Faeria, le test sur iOS

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Oyé, Oyé amateurs de Trading Card Games de tous poils. Tout droit venu des contrées Belges et plus précisément du studio Arbrakam, nous accueillons aujourd’hui Faeria, qui pense avoir sa carte à jouer (haha)  dans la lignée de la légende Magic The Gathering et du plus récent mais tout autant bulldozer Hearthsone. L’emballage semble magnifique, mais qu’en est-il du jeu lui-même… ?

 

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La gestion des terrains a un impact stratégique important, tant
dans  leur position, leur nombre ou leur nature.

Au lancement, Faeria sûrement en effet par son écrin. Petits effets sympathiques dans tous les sens, graphismes kawaï à souhait et colorés, direction artistique Heroic Fantasy affirmée… De ce côté-là, la réussite est de mise et surprend agréablement dès le premier abord. Une fois le jeu lancé, par contre, on se retrouve vite en terrain (presque) connu. Deux héros s’affrontent, chacun doté d’un deck de 30 cartes contenant créatures et effets. La pose des dites cartes est coûteuse en points de faeria, pour ne pas dire mana. Jusque-là, rien de nouveau, mais…

…Première originalité, il est possible de dépenser tous ses points de faeria dans le tour en cours, ou d’en conserver tout ou partie pour les accumuler sur le tour suivant. A vous de voir si vous souhaitez déployer un maximum de créatures dès que possible (zoo), ou gérer plus finement votre réserve en vue de futures attaques plus élaborées.

 

 

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La gestion des decks est simple, mais complète et bien pensée.

Mais la seconde et principale originalité de Faeria ne se situe pas là. Là où la plupart des titres concurrents propose un plateau de jeu linéaire et finalement classique, il est ici constitué de 35 cases hexagonales. Si 4 de ces cases sont dites de récolte (accordant chacune un point de Faeria supplémentaire par tour, à condition que l’une de vos créatures soit dans le coin), les autres sont vides au début de la partie.

A vous donc de les remplir, de terrains neutres (plaines) ou plus spécifiques (lacs, montagnes, déserts…). Vos créatures pouvant ensuite y avancer à chaque tour, la pose successive de terrains vous permettra tout d’abord de déployer votre petite armée ; mais aussi d’atteindre les cases de récolte, les créatures adverses voire votre adversaire lui-même pour pouvoir l’attaquer.

Autre subtilité, certaines créatures ne peuvent être invoquées que sur les dits terrains spéciaux, et même associées à une condition de nombre (par exemple : un sbire nécessitera, en plus de son coût en Faeria,  la présence de 3 forêts minimum sur le plateau de jeu et ne pourra être posé sur l’une d’entre elles).

 

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L’environnement de Faeria est plutôt varié, mais toujours de toute beauté.

On retrouve enfin, dans les créatures de Faeria, tous les classiques du genre : classes de héros (par élément et couleur) avec deck associés, tandem points d’attaque et points de vie, caractéristiques des cartes classiques (provocation, vol, dernier vœu…) ou plus original (saut, charge…), etc.

L’ensemble fournissant donc un système de jeu très complexe, peut-être trop vous direz-vous… ? Que nenni. Faeria dispose d’un tutoriel et d’un mode solo progressif très efficaces. Ensuite et au fil des parties, on s’habitue très rapidement aux mécaniques de jeu couplant tactique globale, jeu de cartes stratégique classique et gestion des terrains… Au point d’ensuite trouver les autres TCG plus restrictifs ou limités, une fois privés de cet aspect !

 


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Comme tout titre du genre qui se respecte, Faeria dispose d’une boutique plutôt
fournie en quêtes, decks et avatars.

L’ensemble est aidé par une ergonomie tactile parfaitement calibrée, et par d’autres originalités permettant encore plus de souplesse dans le jeu. Par exemple, en plus de pouvoir poser des terrains ou invoquer des créatures, vous pouvez utiliser les points de Faeria pour tirer de nouvelles cartes et ce à chaque tour. Adieu les parties bloquées et interminables, la faute à un deck essoré trop tôt dans la partie. Ou encore, certaines cartes sont de type « structure », c’est-à-dire des bâtiments proposant différents bonus (de zone et/ou sous conditions).

Vous devinerez peut-être un certain enthousiasme à la lecture de ces quelques lignes, et dans ce cas vous liriez bien. Car tout le reste du jeu est de la même trempe. Le solo est efficace est très riche, proposant même des puzzles et autres mini-quêtes, en sus des combats classiques. Le multijoueur est également bien conçu et vous y trouverez sans peine des adversaires de tous niveaux.

Le seul petit bémol que nous pourrions entrevoir à ce test concernerait les musiques, oniriques et sympathiques, mais un poil effacées et pas franchement mémorables. Rien de méchant toutefois, insister sur ce point serait pinailler.

Enfin, sans surprise, Faeria est un jeu de type Free-to-play… Qui peut même se targuer de proposer un contenu et une progression tout à fait raisonnable avant de penser à débourser les premiers euros.

 

Note
9/10
Superbement réalisé, dynamique, intelligent, riche, prometteur : Faeria est tout ça à la fois. Outsider assumé, il trouvera dignement sa place dans votre ludothèque des jeux de carte stratégique sur tablette, entre Hearthstone et Plants vs Zombie Heroes… En se payant même le luxe d’une identité propre et d’innovations importantes côté gameplay. Un must !

 

Présentation de l'auteur : Angi

  • angi50 50 ANgI- da Polom

    Né dans les Miel Pops, Ulysse 31 et les spirographes, ANgI- est un bon petit geek un poil rétro, mais pas que. Pas que car le présent a concrètement du bon vidéoludique à offrir à défaut de certitudes sur un avenir toujours incertain. Et pas que parce qu'au-delà des jeux vidéo, pas mal d'autres trucs l'intéressent tels que la culture nipponisante ou la technologie en général. Aujourd'hui, il a du mal à trouver sa place dans ce monde sans pitié où chaque comportement doit être codifié. Faux gamer devant l'éternel, ancien nerd doublé d'un otaku ou papa casual...? Ou peut-être un peu tout ça à la fois. Aujourd'hui, en matière de mobilité, la Nintendo 3DS a ses préférences. Et soyons honnêtes jusqu'au bout, l'iPad aussi, un peu.

Du même auteur : Angi

 

 

 

Mots-clés: iOS, Cartes, Angi

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