arc-en-ciel et des valeurs de 1 à 7. Le jeu se joue très bien de deux à cinq joueurs sans trop allonger les parties. C’est une découverte sympa que nous ressortirons volontiers en famille ou entre amis. D’ailleurs, on me le demande régulièrement durant les soirée jeux auxquelles je participe, il a trouvé son public !
La boîte de Rainbow 7 est compacte, ce qui le rend facilement transportable. Il est en ce moment dans mon sac, en attente d’une nouvelle aventure ludique.
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