The Warlock of Firetop Mountain, le test

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Déjà porteur d’une réputation plutôt flatteuse sur Steam, The Warlock of Firetop Mountain (TWFM) du studio Tin Min Games débarque aujourd’hui sur Ipad – un support qui semble tout à fait adapté au genre. En effet, il s’agit de l’adaptation d’un Livre dont vous êtes le héros, écrit par Steve Jackson et Ian Livingstone en 1982. Le jeu se présente donc comme un récit, qui prend la forme jeu d’aventure à embranchements et de combats sur damier au tour par tour.

 

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La réalisation visuelle de certains passages est réellement magnifique.

La première chose qui frappe au lancement de TWFM, c’est sa réalisation. Le titre opte en effet pour une direction artistique en 3D isométrique du plus bel effet. La construction progressive du dédale mystérieux au fil de vos pas sert à merveille l’envie de l’explorer.

 

A l’inverse, cette réussite esthétique contraste quelque peu avec les animations… tout simplement quasi-nulles. TWFM a ainsi pris le parti de modéliser l’aventure telle la progression de pions sur un plateau de jeu. En clair, à part la construction du décor et quelques lancers de dés, rien ne bouge vraiment. Perturbant, mais on s’y fait vite. Enfin, le récit et plus précisément les rencontres sont également soutenus par diverses illustrations de Russ Nicholson lui-même (l’artiste original du livre), du plus bel effet.

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Le système de combat sur damier et la modélisation des pions sont très réussis.

Au niveau du système de jeu, donc, vous commencez par choisir votre héros. Barbare, magicien, voleur… Tout le monde est là. Une extension – payante – vous permettra même d’étoffer ce choix via quelques héros plus originaux (rien d’indispensable, toutefois). Vos trois caractéristiques essentielles que sont l’endurance, la chance et la compétence définies en fonction de votre sélection, l’aventure débute.

 

Et vient alors le sujet qui fâche : le titre est intégralement en anglais. Le titre reposant sur un livre et aucune traduction n’étant disponibles, les anglophobes passeront sûrement leur chemin. Et ils auront sûrement tort, car l’ensemble n’est finalement pas si compliqué à appréhender. Même avec un anglais basique mais, de fait, une immersion moindre. Enfin maintenant, vous êtes au parfum.

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Il vous faudra de nombreuses parties pour explorer les multiples embranchements du jeu.

Si cet obstacle ne vous rebute pas, le système de jeu se distingue ensuite en deux phases distinctes. Tout d’abord l’exploration, entre choix de parcours (à gauche, tout droit, derrière la porte…) et de mouvement (éviter des monstres, intervenir ou pas en croisant un événement…). Et ensuite les combats, sur damier et tour par tout. Ceux-ci s’avèrent stratégiques mais restent accessibles aux néophytes du genre (nous sommes ici loin d’un T-RPG). Petit clin d’œil bien sympathique, en cas d’égalité à la confrontation, le tout s’arbitrera… aux dés, à l’ancienne. Une petite madeleine de Proust bien délicieuse.

 

Au sujet de l’ambiance musicale, celle-ci se veut discrète mais totalement en phase avec le style. Rien à signaler à ce sujet. Et pour ce qui est de l’ergonomie, non plus.  Comme évoqué précédemment, le support tactile se veut totalement adaptée au genre. Les menus proposés, de la gestion d’inventaire aux diverses options, sont minimalistes mais efficaces.

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L’épée ou le bâton magique ? Surestimés. Vive les dés.

 

Que dire d’autre ? Le lancement de TWFM a de quoi surprendre, pour ne pas dire rendre sceptique. Et puis, au fil des parties, l’envie d’aller toujours plus loin dans le récit au fil des tentatives et une certaine addiction sont indéniables. Dernier point qui a son importance, le titre respecte à la lettre la structure du livre originelle, sans en dévier. De fait, les parties varient selon la diversité de vos choix, mais l’organisation globale du donjon reste invariable. La découverte est agréable mais aussi synonyme de disparition définitive de surprise, donc.

 

Note
7/10
Respect et l’œuvre originelle, réalisation excellente et concept addictif : il n’y a pas grand-chose à reprocher à The Warlock of Firetop Mountain. A part peut-être la spécificité du genre, sa relative répétitivité et l’absence de traduction. Mais si vous êtes adepte (ou nostalgique) de Livres dont vous êtes le héros et un tant soit peu anglophone, alors ce titre vous comblera sûrement. Et vous pourrez aisément ajouter 1 point à la note finale.

 

Présentation de l'auteur : Angi

  • angi50 50 ANgI- da Polom

    Né dans les Miel Pops, Ulysse 31 et les spirographes, ANgI- est un bon petit geek un poil rétro, mais pas que. Pas que car le présent a concrètement du bon vidéoludique à offrir à défaut de certitudes sur un avenir toujours incertain. Et pas que parce qu'au-delà des jeux vidéo, pas mal d'autres trucs l'intéressent tels que la culture nipponisante ou la technologie en général. Aujourd'hui, il a du mal à trouver sa place dans ce monde sans pitié où chaque comportement doit être codifié. Faux gamer devant l'éternel, ancien nerd doublé d'un otaku ou papa casual...? Ou peut-être un peu tout ça à la fois. Aujourd'hui, en matière de mobilité, la Nintendo 3DS a ses préférences. Et soyons honnêtes jusqu'au bout, l'iPad aussi, un peu.

Du même auteur : Angi

 

Mots-clés: RPG, iPad, iOS, Aventure, Livre-Jeu, Livre Dont Vous Êtes le Héros

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