Fantasy Realms : Mythes Grecs transpose chez les dieux de l’Olympe la formule de Fantasy Realms, nommé au Spiel des Jahres 2021. Bruce Glassco signe cette version autonome, éditée en français par Don’t Panic Games. À la maison, le thème a parlé tout de suite : mon fils est fan de mythologie grecque.
Le principe : composer avec sa main
Le but : finir avec la main de 7 cartes qui rapporte le plus de points. Pour ça, on compose avec sa main de départ et avec les cartes dont les autres ne veulent pas.
À son tour, on pioche dans le paquet ou on récupère une carte visible de la défausse commune, puis on en défausse une. Attention : chaque carte jetée peut faire le bonheur d’un adversaire. La partie s’arrête dès que 10 cartes occupent la défausse.
Les 79 cartes mêlent dieux, héros, monstres, lieux, objets et quêtes. Chacune a une force de base, et surtout des bonus ou des malus selon les autres cartes de la main.
Ce qui m’a plu : le thème et les morts
Le thème est réussi, et pas seulement en surface : les effets des cartes collent aux mythes. Le Mont Olympe, par exemple, rapporte 6 points par carte Dieu dans votre main. Un vrai plus pour les enfants passionnés de mythologie, comme mon fils.
J’ai aussi aimé la gestion des personnages morts, la grande nouveauté de cette boîte. Le jeu ajoute l’Au-delà, une défausse personnelle où finissent certaines cartes. Chacune y coûte 10 points, mais continue de jouer pour vous avec ses effets et ses attributs.
Les monstres hostiles peuvent aussi y envoyer vos héros en fin de partie. Face à Charybde et Scylla, par exemple, mieux vaut garder un héros agile en vie. Un mort peut donc rapporter des points… ou en coûter beaucoup.
Les bémols : un objectif pas si évident, des combos inégaux
Sur le papier, tout est simple. En pratique, j’ai mis un peu de temps à comprendre le but du jeu. On ne construit pas sa main librement : on hérite de 7 cartes, et il faut s’en accommoder.
Le réflexe est de chercher le combo idéal, alors que le jeu demande surtout de s’adapter. Il faut guetter ce que les autres défaussent et viser le combo réalisable avec ce qui circule.
Mon vrai reproche concerne l’équilibre : certains combos sont vraiment bien meilleurs que d’autres. Quand l’un d’eux se met en place, l’écart au score devient vite difficile à rattraper.
Verdict : sympa, mais à petites doses
Fantasy Realms : Mythes Grecs est un jeu sympa : les parties sont courtes, le thème est soigné et l’Au-delà renouvelle vraiment la formule. Mais entre une prise en main moins évidente qu’il n’y paraît et des combos inégaux, on n’y rejouera pas forcément souvent.
Je le conseille surtout aux familles fans de mythologie grecque, avec des enfants à partir de 12 ans, l’âge indiqué sur la boîte. Pas besoin de connaître le Fantasy Realms d’origine : cette version est totalement autonome. Et sa petite boîte se glisse facilement dans un sac.