Max and the magic Marker, le test sur DS

Max and the Magic Marker 1
NE NOUS A PAS MARQUE!

En parallèle de la version iPad de Max & the Magic Marker (lire notre test), nous nous sommes essayés à la version Nintendo DS. Vendue dix fois plus cher que le jeu original, nous nous sommes légitimement demandé ce que cette cartouche propose de plus. Pas grand-chose malheureusement et, une fois de plus, il semble que l’appel de l’argent facile ait été le plus fort.

L’histoire de Max & the Magic Marker débute lorsque Max trouve dans son courrier un feutre orange. Pour le tester, Max dessine un monstre. Il prend vie et… s’enfui ! Max prend son courage à deux mains, se représente lui-même sur la feuille et part à la poursuite du monstre à travers 15 niveaux.

Dans cette version, Max peut dessiner avec le stylet de la Nintendo DS sur l’écran tactile. Le maniement pourrait paraître plus simple, mais la taille de l’écran exclut toute précision. Bien entendu, comme sur iPad, vos dessins se transforment en véritables objets à l’écran réagissant à la gravité mais aussi au personnage qui peut les pousser, les tirer, etc. Durant votre périple, vous devrez utiliser judicieusement le feutre afin de construire des ponts, des leviers, des catapultes et autres escaliers. Ce marker peut aussi servir d’arme car vos dessins pourront écraser les ennemis. Malheureusement pour nous, plusieurs éléments changent par rapport à la version iPad.

Tout d’abord au niveau de la maniabilité : ici, on utilise quasiment tous les boutons de la Nintendo DS. Un pour sauter, un pour le mode pause, l’autre pour effacer tous les dessins et récupérer de l’encre, un autre pour effacer un seul dessin… Bref, si vous n’êtes pas perdu en cinq minutes, cela relève du miracle. De plus, il faut apprendre à jongler entre le style et les boutons. Que du bonheur… si vous êtes un poulpe !

Pour donner plus de contenance au jeu, les développeurs ont décidé de fusionner les niveaux de la version iPad - ils avaient l’avantage d’être courts et de permettre des parties rapide. Ce qui explique qu’en en lieu et place des 58 niveaux iOS, vous n’en aurez plus que 15. Pour ne pas trop se fatiguer à modifier le gameplay, les développeurs utilisent une astuce qui efface vos caractéristiques à chaque checkpoint. Le véritable problème n’est pas la manœuvre à la limite de l’escroquerie, mais la difficulté qui en découle. Car vous devez désormais réussir quatre niveaux sans mourir avant de pouvoir sauvegarder votre progression !

Le mode pause est toujours de la partie. Il vous permettra de dessiner sans subir la gravité et de coller les objets entre eux. De même, vous devrez toujours récupérer des boules d’encre - pour recharger votre stylo -, des boules dorées et des billes noires pour les ceux qui aiment terminer leur jeu de fond en comble.

Côté réalisation, les développeurs nous prouvent qu’ils pouvaient encore… régresser ! Vous aurez le droit à des niveaux ternes, avec moins de couleurs que la version iPad. L’animation est rachitique, la
musique est banale, les bruitages sont peu existants. Petit bonus, des bugs de collisions existent, ainsi vous pourrez vous retrouver coincé sous le sol sans mourir. Vous forçant à relancer le niveau entier ! Il y a de quoi faire abandonner le joueur, même le plus motivé.

Note
0/10
Nous rendons donc un avis sans concession : ce Max & the Magic Marker est mauvais. Pis encore, en étant proposé pour dix fois plus cher que la version iOS, on frôle l’arnaque, d’autant plus que le contenu est similaire et moins bien exécuté. Le jeu était lent sur iPad et le parti pris de fusionner les niveaux le rend carrément insupportable. Fini les parties de deux minutes que l’on pouvait initier à n’importe quel moment… A la place nous avons un challenge fastidieux, lent et déséquilibré. Zéro pointé !

  • Née dans les années 80, Manoloben a pu tour à tour découvrir les joies du PC, puis des consoles de salon. C'est dans les années 2000 avec la découverte de la Neogeo Pocket qu'il s'est lié d'amour pour les consoles portables. Le(la?) GameBoy Advance fut sa/son compagnon pendant son école d'ingénieur puis, se fut au tour de la GP32 et de ses dérivées... Ne souhaitant pas quitter ce milieu, il a rejoint l'équipe d'un site en ligne spécialiste des consoles portables en 2011. Cette passion lui fit quitter le groupe pour fonder Air-gaming avec deux autres amis. Aujourd'hui, Manoloben souhaite transmettre une information sans tabou ni limitations, qui sont trop souvent imposés par un milieu de plus en plus vénal.

Du même auteur : Manoloben

 

 

Mots-clés: Manoloben, Nintendo DS, Max and the Magic Marker

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