Codex of Victory, le test iOS

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Les supports tactiles étant particulièrement adaptés au genre, les jeux de stratégie tour par tour sont légion sur Ipad. Développé par le studio Ino-Co Plus et édité par AKPublish, Codex of Victory  n’est pas venu pour faire de la figuration. Voyons si le résultat est à la hauteur de ses ambitions.

 

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Dans la phase de gestion, vous serez amené à étendre et gérer votre base.

Lancement. Ambiance. Avec ses faux airs de Starcraft, la direction artistique de Codex of Victory a clairement de quoi séduire. Dès le départ, la réalisation se situe clairement dans le haut du panier sur plateforme mobile. Les petites animations et autres bruitages présents sur l’ensemble des phases de jeu achèvent le travail. Aucune inquiétude à ce niveau, donc…

…Mais dans le genre Wargame, c’est surtout le game system qui prime. Et à ce niveau, Codex of Victory entend mixer différents types de jeu. Pour rester concis, nous distinguerons essentiellement les phases de gestion et d’action. L’ensemble se déroulant dans une quête scénarisée, mettant en scène un conflit intergalactique entre les humains et les Augmentés – sortes d’humanoïdes cybernétiques, que n’auraient pas renié les Borgs de Star Trek. A noter que les textes sont intégralement traduits en Français, et que la campagne du jeu vous occupera environ une vingtaine d’heures.

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Le design militaro-cyberpunk des différentes unités est très réussi.

La partie gestion, donc, peut elle-même être divisée en deux thèmes. Tout d’abord, la gestion de votre base sous-terraine.  A la manière d’un Fallout Shelter, vous commencerez alors par creuser quelques salles, puis à leur affecter un type : forage et ressources, création d’unités, stockage, recherche et améliorations… C’est ainsi lors de cette étape que vous créerez puis modifierez votre petite armée, avant de passer au deuxième thème de la phase de gestion : le choix des missions. L’action de Codex of Victory commence sur une première planète, avant de s’étendre à plusieurs. Les dites planètes sont ensuite découpées en zones, et la plupart d’entre elles propose différentes missions disponibles : conquête de zone, trame principale ou tout autre objectif annexe.

Les différentes décisions associées à la gestion de votre base tout comme les déplacements d’une zone de combat à l’autre sont chronophages. La bonne gestion du temps jouera donc un rôle primordial dans Codex of Victory, car il vous est possible de lancer différentes actions en parallèle puis d’accélérer le chronomètre. Le tout se compliquant au moment où plusieurs missions sont disponibles au même moment mais pour une durée limitée. Vient alors la nécessité d’établir choix et priorités, entre le temps passé au développement de la base et à la préparation de vos unités, ou le choix des missions le temps de déplacements vers les phases d’action.

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L’univers du jeu est divisé en plusieurs planètes,
elle-même segmentées en différentes zones.

Et les phases d’action, parlons-en justement. Une fois lancé dans la bataille, vous arrivez donc sur l’aire de combat qui se présente comme un terrain de jeu au tour par tour, segmenté en case hexagonales. La plupart du temps, vous commencerez près du vaisseau-mère. Puis vous devrez atteindre, protéger ou détruire un objectif particulier sur la carte. Bien entendu, la route sera semée d’embûches et plus précisément d’unités ennemies.

Cet aspect de Codex of Victory ne révolutionne en rien les ficelles du jeu de stratégie au tour par tour, mais les utilise proprement. Vos unités sont par défaut dotées de différentes caractéristiques telles que leur capacité de déplacement par tour, leurs points de vie et d’attaque. Ces caractéristiques peuvent être étoffées en fonction des types d’unités, plutôt variées : jeep, chars, hélicoptères, droïdes animaliers, mines mobiles… Tous les classiques du genre sont là.

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Conquérir les bases ennemies augmentera le nombre de points
d’action disponibles pour le prochain tour.

Lors de chaque tour, vous disposez d’une quantité de points d’action limitée, et même franchement plutôt restreinte au départ de chaque mission. Ces points d’action étant aussi bien requis pour le déploiement d’unités que pour tout déplacement ou toute attaque, il sera donc important de conquérir assez rapidement des bases ennemies permettant ainsi d’en augmenter leur nombre. Aucune construction de bâtiment n’est présente sur les phases d’action. Elles sont essentiellement dédiées au combat et le reste se passe dans la phase de gestion précédemment décrite.

Que dire d’autre ? Passée une indispensable mais courte phase d’appréhension de l’ensemble, l’ergonomie de Codex of Victory fonctionne plutôt bien. La gestion de la base est parfois un peu lourde, mais rien de méchant. Bien que dotée de mécaniques finalement assez simples au regard du genre, la difficulté du titre requiert toutefois un peu de d’expérience du genre… Ou un usage régulier des sauvegardes et chargements, suite à quelques choix malheureux et irréversibles. Un mode multijoueur, pourtant présent sur la version Steam, aurait également été bienvenu.

 

Note
8/10
Néanmoins, ces quelques points ne sauraient entacher l’enthousiasme pour ne pas dire l’addiction que provoquera sûrement Codex of Victory à tout amateur de jeu de stratégie.  A mi-chemin entre le jeu de gestion et le T-RPG, son game-system fait clairement le boulot. Il est servi par une réalisation de premier ordre à tous niveaux, et ne souffre finalement que de sa relative simplicité et d’une légère répétitivité à moyen terme. Une réussite.

 

Présentation de l'auteur : Angi

  • angi50 50 ANgI- da Polom

    Né dans les Miel Pops, Ulysse 31 et les spirographes, ANgI- est un bon petit geek un poil rétro, mais pas que. Pas que car le présent a concrètement du bon vidéoludique à offrir à défaut de certitudes sur un avenir toujours incertain. Et pas que parce qu'au-delà des jeux vidéo, pas mal d'autres trucs l'intéressent tels que la culture nipponisante ou la technologie en général. Aujourd'hui, il a du mal à trouver sa place dans ce monde sans pitié où chaque comportement doit être codifié. Faux gamer devant l'éternel, ancien nerd doublé d'un otaku ou papa casual...? Ou peut-être un peu tout ça à la fois. Aujourd'hui, en matière de mobilité, la Nintendo 3DS a ses préférences. Et soyons honnêtes jusqu'au bout, l'iPad aussi, un peu.

Du même auteur : Angi

 

Mots-clés: Android, iOS, Gestion, Angi

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